Archive pour 10 novembre 2007

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Les trains du Mali (1)

J’ai souvent comparé les préparations de voyage avec les préparations de course de montagne. Comme le disait Lachenal, premier homme au sommet d’un 8000, il faut mentaliser la course. Lui, il aimait mettre une photo de la face qu’il allait escalader, rêvant du chemin à parcourir pour atteindre le sommet. Je n’ai jamais été bien capable de mentaliser le chemin que j’aillais parcourir en m’essayant aux sommets alpins, mais ça m’a toujours fait rêver de le faire.

La préparation d’un voyage ressemble à mes préparation de course, je n’ai jamais réussis à mentaliser où je voulais aller, ni où j’irai. Mélanger les deux, alpinisme ou plutôt grimpe avec le voyage devenait réellement compliqué. Non seulement il fallait mentaliser le voyage mais en plus la falaise.
Avec un ami grimpeur nous décidons qu’on partirait au Mali escalader la main de Fatma. Un guide français avait soi disant équipé quelques voies et quelqu’un sur place essayait de développer cette activité. Alors on a mentalisé.
C’était la première fois que je partais en Afrique, la première fois aussi que je partais grimper ailleurs que dans mes alpes, autant dire que je n’avais aucune idée de la falaise qui nous attendait… en plein désert, j’imaginais ça chaud, et c’est bien tout. Mon pote connaissait le Mali, et on ne grimpait pas trop mal, alors j’étais confiant. Ça ne pouvait être que bien.
Nous avons donc pris l’avion, destination Bamako où bien logiquement les douaniers nous taquinent, les baudriers, cordes, coinceurs et dégaines ne sont pas monnaie courante, alors on a droit au milles questions…
On continue notre route, direction Hombori une petite bourgade en plein désert située au pied du Mont Hombori, le point culminant du Mali. On s’installe dans ce village pour quelques jours, le temps de rencontrer le guide local et de préparer notre escalade. Le temps aussi de visiter les alentours et d’aller escalader les bouts de bloc qui trainent par-ci par là.

On apprend très vite qu’à partir de 10 heures du matin il est totalement inutile de grimper. La chaleur est beaucoup trop forte pour faire le moindre effort. Cela nous préoccupe un peu, on projette de grimper 300 mètres de falaise et être au sommet avant 10 heures signifie partir de nuit. Enfin, on est là et gonflé à bloc, on a visualisé le sommet,… pas le parcourt mais le sommet.
Lorsque tout est prêt on part s’installer au camp de base, à une heure de marche du pied de la falaise. La soirée est magnifique, on distingue les cinq pics de la main de Fatma sous la lueur de la lune. Pourtant on a du mal à profiter, malgré un vent doux venant du désert on est nerveux, le grand jour c’est demain!

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