Archive pour mars 2008

31
Mar
08

Souvenirs:André Brugiroux

Cela faisait un moment que je voulais faire un article sur André Brugiroux, mais je ne savais pas vraiment comment le faire! En effet, c’est toujours difficile d’écrire sur quelqu’un que l’on admire. On a peur de trop en faire ou alors de ne pas assez en faire.

Durant ma jeunesse (qui n’est pas encore terminée 😉 ) je n’ai jamais eu d’idole, jamais eu un poster d’une rockstar sur les murs de ma chambre, jamais fait parti d’un fan club, etc.

Au mur j’ai toujours eu une planisphère.

Sans être des idoles, il y a tout de même deux personnes qui m’ont marqué. 2 voyageurs extrêmes: André Brugiroux et Mike Horn (je vais faire un post prochainement sur lui).

Au lieu de vous dire qu’André Brugiroux connaît tous les pays et territoires du monde, qu’il a fait 400000Kms de stop à travers le monde, qu’il voyage depuis 50 ans, qu’il a des origines, apparemment par son père, de Haute-Loire 😉 , etc…(informations que vous pouvez lire sur Wikipedia: André Brugiroux), je préfère vous raconter comment je l’ai connu.

Il y a quelques années, j’avais 18-19 ans, lisant une tonne de récits de voyage, ayant commencé à voyager seul depuis environ 3 ans, je tombe par hasard sur un article, dans un magazine de voyage, sur un bouquin « la terre n’est qu’un seul pays » d’un type qui voyage en stop à travers le monde avec us$1 par jour comme dépense!!!

A cette époque, je suis des études de droit qui me font particulièrement chier! j’ai dans la tête, la préparation d’un voyage à long terme, un tour du monde, je ne sais pas, mais je veux mettre les voiles, marre des voyages d’un ou deux mois pendant les vacances scolaires !!! En plus, à ce moment de ma vie, je ne vois pas vraiment où je vais, autant faire le point en parcourant le monde, non??

Bref! ne trouvant pas le bouquin en vente, je me décide d’écrire directement à l’auteur. Il doit bien avoir un petit stock chez lui!Je me rappelle lui avoir écrit une lettre en lui expliquant un peu mes envies et états d’âme et bien sûr lui demandant son bouquin.

Alors que je m’attendais au mieux de recevoir le livre et au pire de me faire enfler de quelques francs, je reçus le bouquin dédicacé et accompagné d’un courrier! pas de ces courriers envoyés à la chaîne pour remercier le lecteur, mais une lettre m’étant destiné et répondant à mes états d’âme et mes envies! je me rappelle encore qu’il signait (il le fait peut-être toujours??) d’un tampon rouge en chinois. Dans la courte, mais chaleureuse correspondance que nous avons eu, je me rappelle lui avoir demandé la signification de sa signature, mais l’explication est passée au travers de ma mémoire au fil des années. Sûrement, la parole d’un sage, un symbole philosophique oriental???

Mis à part son histoire, son parcours, ce qui m’avait marqué chez ce type étaient sa disponibilité et son intérêt à un minot comme moi en pleine crise d’adolescence!

Je n’aurai le courage de faire mon voyage que 7 ans après!! Mais André Brugiroux restera pour toujours ma référence en ce qui concerne les voyageurs!

Ce qui me surprend beaucoup est son anonymat, son manque de notoriété. Pourquoi n’est-il pas aussi connu que les Bouvier, Chatwin, David-Neel, Kérouac, etc…?? il l’a sûrement voulu comme cela? le choix de rester l’homme simple qui répète souvent qu’il n’a pas fait le tour du monde, mais le « tour des hommes ».

Merci à vous M. André Brugiroux… 

ps: Son site officiel: André Brugiroux et une video

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30
Mar
08

La bonne bohème

À part les paysages, les monuments, les églises et les vues, une autre partie importante des voyages ce sont les rencontres que l’on fait, ce sont les verres que l’on prend avec n’importe qui qui croise notre cours, ce sont les amitiés que l’on fait.

