Archive pour février 2008

27
Fév
08

Un début légèrement raté!

Rio de Janeiro, aux alentours du stade de foot du Maracana.

Première étape de mon tour du monde en avion et en 2 mois (si j’avais pu le faire en 3 ans je l’aurais fait!), il y a déjà un paquet d’années!

À peine sorti du métro qu’un type en vélo s’approche de moi et me montre, une arme??, sous son T-shirt! il me baragouine du portugais, mais je comprends fissa qu’il n’est pas là pour m’apprendre sa jolie langue, mais pour me faire les poches, l’enculé!

Il me tape donc mon mini sac à dos, avec tous les documents « touristiques » de ce que je voulais visiter ces deux mois et mon appareil à photo…Je ne résiste pas, le type a vraisemblablement consommé autre chose que de l’alcool et puis je n’ai que 20 piges et des bras pas très musclés…je ne les ai toujours pas 😉

Il part en courant, je pars en courant.

À la sortie du métro un type de la sécu est là, j’essaie de lui expliquer ce qui vient de se passer et lui demande de m’accompagner pour voir s’il n’a pas laissé le sac et les papiers qui de toute façon ne lui serviront à rien !

Que nenni! il me fait comprendre que c’est trop dangereux! il n’aurait pas pu me le dire quand il m’a vu sortir du métro?? Quel con!

Et puis là, la boulette! je le laisse appeler les flics, qui m’embarquent directement dans leur caisse pour faire un tour dans le quartier pour signaler le type qui m’a volé. J’ai droit à une tonne de questions pour savoir s’il me reste quelque chose sur moi (argent, walkman, etc.), si j’ai des gens qui m’attendent à mon hôtel, enfin bref, savoir ce qu’ils pourraient me soutirer en extra…vu que j’ai pigé le truc de suite et que j’ai refusé d’aller au poste porter plainte…ils m’ont laissé partir…c’est même moi qui les ai rackettés puisqu’ils m’ont payé le métro pour rentrer à l’hôtel 😉

Résultat: une visite complète du quartier du Maracana, équivalent, en pire, de notre Saint-Denis, suite du voyage en appareil jetable et une bonne chose, suite du voyage sans guide de voyage! C’est à partir de ce voyage que j’ai décidé de ne plus voyager avec un guide de voyage…

Ce début de voyage avait bien mal commencé, mais a été un voyage mémorable et ne suivra que du bonheur… 

 

ps: pour rassurer notre ami Maikon, je n’ai gardé que de très bons souvenirs du Brésil, enfin, de ce que j’ai pu connaître. 

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13
Fév
08

souvenirs:Chasse aux singes avec mes « amis » pygmées! -FIN-

Suite Part 3

…Nous voilà installés sur un “lit” de feuille de bananier et un toit de fortune, plutôt confortable! Nos hôtes, eux, préfèrent dormir à même le sol sans même un toit…nous avons donc un service 5 étoiles 🙂

On est installé, on a un semblant de flotte, maintenant il reste à savoir ce que l’on va dîner…..

Je décide de partir avec un des pygmées pour voir un peu ce qu’il va nous ramener à manger…je le vois poser des petits pièges, mastiquer du manioc et le cracher juste devant l’entrée du piège??? Bizarre!! je me demande à ce moment-là ce qu’il peut bien attraper. Par contre, il nous cueille des fruits incroyables avec une saveur que je ne connaissais pas, puis des mangues, mon fruit préféré.

On revient au camp et ils commencent la popote avec les fruits et les plantains. Au menu: plantain bouilli, salade de fruits et ce que vont attraper les pièges de mon ami.

