Archive pour décembre 2007

31
Déc
07

Quand un lac rêve en couleur 11 : Récapitulatif

Quand j’ai commencé cette série, je me suis dit :

– Tient voilà un moyen facile de boucher les trous des journées où nous n’avons pas le temps d’écrire !

Puis en me replongeant dans mes photos du Titicaca je me suis laissé emporté dans mon élan. Le lac est un endroit incroyable. Je sais comme ça cela parait bien court, mais je ne sais trop comment définir autrement les sentiments qui m’ont assailli quand je me suis retrouvé sur ses rives. La première fois ce fut à Puno après un voyage fort pénible depuis Ayacucho. Nous avons trouvé un hôtel, nous avons posé nos sacs et irrémédiablement aimantés nous sommes descendus sur les rives du lacs, dans le port de Puno. Dés ce moment tout devient difficile à décrire. La beauté, la grandeur, l’altitude, la paix, tout ce mélange, tout se confond. Nous sommes restés quelques jours à Puno, ville sans intérêt, mais point de départ vers des endroits magique comme Sillustani, les iles Uros, Amantani et Taquile (deux des iles du lacs).

Puis après une dernière nuit au Pérou à Juli, petite ville aux magnifiques et nombreuses églises, nous sommes entrées en Bolivie. Arrivés à Copacabana (non il n’y a pas de sublimes brésiliennes jouant au foot sur la plage), une fois encore direction le lac. Y boire un verre, y manger un morceau, marcher un peu (ce que ma fatigue extrême m’autorise), puis se renseigner, comment aller sur l’ile du soleil, lieu de naissance de l’empire Inca.

Le lendemain matin direction le sud de l’ile, y dormir une nuit, traversée l’ile pied, franchir une dizaine de fois dans la journée les 4000m, se trouver un petit hôtel sur la plage en challapampa le village au nord. Partir, une fois encore marcher, rester planté devant le coucher de soleil, parler en anglais avec un espagnol (un comble), redescendre, manger, dormir. Le matin trainé sur la plage, regarder les flots de touristes apparaitre et disparaitre. une fois encore partir marcher, rester en admiration devant le coucher de soleil, dormir, reprendre les sacs, retraverser l’ile, prendre le bateau de retour, prendre un bus pour la Paz, quitter le lac. A j’oubliais chaque se plonger dans les eaux du lacs, nager, non! impossible à cette altitude!

Je reviendrai un an et demi plus, j’ai échangé mon compagnon de voyage avec celle qui deviendra ma femme, cette fois nous arriverons par Copacabana, nous referons le même trajet en sens inverse et un peu rapidement.

A chaque fois cette même immensité d’eau ces même sentiment d’être si petit si insignifiant. Stupéfiante beauté, façonnée par la nature et un peu les hommes.

Un jour peut-être je vous raconterai tout ce que j’ai, nous, avons vécu là-bas, mais aujourd’hui, je reste à mon thème et cet étonnant lac qui se prend, pour notre plus grand bonheur, pour un caméléon.
d_2006_01_26_128_BOL_Vers_Puno_petiteLac TiticacaLac TiticacaLac TiticacaLac TiticacaLac TiticacaLac TiticacaLac TiticacaLac TiticacaLac TiticacaLac TiticacaLac TiticacaLac TiticacaLac TiticacaLac TiticacaLac TiticacaLac TiticacaLac TiticacaLac TiticacaLac TiticacaLac TiticacaLac TiticacaIle du soleil - Lac Titicaca - BolivieLac Titicaca - PérouIle du soleil - Lac Titicaca - BolivieLac Titicaca - PérouLac Titicaca - Le vertLac titicacaLac Titicaca - ChallapampaLes couleurs d'un lacnuances de bleusnuances de bleusnuances de bleusLac Titicaca, deux pointes de rougeLac Titicaca, les nuages dans la polution

Et très bonne année 2008 à tous

30
Déc
07

Quand un lac rêve en couleur – 10 : Deux taches de rouge

C’était le moment des adieux.
nous marchions pour rejoindre le bateau.
nous nous offrions une dernière traversée de l’ile,
Du nord au sud.

Soudain, sur une eau d’un bleu nuit,
deux voiles rouges.