Quand j’habitais encore à BsAs, Gibraltar a été le point de rencontre entre Guillaume et moi. Avec Dul (te souviens-tu du nom?), on est allé à un petit resto arabe et on a trop mangé pendant que Dul me racontait ces aventures autour du monde! Cette dernière semaine a été la fois de Greg, qui est venu me rendre visite à Curitiba, où je suis pour l’instant.

Qu’est-ce qu’il a vu de bon là? Ben… quoi dire? Demandons-lui: Greg, qu’est-ce que tu as vu de bon là? On est allé à deux parcs, juste pour y jeter un coup d’oeil, mais que ça. Mais alors qu’est-ce que nous avons fait? Cair na vida (tomber dans la vie), comme on dirait en portugais! C’est-à-dire, faire des interminables soirées, visiter les bars et faire des rencontres. Nous avons commencé le vendredi soir et avons fini le dimanche à 2h, au bar, en prenant un verre (plusieurs) et en écoutant de la musique franco-suisse. Pas mal du tout comme week-end. Je lui ai présenté mes bars préférés, il a fait connaissance de quelques amis à moi, nous avons bu, parlé des voyages, bavardé…

Notre parcours bohème:

Vendredi: Menina dos Olhos (pour bouffer), Wonka (pour prendre un verre) et Aoca (pour danser à la brésilienne).

Samedi: Parque Tanguá, Unilivre, Atelier ArteLux (où nous avons écouté des mecs à faire de la musique qu’avec la bouche), Jacobina (pour manger), Kitinete (pour prendre un verre et bavarder), La Lupe (pour danser) et Wonka (pour finir la soirée).

Dimanche: Pantagruel (pour manger de la feijoada, nourriture brésilienne typique), Atelier ArteLux, Lucca Cafés, Menina dos Olhos et Wonka (pour écouter de la musique franco-suisse).

Ils nous ont encore manqué Era Só O Que Faltava et Alice Bar, fermés.

Lundi matin, Greg repart à Florianópolis, d’où il aura certainement des histoires à raconter. Et qu’est-ce que l’on peut en extraire de sagesse? Que voyager ce n’est pas que visiter les lieux. C’est aussi faire des rencontres et surtout tratar de pasarla bien.

Vive les voyages, vive la bière, vive les caipirinhas!!!

25
Mar
08

un voyage, une rencontre ou alors une rencontre, un voyage…

Voyager seul… Il a mille manières de partir, mille manières de voyager, il n’existe pas une fois ou cela se ressemble, pas une fois où on partira sans rien trouver.

Voyager seul est égoïste, mais pour certain nécessaire. On ne partage pas, on est seul; seul face à un paysage idyllique, une montagne, une mer ou un océan, un désert, ou seul face à soi même.

Avant de partir, avant de dire au revoir aux autres, de dire au revoir à soi même, il y a le gros moment de doute. Le doute de supporter cette solitude, le doute du pendant, de l’après…

Et puis la décision: partir, partir suffisamment longtemps pour être sûr que le changement soit radical. A ce moment là 8 mois me semblait suffisant. Après avoir réunis l’argent nécessaire je m’étais mis une seule condition: passer mon deug. Un deug que j’ai fait par hasard, pour rien, seulement pour prendre le temps d’être capable de partir seul. Le jury m’a aidé, et je suis parti.

J’atterris alors au Pérou, comme ça, par hasard et finalement qu’importe. Je passerai 3 semaines à me poser cette question, pourquoi le Pérou… simplement parce que c’était le premier billet pour l’Amérique du Sud? peut être… mais pendant 3 semaines, un mois peut être je regrettais cette décision, non pas pour le Pérou mais pour être parti, parti seul.

Je visitais le nord du pays, les montagnes, le Huscaran, si beau, si élégant. Mais rien n’y faisait, j’avais arrêté des études inutiles, abandonné ma copine toxicomane, laisser mes potes et mes fêtes. Pourquoi?