Et bien cela sera, je vous le donne en mille, une fricassée de….TAUPE!!! et bien oui, le seul truc qu’a chopé ce foutu piège est une taupe…je ne savais même pas que cela se mangeait 🙂 ma foi, le goût n’était pas mauvais et j’en ai repris deux fois jejeje

Inutile de vous dire que je n’ai pas fermé l’oeil de toute la nuit…la jungle, la nuit, c’est la foire à neuneu, un bordel incroyable! Toutes les bestioles se donnent rendez-vous pour faire la foire…et moi j’ai l’impression que toutes ces bébêtes me veulent du mal donc à chaque petit bruit j’ai l’impression qu’un serpent entre dans mon lit ou qu’un gorille vient saluer son “cousin germain” français…

Le lendemain commence la chasse aux singes. Je n’ai jamais vu un singe vivant de toute la journée! Chaque fois qu’un des gars en pointait un, il me le montrait, mais, avec la densité des branches, je n’ai jamais pu en capter un!! Je le voyais une fois au sol une balle entre les deux yeux 🙂

On n’a pas pu essayer de tirer, les balles doivent coûter cher, et entre nous, je préfère, car j’aurai fait exprès de le louper…je suis incapable de descendre un animal, encore moins un singe!

Nous étions donc les porteurs de service, en fin de journée, je me retrouvais avec 4 singes verts (c’est le nom!) sur les épaules…

Le soir avant de rentrer au village, nous avons eu le droit à un civet de singe délicieux 🙂

L’arrivée au village était digne d’une montée des marches au Festival de Cannes. À croire, qu’ils ne pensaient peut-être pas qu’on allait revenir sain et sauf jejejej 

Moi j’y serais bien resté un peu plus dans ce village et cette jungle, mais il était temps pour nous de faire route vers Yaoundé, et cette fois on ne pouvait pas se tromper de sens puisqu’on était déjà à l’une des extrémités de la route.

Ayant laissé radios, piles, bougies et quelques bricoles que nous avions dans nos sacs en gage de remerciement (il était hors de question qu’ils acceptent un peu d’argent) nous arrêtons un camion et en route vers Yaoundé, le coeur gros de laisser nos amis pygmées et camerounais, mais avec un souvenir impérissable qui restera sûrement ma plus belle rencontre de voyage! C’était il y a environ 7 ans, mais le visage du chef de village et les détails de cette rencontre sont encore d’une clarté incroyable…

Depuis ces jours, je rêve d’y retourner, revoir ces visages, embrasser le chef de village, fumer un joint avec les pygmées avec du vrai papier à rouler et “regoûter” à la jungle qui en quelques jours m’a marqué et m’attire à chaque fois que j’ai l’opportunité d’y mettre les pieds

09
Fév
08

Histoires du fleuve de la forêt – Intermède

Finalement un samedi vers 5 heures nous sommes montés sur le bateau.

A 6 heures le soleil s’effondre dans la jungle.

Ce soir j’ai des envies d’Amazone,

même si sur cette photo le fleuve n’est pas encore le fleuve…
Manaus depuis le fleuve

08
Fév
08

Le retour du roi du vélo

Mes chers amis, le roi du vélo a retourné ! Moi, qui suis encore un apprentis, suis devenu un roi dans cette science. Et voici donc la biographie de ce roi:

1. Quand j’avais vers cinq ans, mon père m’a acheté un vélo (bicicross) pour que j’apprenne à faire du vélo. Depuis des mois en essayant, demandez-moi si j’ai appris ? Pas du tout. Frustré, j’ai décidé de laisser ce machin de faire du vélo à coté et je me suis consacré à faire d’autres choses.

2. À peu près quinze ou seize ans après, me voilà en Europe, à Amsterdam. J’avais froid, je n’arrivais point à dormir et j’avais besoin de me réchauffer (cette histoire-là vous connaissez déjà). Pris d’un coup de courage, j’ai pris le vélo et suis parti par le Volderpark. La première expérience que je considère concrètement au sujet des vélos.

