Archives de novembre 2008

19
Nov
08

Portraits sur Amazone – 4

Parinari

Nous sommes à Parinari, petit village de la jungle. Aujourd’hui nous sommes invités à visiter l’école publique du village. C’est un jour spécial, un jour de fête chaque enfant est venu avec une petite pirogue, œuvre d’un de leurs parents. Même au cœur de la jungle à 3 heures de marche du bateau le plus proche pour retourner à la ville Yurimaguas , les enfants ont leur uniforme, comme dans toute l’Amérique latine.

Parinari

libellule de Parinari

18
Nov
08

Portraits sur Amazone – 3

Sur l'amazone vers Tabatinga

Les mains accrochées au bastingage, les yeux perdus sur l’immensité du fleuve. Dans le regard de cette toute jeune enfant,  j’ai l’impression de croiser le regard ancestral du premier homme ou de la première femme qui a vu le fleuve. Nous sommes à quatre jours de bateau de Manaus, ici le fleuve est une gigantesque mer intérieur. Quand un affluent, du cœur de la forêt vierge s’y jette, pendant de longs kilomètres une ligne noire et dense refuse de se mélanger à l’eau saumâtre du fleuve.

Trois jours plus tôt :

Sur l'amazone vers Tabatinga

17
Nov
08

Portraits sur Amazone – 2

Vers Yurimaguas

Nous sommes sur le dernier bateau, entre Iquitos et Yurimaguas. La nuit précédente, je me suis fait subtilisé mes bons godillots de marche qui pourtant avait déjà souffert pendant plus d’un an sur diverses terres fascinantes. Un incident de voyage sans grande importance, mais toujours désagréable et surtout aux conséquences insoupçonnées (une grosse dizaine d’ampoules aux pieds après une marche en botte dans la jungle, mais nous y reviendrons).

Le nuit tombera dans quelques minutes avec cet empressement déroutant des crépuscules équatoriaux. La jeune fille est sur le pont inférieur, je suis sur le pont supérieur. A la main elle tient une tortue aux pates entravées qui terminera le lendemain ou le jour suivant au fond d’une marmite. Les heures sont longues sur le bateau, elle joue donc avec son futur repas pour accélérer le temps.

14
Nov
08

Portraits sur Amazone

La grosse fatigue se combinant maintenant avec des insomnies, j’ai décidé de me faire voyager un peu la tête et de vous emmener avec moi le long du plus grand fleuve du monde, verticale aorte de l’Amérique du sud, la stupéfiante Amazone.

J’ai découvert le fleuve le 17 août 2004 à Manaus et je l’ai quitté à Yurimaguas le 19 septembre de cette même année, malade comme un chien, mais triste de quitter cette fascination après un long mois de contemplation.

Pendant ce voyage au royaume des eaux et des arbres, le temps s’est déroulé au rythme des astres, de la chaleurs, des bateaux,  de la nature.

En tout nous naviguerons 11 nuits sur 3 bateaux. Nous traverserons ou croiserons 3 pays et 2 langues officielles.

Dans cette tranquillité féroce de la jungle, je me suis laissé prendre au jeux des portraits. Ce sont ces portraits que je vais partager avec vous dans les jours qui viennent. Ainsi je m’échapperai un peu de la canicule de Buenos Aires et le chaos de ma fatigue en vous entrainant sur les routes de ces beaux visages qui m’ont tant marqué pendant cette rencontre avec le Fleuve.

Sur l'Amazone - de Santa Rosa à Iquitos - Pérou

Nous sommes entre Santa Rosa et Iquitos. Dans la matinée du jour suivant nous arriverons à Iquitos, la plus grande ville au monde sans route, seuls le fleuve et l’avion permettent d’y accéder. Dés le premier jour de bateau la petite fille nous a  demandé notre bouteille de 5l d’eau. L’ayant terminés nous lui offrons. Ce qu’elle en fera nous l’ignorons un récipient pour de l’eau ou de l’huile ou même de l’essence difficile à dire, quoi qu’il en soit cette bouteille est pour elle un trésor précieux. Derrière elle se cache son petit frère, mais nous le retrouverons sur d’autres photos.