Après 2 mois mon espagnol progresse, je commence à peine à pouvoir communiquer. Des rencontres futiles, d’un ou deux jours m’aident… mais cela reste précaire. Je croise aussi d’autres voyageurs, le jeune dynamique super ambitieux qui visite le Pérou en 15 jours, le baroudeur qui a vu le monde entier et qui s’écoute parler, la femme de 40 ans, célibataire et faussement féministe… etc. On retrouve un bout de soi même dans chacun. Le reflet fait parfois mal, parfois non. Mais il est toujours instructif.

Deux rencontres marqueront mon début de voyage, une qui m’emmènera faire des photos et l’autre qui me montera le chemin, mon chemin.

Je venais de passer la frontière chilienne et je projetais d’aller à Putre et dans le parc Lauca. La veille de prendre le bus je tombais sur un type à l’hôtel qui râlais en français sur la pauvre employée qui n’avait rien fait. A ce moment je pense que c’est encore un de ces français râleur et désagréable qui a tout vu et surtout qui n’arrête pas de dire qu’il y a la même chose chez lui…

Je le retrouve dans le bus le lendemain, et à coté de lui… alors on commence à parler. Il est belge et était architecte mais à 30 ans il a décidé qu’il y avait assez de maison sur la terre et que l’être humain était un sale con. Il passe donc son temps à bosser dans n’importe quoi et à voyager a travers le monde, de préférence où il y a peu d’humanoïde. Il a 45 ans environ. Sa voix est rauque, cela fait 3 mois qu’il voyage et il n’a presque pas parlé… il erre, admire les oiseaux et la nature.

On arrive à Putre et décidons de partager l’hôtel. Il me dit que j’ai l’air d’un sale con avec mes dread locks et mes boucles d’oreilles mais quant fin de compte je ne le suis pas tant que ça, ça me rassure, je lui dit que lui aussi est un nase et que l’employée de service n’avait rien fait. On voyagera 2 semaines, peut être 3, à la découverte de parcs naturels bien caché… en Bolivie et au Chili.

Ce gars m’impressionne, voyager comme lui me fait rêver même si ça haine me semble inutile. Il disait que la seul qualité de l’humain était sa capacité intellectuel mais malheureusement il ne savait pas s’en servir. En suivant cette logique la connaissance serait le fondement d’une éventuelle amélioration…

Je resterai pensif sur cette idée après avoir laissé ce compagnon de route partir à l’Est. Et après 3 autres mois de voyage je me retrouvais au nord du Chili, dans un désert en bord de mer. Je voulais rejoindre Antofagasta pour aller à San Pedro de Atacama, mais je suis descendu du bus avant. Une station essence avec une route qui partait en direction de la mer m’attirait. Je pris donc 7 litres d’eau et je commençais à marcher. Il était temps pour moi d’être vraiment seul et de rencontrer ce que je cherchais.

Le soir de ce même jour j’arrivais enfin au bord de l’océan et rapidement je me suis senti bien, il me fallait donc rationner mon eau pour faire durer le plaisir. Je passe mes journées à l’ombre, immobile à observer les cactus et les oiseaux. Le soir je me fais des bouillons de pâtes, c’est dégueu, mais comme ça je ne gâche pas d’eau. Après 3 jours je sens déjà la déshydratation m’envahir, mais j’arriverai à prolonger ma réflexion pendant 5 jours. Le sixième j’entends à nouveau le son de la voix humaine.

Ma décision est prise, je retournerai chez moi… pour étudier, même si j’ai appris à ce moment qu’apprendre à apprendre cela ne s’apprenait pas à l’école…

21
Mar
08

15 jours en Inde – 6

5ième épisode

On discute un peu. Un Indien se plaint de ce que les gens se moquaient de nous sur le quai.

Je lui dis que ce n’est pas bien méchant, que pour eux, on est des cosmonautes, et que déjà, ils nous parlaient.

Qu’en plus nous aussi on se moquait un peu d’eux.

On parle de chose et d’autre. Y’en a un qui offre un petit avion à Matteo. Mais il est de mauvais poil. Il faut dire que toute cette agitation l’a un peu remué.

Nous Voilà à Delhi. Un vélo rickshaw nous amène à notre hôtel « de luxe ». Bon, il est plein. Dans Pahar ganj, qui est un peu le coin à touriste, il y en a d’autres.