3. Quatre ou cinq ans plus tard, me voilà en Argentine en vacances. J’étais parti pour le Chili pour six jours, puis je suis rentré en Argentine. Destination : Mendoza. Mon ami et moi y sommes arrivés, nous nous y sommes installés et sommes partis à pied pour faire un petit tour en ville. Le soir, petite choriparty à l’auberge où nous sommes. Pas grand-chose comme fête ou soirée, mais elle nous a servi pour faire connaissance d’un couple français toulousain qui est en train de faire le tour du monde : sept mois partagés en Amérique du Sud, Afrique, Océanie et Asie. Pas mal comme voyage. La partie féminine du couple s’appelle Manon. Lui, il est Lionel. Buenísima onda les deux. On a bavardé sans arrêt toute la nuite et on a fini par décider de se balader ensemble le lendemain. Ils allaient faire une petite promenade vélo par les bodegas de Maipú, ville voisine de Mendoza. Mon ami et moi leur avons dit que nous serions partants.

Les quatre ont pris rendez-vous pour 9h. On déjeunerait ensemble et vers 9h30 on partirait. Jusque-là, aucun problème pour le groupe, sauf pour moi. J’étais un peu préoccupé de mes habilités comme cycliste. Il faisait au moins quatre ans que je ne montais pas sur un vélo. Ça me faisait peur, car je n’étais même pas capable de détourner les voitures ou quoi que ce soit qui bougeât. Mais il faudrait bouger sans peur.

On est donc parti les quatre. On a pris un bus commun pour aller à Maipú. En y arrivant, un peu avant de descendre du bus, Lionel avait déjà tout arrangé. Il avait fait connaissance d’un mec qui louait des vélos et avait déjà tout organisé : prix, types de vélos, trajet… Le mec est vraiment très efficient.

On est descendu du bus et le loueur des vélos nous a conduit chez lui pour finir l’affaire vélo. Lionel, qui avait pris l’initiative de tout faire, avait vraiment tout en tête. Impressionnant. Il savait même déjà les routes à prendre pour arriver où on voulait aller.

Moi, au même temps, je craignais un tout petit peu toute la situation. Le truc vélo n’était pas du tout évident pour moi. Mes jambes tremblaient, mon coeur battaient fort vite, mes mains suaient. Je me disais tout le temps que j’allais ralentir tout le monde et que, pour ça, j’aller vouloir désister et retourner.

Le mec du magasin vélo, qui s’appelait Pancho, a rendu à chacun de nous son vélo. Le mien était noir et modèle 4×4. Pas mal, j’ai pensé. Au moins le mien n’est pas un machin préhistorique. J’y suis monté et ai essayé de sortir en pédalant. De la cata ! Je suis tombé dans le premier trou à détourner. Un détail important : je n’étais même pas sorti du terrain de Pancho ! Quelle honte, putain, quelle honte ! Mais pas grave. Il faudrait continuer et persister.

Une fois dans la rue, je me suis dit : tu vas tout faire pour rester dans la piste cyclable et c’est ça ! Pas de problème pour moi, jusque finir la piste cyclable et commencer la route. Et ce n’était pas une route commune. C’était une route pleine de camions et d’autres véhicules de cette taille. Mon ami m’a dit : essaye de rester bien au bord et essaye surtout de ne pas tomber sur la route ! D’acc, comme si c’était évident pour moi.

On est parti et le premier arrêt a été la Bodega Museo. Pour y arriver, il ne fallait qu’aller tout droit par la même rue d’origine et puis tourner à droit et continuer tout droit jusqu’à la fin de la rue. Pas de problème pour moi.

Le deuxième arrêt demandait plus de courage de ma part. Il fallait faire 8 kilomètres en vélo par une voie routière. Quoiqu’on ait l’Aconcagua neigé à droite tout le temps, je ne suis pas arrivé à y faire trop attention, car je ne pouvais pas tourner la tête ou quitter les mains du guidon que je perdais l’équilibre et que je faillais tomber. C’est pour ça que la photo que vous avez au-dessous est de moi arrêté et pieds sur terre. Au cas échéant, je serais déjà tombé.

les rois debout

Au début, cette même route s’est présentée comme possible pour moi. Au fur et à mesure que l’on avançait, plus de camions, plus de voitures et plus de danger pour ce pauvre brésilien qui ne savait pas encore comment faire pour s’équilibrer. Chaque fois qu’une voiture passait à mon coté, je balançais avec le vent et la pression qu’elle produisait envers moi. Putain, pour moi qui rien savais, c’était dur. Dans un moment précis, un camion a passé à coté de moi et je me suis vu être lancé sur un mur… Quasiment, quoi. Ç’aurait été pathétique.