Elles se sont pavanées,
d’abord face à la Cordillera Real,
ce petit massif dont tous les sommets
culminent à plus de 6000m,
Puis jouant avec l’eau et du soleil.
Sublime parade pour un lieu inoubliable.

Lac Titicaca
Lac Titicaca

29
Déc
07

Quand un lac rêve en couleur – 9 : Nuages

Chut,
c’est l’heure du vent,

Chut,
C’est l’heure des nuages.

Attendez, regardez,
dans un instant le ciel sera dans l’eau.

Lac Titicaca

28
Déc
07

Quand un lac rêve en couleur – 8 : nuances des bleus

Il arrive un moment où je ne sais plus,
je ne sais plus si de l’eau coule à pied.
Quelle belle matière pour un tissu,
quelle belle matière pour une histoire.

J’étais sur l’ile du soleil,
le vent me frappait le visage,
sur l’horizon l’orage menaçait.
nuances de bleus

26
Déc
07

Quand un lac rêve en couleur – 7 : Or

Sur une Ile le soleil se lève sur l’eau,
Mais il se couche aussi sur l’eau.

Il n’y a qu’entre les deux qu’il ne joue pas avec l’eau.

Certains disent qu’au crépuscule et à l’aurore,
le pêcheur qui jette ses filets les remplis d’or…
Les couleurs d'un lac

25
Déc
07

Quand un lac rêve en couleur – 6 : Enfance

la vie est faite de couleur.
l’une devrait toujours être plus douce,
l’une devrait toujours rire davantage.
Cette couleur est faite de mondes inventés
Cette couleur est faite de rêves dérobés.

Ce jour de Noël,
loin du rouge et du blanc des marchands,
revêt de cette couleur :
Enfance

Lac Titicaca - Challapampa

Bonne fêtes à tous

14
Déc
07

Quand un lac rêve en couleur – 5 : Acier

Ne croyez pas vos yeux :
Ils mentent
Non le lac n’est pas bleu acier
Non l’ile n’est pas noire
Pourtant …

C’est l’heure en chien et loup
Il y a quelques minutes l’eau était couverte d’or.

Lac titicaca

13
Déc
07

rencontre entre auteurs du blog (point de vu de la bière)

Avant de sortir de chez moi, je pense: « Raisonnons un peu: le directeur était Français et m’a dit de ne jamais arriver en retard, Guillaume est Français. Faut arriver à l’heure, quoi! » Arriver avant ou au maximum pile. Ce n’est pas bien d’arriver en retard à un rancard avec un Français. C’est ce que l’on m’a appris en France. « Pour que votre séjour en France soit bien accueillante, jeune homme, il y a deux choses que vous devez savoir: dites toujours bonjour à n’importe qui et arrivez toujours à l’heure. Nous n’aimons pas être en retard. » D’accord! C’était le directeur d’un des établissements d’enseignement où j’ai travaillé qui me l’a dit. S’il a dit, moi je le fais. Pas question.

Pétrifié par l’idée de faire Guillaume attendre, je sors de chez moi en avance. Mieux que j’attende qu’à lui. Je prends le métro Linea A, Estación Acoyte, et me mets en marche. Destination: le Pub Gibraltar, à Perú 895. C’est un petit pub anglais situé à San Telmo. Je l’avais choisi parce que je le considère pratiquement comme chez moi, tant de fois que j’y suis allé.

Je descends à Estación Perú. Une foule dans la rue. « Mais c’est quoi ça? » La nouvelle présidente argentine venait d’assumer les responsabilités du pays. « Mieux pour elle, pire pour les Argentins. Moi, je continue ma marche vers Gibraltar ». Des gens partout dans la rue. Des vendeurs de choripanes, de hamburguesas, de quoi que ce soit. Hum… tout ça me fait avoir faim, mais je résiste. Oui à la résistence! Non au retard! Faut arriver en avance. Question de principes et d’enseignements.