Finalement, on en trouve un à coté. Grande chambre claire et quasi-propre, une télé super pour Mattéo. Ouf.

Bon, y’a un peu moins de bruit dehors, c’est une petite rue.

Mais à l’usage…

Déjà, le diesel sur le toit, c’est la norme.

Et puis, les gens qui viennent ici et ceux qui y travaillent, sont beaucoup moins sympas que dans notre petit hôtel du début. L’eau chaude y est peut-être même moins présente.

Bon, je n’avais jamais eu l’eau chaude en Asie. Mais à cette époque de l’année les nuits sont un peu fraîches (17/20) et nos petits corps d’européens ne sont pas encore habitués…

Bon, en gros, à par la chambre plus grande et plus claire, on était mieux avant.

Mais, le nouveau quartier est assez sympa.

Juste sous ma fenêtre, il y a des gens qui dorment dans la rue. Sur des lits en lanières tressées (j’ai testé dans le temps…aie le dos), assez petits en longueur.

Parmi eux, il y a un petit vieux que je ne vois pas quitter sont lit pendant au moins deux trois jours. A force de l’observer, je m’aperçois qu’il est sourd et aveugle.

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Le même en live.
Je m’aperçois aussi qu’il est le patriarche d’une smala de femmes qui passent leur journée à laver du linge dans une petite cour juste derrière lui.

Il y a des vaches aussi. Et des chiens…qui gueulent beaucoup la nuit.

On prend le métro pour aller au Zoo.

Le métro est assez étonnamment nickel.

Le Zoo est moins pouilleux que celui de Pékin. Des écoliers en vadrouille…

Rien de spécial. Mais ça fait plaisir à Matteo qui râle toujours un peu.

Le lendemain, on va voir le fort rouge. On visite le coin, Chandni Chowk, tout aussi agité que dans notre coin.

On a un rickshaw pour quelques heures. Un type très sympa. Quand je lui demande du charas, il se marre et me demande comment je savais qu’il fumait.

Il me trouve de l’herbe du Kerala…

La circulation est infernale…

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Du coté de Pahar Ganj, il y a un chai shop. Un petit étal à thé, sous un arbre.

J’y sirote mon chai (thé, lait, cardamome et dieu sait quoi de délicieux) on regardant le monde qui y circule sans cesse. Vaches, rickshaw, moto rickshaw, voiture, motos, vespas, charrettes à bras, à bœufs…Touristes aussi, mendiants, sadous, babas…

Ça klaxonne à tout va.

Il y a un barbier aussi qui me rase, me masse…

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Des magasins où Flo dégotte des merveilles.

Un restaurant en terrasse, calme et sympa où Matteo mange des frittes et moi un superbe curry aux champignons.

Matteo s’est mis à faire la collec des cartes, non pas Panini, mais des dieux indiens !

Je l’imagine en train de faire la collec des vierges Marie, petit Jésus, saint bidule… Enfin, les dieux là bas sont plus rigolos et plus sympas. Et puis, ça lui plait bien.

On s’assoit tous les deux au bord de la route et on regarde les gens.

Les mendiants qui viennent tanner les touristes. Qui font semblant de ne pas les voir. Qui cèdent finalement car les mendiants s’accrochent.

Y’en a des pas tristes des mendiants. Des amputés, des déformés. Mais y’en a un encore plus gore. Je ne sais pas ce qu’il a, on dirait la lèpre. Il a la peau toute déscouamée. Il n’arrête pas de se gratter. Mais le pire, c’est le visage. Il n’a pas de lèvres, du coup, il a la bouche grande ouverte sur son visage tout rongé.

Matteo regarde, pas effrayé, juste un peu surpris.

Les vaches viennent se gratter contre les scooters. Elles aiment bien les scooters. C’est la bonne taille. Je me souviens d’une qui se nettoyait les oreilles avec la poignée d’un scooter.

Il y a plein de magasins, en dur ou sur des charrettes dans la rue.