De toute façon, même avec tous ces soucis, j’ai réussi d’arriver à l’autre destination : une bodega maintenue par un couple français. Nous quatre sommes arrivés fatigués et complètement trempés de sueur. On a stationné les vélos et s’est approché de l’entrée. Une fille française, Anna, nous a reçu. Parlant un espagnol avec un fort accent français, elle nous a dit buenos días. Lionel, qui s’était rendu compte de son accent, lui a dit qu’elle pouvait nous parler en français, car les quatre parlions (Lionel est né en Espagne mais a crû en France, Manon est française, moi j’avais déjà habité en France, et mon ami en Génève), de façon que le tour et les explications pourraient être donnés en français. Anna nous l’a remercié. C’était donc quand a commencé un sympa après-midi à la française. Repas sur un arbre, des bons vins, des bons fromages et de l’huile d’olive artisanal excellente. Ou la la la vache, quel manjar des dieux. Ce qui devrait avoir été un simple tour est devenu une petite fête française : nous quatre, Anna et les deux propriétaires français de la bodega. On a bavardé tout l’après-midi. Pendant quelques heures, je me suis vu de retour en France, avec mes amis, assis sur des arbres, pour piqueniquer. J’adore cette façon française de manger : lentement et avec qualité. Rien à voir avec la brésilienne…

Fini le repas, nous avons dû nous séparer. Lionel et Manon allaient continuer et mon ami et moi avions besoin de retourner à Mendoza pour prendre un bus pour Córdoba.

Mais il y avait encore tout le retour à faire. Ouais. Moi, je devais faire face encore à la route et tenter de ne pas me laisser tuer par les voitures. Au retour, pour tout rendre pire, la route était plus mouvementée. Pas mal de bagnoles, motos et d’autres véhicules qui passaient à mon coté et me faisaient peur. Tout ce que je savais c’est que mon expérience nocturne à Amsterdam ne me suffisait pas pour contrôler la situation. Dans un moment, j’au dû arrêter et me calmer. Un camion était venu de me couper la route et m’a jeté sur la boue d’à-coté. J’ai failli tomber.

Remis sur moi-même, j’ai repris la route et suis allé peu à peu, qu’en pensant à maintenir la direction et arriver le plus vite possible. Et vivant, bien sûr.

Et oui, j’ai pu retourner. Comme on dit en portugais, meu santo é forte (mon saint est fort) et rien ne m’est passé. Quoique je sois tombé deux autres fois, je ne me suis pas blessé, je n’ai pas détruit le vélo et j’ai pu aller et retourner sain et sauf. Depuis lors, j’ai décidé que j’allais apprendre à faire du vélo. C’est comme nager : il faut savoir faire !

06
Fév
08

un voyage devant ma porte

J’ai toujours cru que pour voyager il n’était pas nécessaire de partir bien loin. Bien souvent il est possible d’ouvrir la porte de son « chez soi » et commencer un voyage tout aussi excitant qu’à l’autre bout du monde. Bien sûr vous n’aurez pas de problème de langue, pas de problème de choc culturel, simplement une aventure qui débute sur votre palier…

On a 18 ans, peut être 19 ans, on est plein d’énergie et d’envie. Je suis avec mon pote Ju, c’est mon compagnon de cordée, un peu comme mon frère… Et on se prépare pour nos sessions de snowboard extrême. Bien sûr vivre dans les alpes nous facilite la tache…

Alors un samedi de septembre, on décide d’aller au sommet de l’Europe voir si on y est, au niveau montagne le Mont Blanc n’a pas grand chose d’attirant, mais pour le physique il est tip top. On emboutit donc toutes nos affaires dans la voiture et on file à St Gervais pour prendre le train et commencer notre marche. On a prévu de faire la montée en une fois, on transporte juste une tente pour laisser nos affaires au dessus du dernier refuge (le Goûter) et continuer la montée de nuit, pour arriver au sommet sur le coup des 5 ou 6 heures du matin .