10
Nov
08

Un homme pressé

Je le disais un jour ici même: « Il y a mille manières de partir, mille manières de voyager, il n’existe pas une fois ou cela se ressemble, pas une fois où on partira sans rien trouver »
Ce jours là je me voulais philosophe de bistro, pourtant ce voyage à l’époque avait vraiment changé la donne et m’avait poussé vers l’université… tellement fort que 7 ans après j’y suis encore. Et étrangement cette phrase m’est revenue à la mémoire lors de mon dernier « voyage ».
C’est mardi, après avoir donné mon cours je n’ai pas le temps de parler avec personne, je file, oui ma carrière est en jeu, direction l’aéroport. Le taxi fait crisser les pneus sur le bitume bogotien, son klaxon s’use pour gagner quelques minutes. J’arrive tout droit sur le guichet d’Air France, sans faire la queue bien sûr, je n’ai pas le temps… 3 ou 4 miss se charge de moi, tamponne, appelle et rectifie, et me guide jusqu’au VIP. Juste le temps de boire un verre et on m’envoie dans l’avion.
Champagne, foie gras, camembert, vin rouge… petit film et ronflette. Je ne sens pas passer le vol, j’ai dormi comme un bébé, à peine le temps de lire un document de travail. On commence notre descente sur Paris. Je récupère ma veste et mes costards, je saute dans le premier bus, change de terminal, passe toute la queue de la douane avec une hôtesse, et je remonte dans l’avion. Oui oui j’ai mis un pied en sol français, et je suis bien content d’avoir mangé mon fromage et bu un pastis. Mais je n’ai pas le temps, je file, ma carrière est en jeu.
L’avion suivant est plus petit moins long et très vite j’arrive à l’aéroport nord de Moscou. Passeport, douane, bienvenue, un chauffeur m’attend, on file… et on arrive à l’hôtel, ma chambre est au 14e et une collection de document m’attend, je rencontre le coordinateur qui m’explique comment doit se dérouler l’événement, les transports, les restaurants… tout est bien calculé. Je dors 4 heures et c’est parti. Le bus nous emmène à la salle de conférence.
On se présente, discute, le protocole n’est pas encore vraiment là, pour l’instant on est juste une série de fonctionnaires et d’experts, alors on s’échange nos cartes, nos idées…
Qui veut entrer dans la toile de mon réseau?
La journée finie, on visite un musée au pas de course (le sexe de Raspoutine dans le formol est très beau, oui bien sûr), on mange vite, il faut rentrer à l’hôtel préparer la journée de demain. 3 heures de sommeil, et on recommence. Je ne sais pas vraiment quel jour il est mais qu’importe, il faut être là, le protocole est de rigueur, les jeux politicodiplomatiques commencent… pas pour moi, je suis juste là pour présenter, dénoncer, proposer… et Je peux toujours m’ramener ma science.
Militant quotidien
La journée passe, le soir le musée est annulé, pas le temps, il faut discuter… le restaurant doit être russe, on mange du caviar …. On dort peu, et le lendemain on recommence. La seule différence est que cette fois on fini à 4 heures de l’après midi, et que tout le monde pars en courant. Cette fois j’aurais le temps d’aller voir le Kremlin, la place rouge, d’aller boire une vodka avec mes « compagnons de route » dans le centre archi branché de Moscou ….
Finalement J’connais le tout Moscou et puis le reste aussi.
Je peux repartir, après une nuit d’une heure, mon chauffeur vient me chercher à l’hôtel et m’emmène tout droit à l’aéroport où je reviens à mon point de décollage 5 jours plus tôt. Je m’autorise une demie journée de repos, pour regarder la pluie tomber et inonder les rues de Bogotá, je sais que là au bout du ruisseau il se passe exactement ce que j’ai été raconté à Moscou, et peut être que dans dix ans on aura réussit à réguler un problème qui n’existera plus de cette forme, peut être … qui sait… mais ce n’est pas grave… Moi je vais vite, très vite, ma carrière est en jeu.
La mardi suivant à l’université on me demande comment s’est passé mon week-end… où je suis sorti samedi. Bof … j’ai traversé le monde, mais j’aurais surement trouvé plus excitant d’ouvrir une porte.