J’y achète un Ganesh en plastique qui clignote et fait de la musique. Kitch à souhait.

Matteo se fait tatouer au henné. La classe ! Il va pouvoir frimer avec ses copains.

Ben voilà, quinze jours, ça passe vite.

On s’habitue juste à ce monde qu’il faut déjà le quitter…

19
Mar
08

15 jours en Inde – 5

4ième épisode

On atteint Kosi à la nuit tombée. Pour arranger le tout, l’électricité s’arrête.

Un type sympa, qui travaille à Pékin ( !), nous aide à trouver un hôtel. Hélas plein.

Bon, il ne lâche pas, trouve un rickshaw et nous emmène à un autre hôtel. Ouf, y’a de la place.

Mais alors, c’est sale, même avec des critères indiens.

Enfin, Matteo est content, y’a la téloche, il peut regarder des dessins animés.

Même si je vois bien qu’un tas de chose l’intéressent ou l’impressionnent, il râle après son ordi, ses copains, de la bouffe pas épicée, des gens qui parlent sa langue.

Autre aspect intéressant, on est juste au bord de l’autoroute. Les Indiens ne savent pas conduire sans klaxonner. Si le klaxon est en panne, le véhicule est en panne.

Même avec les boules quiès, je ne ferme guère l’œil de la nuit. Déjà à Agra…

En plus, on est assez éloigné de la « ville ». Et vu la propreté, j’ai l’estomac qui me chatouille.

On craque un peu. On rêve de palaces. Mais vu les prix à Delhi (200 Euros la nuit) on envisage plus raisonnable.

Donc, direction la gare pour Delhi.

A la gare, on est reçu comme des princes par le chef de gare.

Il faut dire que des touristes, par ici, il n’en voit pas souvent.

Il nous offre à boire, à manger et nous fait nos tickets pour Delhi. Des vrais tickets, format ticket de métro, en carton épais. Un peu comme les tickets des pèses personnes d’ici. La photo (délavée) de la star de Boliwood en moins. Pas des tickets informatiques en papier comme sur les grandes lignes.

Sur le quai, y’a du monde. Dans le train aussi…

Matteo flippe un peu. Surtout que tout le monde le regarde…

Dans le train, on est debout. Les gens m’offrent des places, mais je ne vois pas pourquoi, ce serait à eux d’être debout.

Un jeune parle anglais (ce n’est pas rare du tout…). On discute de la vie, la mort, la coiffure.

Il y a un changement de train.

Quand on arrive sur le quai…

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Il y a encore beaucoup plus de monde ! Et l’a, l’effet cosmonaute est encore plus manifeste. On est entouré d’une bonne centaine de personnes toutes aussi curieuses les unes que les autres. Matteo se concentre sur ses chips. Flo est plutôt amusée, surtout qu’elle me voit rigoler comme un bossu et filmer tout ça avec bonheur.

Un groupe de femmes s’empare de Routoutou qui les intrigue. Matteo est outré mais ne pipe pas mot.

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Après une longue série de rigolade, le train arrive.

La bousculade à la montée effraie un peu Matteo. Qu’est-ce qu’on rigole !

Les gens nous font un peu de place.

On est huit par banc de quatre.

suite…

17
Mar
08

15 jours en Inde – 4

3ème épisode

On prend le train. Encore un peu de bonheur. La sleeper class n’a pas changé.

Fenêtres à barreaux, ventilateurs, upper sleeper où Matteo peut grimper.

Par contre plus personne sur le toit.

Les marchants de : bouffe, thé, jouets, montres… passent incessamment en criant leurs produits.

Une petite indienne tente d’apprendre l’Indy à Matteo.

Agra m’avait laissé un mauvais souvenir de harcèlement touristique. On doit juste visiter le Taj, puis repartir le lendemain matin.

On dort à la gare, pratique, sympa, mais (encore plus) bruyant.

Pas de chance, on est vendredi et la Taj est fermé.

On va se balader.

Les rickshaws drivers sont un peu insistants, mais sans plus.

On s’égare, volontairement, dans les petites rues et on y rencontre la vie des gens.

