Ceci est la suite du premier épisode
Au petit matin nous partons d’un pas décidé cherchant notre chemin à la frontale. Un peu plus d’une heure nous est nécessaire pour arriver au pied de la falaise, le jour commence à se lever et nous sommes tout excité, pourtant je me sens moyen. J’ai le bide en vrac avec un arrière goût du lait de la vache peule qui nous a accompagné cette dernière nuit.
Je ne dis rien, espérant que ça me passera. Mon pote part en tête, on commence lentement à enchaîner les longueurs. Tous les 40 mètres, on bidouille un relais, on discute quelques minutes et on admire le désert. Mais, malgré les encouragements de Nico je traîne, je suis incroyablement lent pour aligner les pas, lent pour faire les manips’ techniques et le soleil monte.
A 10h on n’a pas grimpé plus de 150 mètres, la moitié. La chaleur devient insupportable, définitivement je me sens mal. D’un coup c’est le malaise, je glisse, tout doucement mais sûrement et je reste pendu à ma corde, regardant le sol une centaine de mètre plus bas. J’entends Nico gueuler, mais je suis cuit, le soleil est trop fort: je vomis.
Après quelques minutes, qui me paraissent des heures, j’arrive à rejoindre Nico au relais. Il est presque 11 heures, il nous faut rebrousser chemin. Dépité on commence la descente. C’est long, très long, Nico se charge de presque tout, moi je suis un sac. Je traîne, j’ai de la fièvre. On pendra bien 3 heures pour arriver au camp. Et là direct je me couche, et je dors. Une longue nuit m’attend. La fièvre est montée et je délire, je me réveille mille fois en hurlant. Une grande première pour moi, des lumières partout et des trains qui passent tout près.
Je me souviens encore d’un, juste là, à coté de nous, qui traverse le désert …
La nuit passe et le lendemain je me sens mieux. Le train est parti aussi vite qu’il est venu, mais une journée de repos me requinque vraiment. La nuit suivante je dors comme ours et cette fois je me lève à 3 heures du matin comme un chat. On est prêt et motivé plus que jamais pour retenter notre ascension.











génial, tu as p’tre rencontré le fantôme d’un de ces trains…
http://www.flickr.com/photos/dulconte/sets/72157602598070987/
Qui sait ça voyage peut-être très loin les fantômes de train cherchant des fortes fièvres pour terroriser d’innocentes victimes.
Epa! c’est chaud ça! T’es sur que ce n’était pas le mal d’altitude? remarque tu n’étais pas vraiment en altitude, si?
moi cela m’est aussi arrivé au Venezuela sur un…..4000m hehehe j’suis pas alpiniste moi! chacun son niveau…
Magnifiques photos Dul… ces train aurait traversé l’océan pour venir me hanter??? vexés pour mon manque d’intérêt envers eux, lors de mon passe à Uyuni… c’est possible.
C’est sûr que c’était pas le mal d’altitude… on était en dessous des 1000! le lait m’as flingué.
Par contre c’est normal un mal d’altitude à 4000 ..
Qui sais Tonio qui sais
Tu as eu tord de les boudés, c’est vraiment fascinant comme endroit, surtout quand tu te prends un orage de tous les diable sur le coin de la tête.
Pour le moment je n’ai jamais eu de problème d’altitude et même si je ne suis pas un grand alpiniste devant l’éternel, j’ai quand même passé de nombreuses fois les 4000 m, 2 fois 5000m et surtout une fois les 6000m, maintenant mon rêve c’est le plus haut sommet du monde hors Himalaya
.
Le lait tourné faut reconnaitre ça ne pardonne pas.
Le Mali c’est le pays de la magie noir, tu tombes un cheveu, t’es foutu ! T’es sur que t’as vexé personne en escaladant un rochet sacré ! La main de Fatma, tu te crois où
Le problème de l’altitude ne vient pas tant de l’altitude même (bien qu’en dessous de 3000 c’est très rare) mais vient plus du changement. si tu passe de 0 à 4000 d’un coup t’es mal.
Par contre si tu vis à 4500 et tu montes à 5000 il ne va pas t’arriver grand chose. Bien que parfois …
Greg .. c’est clair. ça a été un grand sujet de discutions. non seulement entre nous mais aussi avec les locaux. en théorie c’était accepté … mais on sait jamais. On était pas les premiers, ni les derniers, et on a jamais reçu de commentaires désagréables.
On a longtemps hésité, avant le départ et une fois sur place… et finalement l’envie de voir le désert d’en haut a été plus forte.
Je ne sais pas si en grimpant une montagne tu peux la violer…
il existe quand même un problème avec l’altitude elle-même, j’ai une amie qui malgré ses efforts est incapable de franchir les 3500m sans immédiatement avoir le mal de l’altitude. L’acclimatation ne suffit donc pas toujours. je ne sais plus ce qui est en cause, mais il y a une enzyme ou un truc dans le genre dont on à tous un niveau différent et qui notre limite perso au delà de laquelle nous ne pouvons aller. Par change ma mienne est au dessus de 6000 et je crois sincèrement que je ne franchirai jamais les 7000m, trop technique pour moi la glace et la neige:)
c’est clair t’as raison … mais en général l’acclimatation suffit.
7000 j’ai jamais été non plus.. et sûrement jamais j’irai. mais en toute franchise je ne suis pas un fan absolu de sommet d’altitude. Ma grimpette au mali par exemple a été mille fois plus intéressante que le Mont Blanc. Et je me souviens tout autant, voire plus, des sommet “raté” que des courses parfaite.
La montagne c’est comme les voyages, enfin je crois, on se souviendra jamais de la visite de 10 en 10 jours avec un tour… comme on se souviendra jamais du sommet où c’est un guide qui vous a fait monter au sommet avec de l’oxygène et redescendu en vous traînant.
Ouais ça je te l’accorde.
Le 6000 (le Chachani au dessus d’Arequipa), je ne suis pas près de l’oublier, surtout quand le guide te montre une ligne bleue foncée sur l’horizon et te dis tranquillement que c’est le pacifique.
Dans l’Hymalaya, le pb c’est que tous les sommets sont blancs, la neige et la glace je ne connais pas alors bon voilà quoi hehe. Le passage du Thorong la reste mon max au Népal et c’est déjà fabuleux:).
Au Machu Pichu on avait croisé un mec, un putain de grimpeur apparemment qui nous racontait qu’il avait dut rebroussé chemin sur le K2 à 100m du sommet ça doit laisser des traces, ce genre de truc!
au K2 .. certes… c’est du niveau. c’est un truc que même dans mes rêves j’en ai jamais rêvé. c’est pour dire si c’est loin.