En théorie c’est largement faisable….

Le premier problème surgit sur la route, on a 30 minute de voiture pour arriver sur place qui se transforme en une bonne heure pour cause de crevaison sur l’autoroute. le pneu éclate littéralement et la jante finit en bouillie. On arrive donc limite à attraper le dernier train. Et dans notre précipitation on oublie la moitié de notre réserve d’eau. Après quelques heures de marche on se rend compte de notre oubli. On rationne. On fait bouillir de la neige pendant nos pauses. Ça se passe.

On traverse le fameux couloir « de la mort » où les pierres tombent comme de la pluie (à cause du dégel, on s’amuse sur les rochers, on admire le magnifique couché du soleil sur la vallée et sur nos alpes chérie. On sent se lever le petit vent qui rafraîchit l’air. On passe le refuge du Goûter, content de voir le dernier lien avec le bas. On est libre et heureux!

Pourtant le manque d’eau et la montée un peu rapide (en une journée) de 400m à 4000m a rendu pale mon pote Ju. Rien de bien grave à priori, et on monte la tente sans trop se poser de question. On se prépare notre petit repas à la lueur de la frontale, buvons un petit thé…

Et là c’est la catastrophe. Le vomi crépit la tente. Mon pote entre en pleine crise de délire. C’est pas très beau à voir. Le mal des montagne a fait son effet. On se calme, rien de grave, simplement on abandonne le sommet. Il est minuit, on est au milieu de nulle part et il fait moins 20. Impossible de redescendre avant le lever du jour, la montée était possible car il nous reste que de la marche sur glace, rien de bien dangereux, on a passé les endroits compliqué de jour.

Il faut donc prévoir la nuit…. mais le détail est que nous n’avons pas de sac de couchage, on ne devait pas dormir. On rigole 5 minute, on nettoie le vomi, … mais le froid commence sérieusement à se faire sentir. On installe alors notre corde pour s’isoler du sol, c’est pas très confort, mais c’est presque efficace. Ensuite on retire nos chaussures et mettons nos pied dans nos gants, et dans nos sacs. Rapidement on glisse nos mains sous nos aisselles et on se serre. Difficile de dormir, le petit vent du soir souffle fort, la tente bouge bien, malgré le mur de neige que nous avons construit.

On restera réveillé toute la nuit, allumant le réchaud chaque demi heure, 5 minutes, pas plus car au moment où la température monte on sent notre corps s’endormir… et avec le réchaud allumé ça pue la catastrophe.

Le jour se lève enfin, je n’ai jamais attendu le lever du jour avec autant d’impatience, la vue est absolument magnifique, la tente a été recouverte par la neige soufflée, mais on a pas vraiment le goût ni l’envie d’admirer. On entame alors notre longue marche de retour qui se passe sans encombre, on arrive épuisé, complètement vidé.

Le lundi: « t’as fait quoi ce week end? …. non rien, j’ai ouvert une porte. »

03
Fév
08

souvenirs:Chasse aux singes avec mes « amis » pygmées! -Part 3-

Suite de la part 2

…Je passai une nuit incroyable, n’arrêtant pas de rêver ce que je venais de vivre et ce que j’allais vivre dans cet endroit perdu du Cameroun!

Au petit matin (mais vraiment petit le matin, les singes n’attendent pas pour être chassés 🙂 ), 3 jeunes gens, ceux qui nous servaient de traducteur avec le chef, vinrent nous réveiller pour nous dire de nous préparer. Nous levons le camp d’ici quelques heures.