Pas à pas, je me rapproche du pub. Une fois sur Avenida Independencia, je le vois: mon très cher pub. Je prends mon portable, vérifie l’horaire: 19h43. Je traverse la rue, me rapproche un peu plus et me voilà juste à l’entrée du pub. Qu’un couple d’Anglais en bavardant et moi. Est-il quelle heure? Il est 19h45. Score pour le brésilien! J’envoie un petit texto à Guillaume: « Chui le mec à la chemise verte au comptoir ». Il me demande encore 30 minutes pour arriver. Pas de problème.

Je demande une stout (si jamais vous allez à Gibraltar, demandez une stout), m’assois et regarde. Personne à qui parler, sauf le vieux chien qui se croit le propriétaire du pub. Moi, comme je n’ai pas encore développé ma capacité de parler aux clébards, j’ouvre un bouquin: La fée carabine. Histoire d’assassinat à Belleville, quartier où j’ai habité pendant trois mois. Le bouquin ne me prend pas, la bière arrive, de façon que le bouquin est laissé de coté. J’observe les gens qui passent par la rue, le chien qui se lèche, qui cherche des puces dans son poil… Un mec s’assoit à mon coté. Envie de lui parler? Ouais. Je suis brésilien, je parle à n’importe qui. Mais le mec n’en avait pas trop envie. Je retourne au bouquin et cette fois il m’attrape.

La lecture avance. Pas trop, mais elle avance.

Il est 20h passées, Guillaume arrive. On se présente, il s’assoit et on commence à bavarder. Sans cesse. Les sujets ne finissent jamais. Choses faites, mais surtout voyages, nos chèrs voyages… et vie. Il me raconte qu’il vient de Le Puy-en-Velay (c’est ça, Guillaume?). J’y crois pas! Moi, j’ai habité à Clermont-Ferrand pour plus de huit mois, quasiment neuf. Mes adresses? La première a été Rue des Planchettes, à Montferrand, juste à cotê de Michelin. Quelle horreur! Que de la fumée et de la poussière noire tout le jour. Puis, je suis parti à 16, Av. des Paulines, trois cent mètres du Parc le Coq (c’est ça le nom?). Mais le truc ne finit pas là. Guillaume me raconte que Greg est aussi du pays. Je crois pas à mes oreilles. Trois mecs du même blog auvergnats (dans ce moment, je me considère un peu auvergnat)? Ouais. Guillaume et Greg étaient amis depuis l’enfance. La conversation suit, on nous raconte des anedoctes, on rit, on se raconte des histoires de voyageurs…

Bilan des événements: ¡La pasamos de putísima madre!

Che, gracias por todo, por la charla, por la compañía…

Et, comme l’on dit chez moi, a gente ainda se cruza nesse mundão véio sem porteira… 

12
Déc
07

Rencontre entre auteurs du blog

Le blog n’est pas que rencontres virtuelles ! La preuve : Je connais personnellement Dul, Greg (même si cela fait 20 piges que l’on ne s’est pas revu !), je ne parle que de ce blog, car sur mon autre blog j’en connais un paquet.

Maintenant j’ai eu le plaisir de rencontrer,  » en vrai « , Maikon, notre auteur brésilien (madelgado) 😉

Rancard dans un pub anglais à San Telmo. Et puis c’est parti pour presque 3 heures de discussion, de rire, d’anecdote de voyage, etc.

Puisque ce n’était pas assez original comme rencontre il a fallu qu’il me dise qu’il avait passé 9 mois en Auvergne, ma terre, celle de Greg aussi ! Il a en effet enseigné le portugais à Clermont-Ferrand ! Putain j’imagine un brésilien à Clermont… il a dû être courageux 😉 

Il retourne dans quelques jours au Brésil pour retrouver sa  » novia « … plein de projets à l’étranger et un boulot intéressant (traducteur)… d’ailleurs si vous avez un passe-droit à l’ONU n’hésitez pas à le contacter… 

Maikon, je te souhaite le meilleur et bonne continuation à toi…de toute façon, on se croise sur le blog 😉

10
Déc
07

Quand un lac rêve en couleur – 4 : Le vert

Près de Puno le lac est pollué,
très pollué!
Dans certains endroits d’eau stagnante,
Cette étrange algue verte recouvre tout.

Même si cette algue permet de belles photos,
J’espère de tout cœur qu’elle disparaitra.

Lac Titicaca - Le vert




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