Tous sont sympas et contents de nous voir par-là. On nous offre le thé.

On a emmené le « tigre » en peluche de Mattéo pour faire un reportage sur ses voyages.

Il plait beaucoup.

Puis nous voilà dans un mariage.
Ça égaille tout le monde, mais le père de la mariée n’est pas trop contant qu’on lui vole la vedette. On passe notre chemin.

Devant l’hôtel, un type nettoie les oreilles…
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en live
A l’hôtel, l’eau chaude est très théorique.

Et la speakerine de la gare est déchaînée…et le restera toute la nuit…

Bon nous voilà au Taj …quelques singes

Une queue d’enfer, fouille à l’entrée, détecteur de métaux.

Routoutou (le tigre) que l’on rêvait de photographier devant le Taj n’a pas le droit d’entrée. On n’a pas le droit au sac, cigarettes, briquets…

Sécurité…

D’ailleurs, à propos des cigarettes, il est maintenant interdit de fumer quasiment partout (comme ici) en Inde. Et assez surprenament, c’est respecté !

Bon, la sécurité laisse à désirer, j’arrive à passer en douce mon sac et mes clopes.

Le Taj, je m’y attendais, tout le monde trouve ça merveilleux, mais nous, pas plus que ça. Kojoharu, en Indes aussi, me parait beaucoup plus beau.

En plus, c’est 20 euros l’entrée ! Dans un pays où l’on peut facilement manger pour 50 centimes, c’est un peu abusif.

J’avais repéré sur Google earth une petite ville entre Agra et Delhi : Kosi.

Elle a aussi l’avantage de n’être sur aucun guide.

Plongée dans l’Inde hors tourisme.

Il faut déjà convaincre le guichetier de la gare d’Agra qu’on veut aller là bas.

Le train est un coucou local. Beaucoup plus bondé.

Les gens ne sont pas habitués aux touristes, on commence notre stage de cosmonaute.

J’avais prévenu la smala. Dans certain endroit, notre apparition fait l’effet de cosmonautes fraîchement débarqués.

Tout le monde nous entoure, nous regarde et rigole. Et ce n’est qu’un début.

Suite…

15
Mar
08

15 jours en Inde – 3

2ème épisode

Finalement, je retrouve les vaches qui se sont réfugiées dans les petites ruelles, à l’abri de la circulation qui est devenue trop importante pour elle

L’une d’entre elles fait un hold up chez un petit vendeur : elle s’approche l’air de rien et tout d’un coup attrape un paquet de pain de mie et l’éclate par terre. Et tranquillement avale le contenu…

Passage à New Delhi railway station. Le panneau d’affichage affiche un message de l’anti virus qui a détecté un virus. Longue hésitation de la souris qui passe d’un bouton à l’autre sans vraiment savoir quoi répondre.

Les pigeons qui défèquent sur l’écran ne semblent pas s’en émouvoir.

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Puis on s’enquille sur Pahar ganj.

Les boutiques à touristes ont fleuri. Mais ça reste sympathique.

Pas beaucoup de touristes. Une grande majorité de japonais. Pas mal d’ex soixante-huitards

C’est par-là que je traînais avant…Je ne reconnais pas grand-chose.

Un grand défilé, des fanfares, des chars…
Les gens sont toujours très sympas.

Puis on s’enfile des les ruelles. On rencontre des babas et autres sadous.

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On passe à Connaught Place. Déjà inintéressante il y à 18 ans. Ça n’a pas changé.

Mattéo y voit un Mc Do…Vu ce qu’il vit avec la bouffe, on a pas le choix (enfin, on est lâche)

Un Mc Do végétarien !

A force de manger dans des gargotes infâmes (Mc Do ?), Matteo, puis Flo ont la turista.

Ils vomissent aussi un peu.

Moi dont l’estomac a appris à réagir vite, je me sens bizarrement bien.

Bon, le jour d’après, j’irai vomir un peu aussi.

Nous voilà vraiment en Inde.

Bouger, y’a rien de tel pour remettre un estomac en place.

Aller, on part faire du tourisme. Le Taj Mahal. Agra.




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