Nous voila parti en direction de cette jungle si impressionnante, avec notre sac à dos, que nous refusons que nos hôtes portent, je ne voulais pas que cela fasse « colon » allant à la chasse aux singes. Mais vu le bordel pour circuler dans la forêt tropicale, la chaleur et surtout la différence de gabarit entre nous et les 3 gaillards nous acceptons après quelques heures qu’ils nous donnent un coup de main. En plus, ils sont partis pour 3 jours dans la jungle avec seulement un K-way et une machette! Mais comment ils vont faire? Sont fous ces Camerounais!!
Pendant toute la journée de marche je me suis vraiment demandé comment ils pensaient survivre 3 jours dans la jungle sans équipement… le choc des cultures hehehe je comprendrais bien vite qu’une machette et un K-way sont bien suffisants pour passer quelques jours en jungle! du moins pour quelqu’un qui est habitué à un tel environnement, pour moi, avec cet attirail je suis mort au bout de deux jours jejeje

Après de longues heures de marche, nous arrivons dans un village, un village de la tribu des Pygmées. L’image que nous avons d’eux n’est pas usurpée, ils sont de petite taille! Nous avons le droit à la visite du village, en pleine jungle. « The white men show » continue évidemment parmi les Pygmées… encore plus surpris que nos hôtes antérieurs de nous voir dans leur village! vous imaginez bien! Mais accueil très chaleureux comme d’habitude en Afrique.

Pendant la visite, nous tombons nez à nez avec une culture de plans de cannabis! Je crois qu’à l’époque c’était sûrement la première fois que j’en voyais des vrais ! On expliqua que chez nous, cette plante était interdite et que cela coûtait très cher à fumer. Ils étaient morts de rire! interdit! sont fous ces « blancs »…choc des cultures!
Ils décidèrent de nous inviter à en fumer sur le champ ! pas vraiment adepte au cannabis, je ne refusai toutefois pas! encore un truc à ne pas manquer: fumer un joint avec des pygmées… ça le fait, non? À vrai dire, ce n’était pas vraiment la période pour récolter l’herbe et la fumer, mais ils étaient tellement heureux de nous faire un cadeau qui avait une valeur marchande importante pour nous.
Seul couac, pas de papier! merde! on ne va pas pouvoir se l’allumer ce pétard ! Ni une ni deux je sortis mon guide de voyage du fond de mon sac pour en déchirer quelques pages (de toute façon, cela faisait bien longtemps qu’il ne me servait à rien ce bouquin!) qui nous serviront de papier « OCB » 🙂 Putain! cette idée pas vraiment géniale m’arracha les poumons! je sais pas si vous avez déjà fumé un spliff avec du papier journal et de l’herbe quasi fraîche, mais je peux vous dire que cela a dû « fumer » mes poumons bien comme il faut 🙂

Après cette expérience inoubliable, d’ailleurs j’ai gardé mon guide de voyage juste pour les pages arrachées, beau souvenir, nous levons le camp avec 2 pygmées armés de fusils.
La vérité, j’ai était un peu déçu de voir les pygmées partir à la chasse avec deux fusils. Je les imaginais chasser avec l’arc ou la sarbacane! bon, OK le modernisme et la technologie concernent tout le monde, ce n’est pas non plus une exclusivité occidentale! Modernisme, modernisme, c’est vite dit, car tout de même les flingues avaient une « touch » bien africaine…fait de brics et de brocs 🙂

Et puis arriva la nuit… le moment où on se dit « et maintenant on dort où, comment et on mange quoi? Je suis au fin fond de la jungle, s’il m’arrive quelque chose et bien personne ne le saura et je serai porté disparu ». Je trouvais que pour un mec qui voyage c’était plutôt une belle fin donc je décidai de ne plus m’inquiéter 🙂

Une dernière chose avant de vous laisser trépigner pour avoir la suite:
-Réserve d’eau potable au départ du premier jour: 4 L chacun (mon pote et moi)
-Réserve d’eau potable à la fin du premier jour: 0 L chacun!
-En notre possession au « camp » de fortune: une sorte de rivière d’eau verdâtre et une plaquette de MicroPur pour purifier l’eau… il est écrit sur la boîte « à utiliser seulement pour de l’eau claire !! »…. 
« Monsieur MicroPur, si je rentre de cette aventure je viens te casser la gueule! on s’en fout d’avoir des plaquettes pour purifier de l’eau claire, CONNARD!!! »

…À suivre…




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