Quand j’ai commencé cette série, je me suis dit :
- Tient voilà un moyen facile de boucher les trous des journées où nous n’avons pas le temps d’écrire !
Puis en me replongeant dans mes photos du Titicaca je me suis laissé emporté dans mon élan. Le lac est un endroit incroyable. Je sais comme ça cela parait bien court, mais je ne sais trop comment définir autrement les sentiments qui m’ont assailli quand je me suis retrouvé sur ses rives. La première fois ce fut à Puno après un voyage fort pénible depuis Ayacucho. Nous avons trouvé un hôtel, nous avons posé nos sacs et irrémédiablement aimantés nous sommes descendus sur les rives du lacs, dans le port de Puno. Dés ce moment tout devient difficile à décrire. La beauté, la grandeur, l’altitude, la paix, tout ce mélange, tout se confond. Nous sommes restés quelques jours à Puno, ville sans intérêt, mais point de départ vers des endroits magique comme Sillustani, les iles Uros, Amantani et Taquile (deux des iles du lacs).
Puis après une dernière nuit au Pérou à Juli, petite ville aux magnifiques et nombreuses églises, nous sommes entrées en Bolivie. Arrivés à Copacabana (non il n’y a pas de sublimes brésiliennes jouant au foot sur la plage), une fois encore direction le lac. Y boire un verre, y manger un morceau, marcher un peu (ce que ma fatigue extrême m’autorise), puis se renseigner, comment aller sur l’ile du soleil, lieu de naissance de l’empire Inca.
Le lendemain matin direction le sud de l’ile, y dormir une nuit, traversée l’ile pied, franchir une dizaine de fois dans la journée les 4000m, se trouver un petit hôtel sur la plage en challapampa le village au nord. Partir, une fois encore marcher, rester planté devant le coucher de soleil, parler en anglais avec un espagnol (un comble), redescendre, manger, dormir. Le matin trainé sur la plage, regarder les flots de touristes apparaitre et disparaitre. une fois encore partir marcher, rester en admiration devant le coucher de soleil, dormir, reprendre les sacs, retraverser l’ile, prendre le bateau de retour, prendre un bus pour la Paz, quitter le lac. A j’oubliais chaque se plonger dans les eaux du lacs, nager, non! impossible à cette altitude!
Je reviendrai un an et demi plus, j’ai échangé mon compagnon de voyage avec celle qui deviendra ma femme, cette fois nous arriverons par Copacabana, nous referons le même trajet en sens inverse et un peu rapidement.
A chaque fois cette même immensité d’eau ces même sentiment d’être si petit si insignifiant. Stupéfiante beauté, façonnée par la nature et un peu les hommes.
Un jour peut-être je vous raconterai tout ce que j’ai, nous, avons vécu là-bas, mais aujourd’hui, je reste à mon thème et cet étonnant lac qui se prend, pour notre plus grand bonheur, pour un caméléon.



































Et très bonne année 2008 à tous





















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