06
Nov
08

Coimero Polonais

L’été dernier, j’ai eu l’occasion de faire un roadtrip en Europe accompagnant un ami argentin; voici une petite anecdote:

L’entrée en Pologne est vraiment surprenante, autant entre la Hollande et l’Allemagne la frontière est quasi transparente autant, après Frankfurt an der Oder (pas am Main), il faut bien un panneau avec les étoiles européennes pour savoir qu’on est encore dans l’Union. Les abords des routes changent , on n’y trouve plus que des night clubs et des hôtels. Les villages sont moins bien entretenus et on est clairement dans un monde rural.

Les routes sont étroites est ils utilisent le bas-cote pour l’élargir. Mon ami argentin se sent un peut comme chez lui vu que pour la conduite c’est un peu la loi de la jungle; les dépassements sont plutôt cavaliers.

Organisation polonaise de la route à 2 voies qui font 3,5

Organisation polonaise de la route à 2 voies qui font 3,5

Vous voyez ci dessus comment on fait presque 4 voies sur une route qui n’est apparemment que 2 voies. Il faut un certain temps pour s’y accoutumer si l’on est français; ce temps est sensiblement plus court pour un argentin ;-).
En haut d’une côte une voiture serre la droite pour me laisser passer.
Je ne remarquais même plus la double ligne blanche que personne ne respecte.

Pas de chance quelque centaines des metres plus loin, un policier nous arrete. Je me dis qu’avec un peu de chance , il ne parle que polonais…
mais non, après nous avoir salué il a commencé en anglais. Et de sortir son permis, de jouer l’étonné;
– Monsieur, il faut payer une amende de 100.
– 100 Euros ??
– Non, mais 100 Zlotys = aprox 30 Euros.
On prétend n’avoir que 10 Euros et on propose de payer en cheque ou carte bancaire. Bien sûr seul le liquide est accepté et comptant svp, content ou pas.
je n’en mène pas large mais le sudaca qui m’accompagne gère la négociation d’une main de maitre. Le flic propose que nous allions retirer de l’argent au distributeur et nous laisse mariner en retournant a sa voiture avec mes papiers. Étrangement il n’a toujours pas établi le PV alors que nous lui avons réclamé le papier supposant l’arnaque.

Finalement il revient et demande si nous avons pris notre décision et nous revoila repartis pour 10 minutes de palabres. S’il vous plait monsieur, nous avons un rendez-vous d’affaire à Poznan, laissez nous partir.

-Et que se passe-t-il si nous ne pouvons pas payer?
-Et bien la semaine dernière, un Australien n’a pas pu payer et il est allé en prison!

Rires entendus qui cassent l’effet recherché par le policier qui du coup se met à sourire.

Finalement, nous nous en sommes tirés avec une mise en garde et 25 min de retard, ce qui n’est pas rien quand on est parti le matin de la Hollande et qu’il nous reste encore plus de 200 bornes sur les routes polonaises.




Blog Stats

  • 57,890 hits
novembre 2008
L M M J V S D
« Oct   Déc »
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930

Articles les plus consultés

Carnet de voyages - groupe Flickr

Magnificence des "Alpes"DSCN1377

Beauté de la nature!

SRIL2794

P1050455

P1060046

P1050098

INDE 2012 2 1702

children and dog Philippines

les copines Philipines _8344

Hanoi

Plus de photos

Amis voyageurs du monde

Vous venez d’où?