Author Archive for Delgado Maikon Augusto

29
Avr
09

Rencontre sur Histoires de Voyageurs

D’abord Guillaume, puis Dul, Greg ensuite et finalement Tonio.

Sur Histoires de Voyageurs, nous sommes neuf auteurs/collaborateurs, qui de temps en temps (et malheureusement chaque fois plus rarement) pondent un billet sur leurs voyages. Raison ? J’imagine que c’est pas un moment trop fourni de voyages…

De toute façon, le blog existe et on ne veut pas l’interrompre. Au contraire, moi, comme une personne têtue que je suis, que j’ai l’intention de le reprendre. Il ne nous faut que voyager pour après en avoir des histoires.

L’intervalle de deux mois d’absence sur le blog ne dit rien, je vous le jure. C’est pour ça que je suis là pour raconter une petite histoire sur le weekend dernier. Tonio, l’auteur franc-suisse du blog, et son épouse, Paola, colombienne-suisse, sont passés à Curitiba avant de reprendre la route vers Foz do Iguaçu et puis Buenos Aires. Ils étaient en train de faire le Brésil de nord à sud, finissant leur voyage à Buenos Aires et profitant de l’opportunité pour faire la connaissance des autres auteurs du blog. Ouais, c’est vrai : nous écrivons ensemble, mais nous ne connaissions pas !

Paola et Tonio sont arrivés le vendredi soir. Pendant leur séjour, des vérités sont venues à surface :

  1. Mon intuition s’est montrée vraie une autre fois. Je soupçonnais qu’ils étaient sympa. Et ils le sont.
  2. Tonio est suisse. Je pensais qu’il était français.
  3. J’imaginais que les deux parlaient un espagnol colombien. Et en fait ils parlent avec accent de huevones, maricas et gonorreas (hahahaha). Moi je parle comme un boludo.
  4. Je me disais que Paola était une colombienne qui savait dancer et que Tonio ne le savait point. J’en avais raison.
  5. Je n’en avais pas l’intention, mais le football numérique (playstation) brésilien a montré sa superiorité sur le suisse : 9 x 0.
  6. Et oui, notre rencontre a été pleine d’histoires de voyageurs !

 

 

17
Fév
09

Nouvelle adresse web

C’est avec grand plaisir que nous vous informons que Histoires de Voyageurs a changé d’adresse web. Le blog a déménagé vers le portail Amsud, de notre « dulctateur » Dul. Ce changement nous permettra plus de liberté à plusieurs niveaux. Nous espérons sincèrement que vous aprouverez.

Pour ce blog-là, nous, les auteurs, ne savons pas encore quoi en faire. Aucune idée jusqu’au moment. En tout cas, ne vous en souciez pas: n’importe quoi nous décidons, nous vous l’avertirons. 

Nous vous laissons donc avec la nouvelle adresse: Histoires de Voyageurs sur Amsud

 


28
Jan
09

Cabo Polonio

Incrustré au milieu des dunes et rochers, sans énergie électrique et isolé du monde par l’absence de routes, vous n’arrivez à Cabo Polonio qu’en des camions spécialement adaptés et résistants au sable. 

Camion adapté au sable

Camion adapté au sable

Après 15 minutes dans la benne d’un de ces camions, vous voyez une jolie plage, large, qui devient autoroute vers le village hippie à Cabo. Sur le chemin, quelques chiots d’otaries perdus et malheureusement morts.

Première vue de Cabo sur les dunes

Première vue de Cabo sur les dunes

L'autoroute de sable

L'autoroute de sable

Encore plus 15 minutes d’autoroute et vous arrivez au centre « urbain » de Cabo. Vous descendez et avez toute la journée pour vous-même, soit pour parcourir les dunes des alentours, pour vous baigner dans la mer ou pour vous assoir sur une sombre et essayer de boire une bière fraîche. N’oubliez pas qu’il n’y a pas d’énergie électrique sur Cabo, alors que des frigos à glace pour gêler les boissons. 

Le village

Le village

Faisant le tour du Cabo, juste au pied du phare, sur les rochers, il y a une réserve ambientale d’otaries, qui ont réussi vivre en parfaite harmonie avec les êtres humans qui y habitent.

Les rochers au pied du phare

Les rochers au pied du phare

Des centaines d’elles s’éparpillent sur les pierres escarpées. Les unes dorment, les autres bâillent…

Une mer d'otaries

Une mer d'otaries

Vous faites attention et vous vous rendez compte qu’elles ne sont pas très différentes de nous. Tous les sept péchés capitaux y trouvent une démonstration: la paresse, l’orgueil, la gourmandise, la luxure, l’avarice, la colère et l’envie. Il ne leur en manque aucun. 

La paresse

La paresse

D’autre coté de Cabo, vers, disons, le continent, vous trouvez les dunes, qui font face à la mer. L’eau est froide et les vagues, très fortes. Parfait pour y passer des heures en vous bronzant.

Les dunes

Les dunes

 

 

 

L’histoire de comment et quand j’ai écouté parler de Cabo par la première fois c’est intéressante. J’étais à Gibraltar, un pub au milieu de San Telmo, à Buenos Aires, et j’ai fait connaissance d’une hollandaise fille de diplomatiques qui avait déjà vécu partout dans le monde: Thaïland, Japon, Chine, Afrique du Sud, Gambia, Nouvelle Zélande. On a parlé longtemps sur des voyages. Du coup, je lui ai posé une question: quel est le lieu qui t’a plus plû dans tous tes voyages? Elle m’a répondu immédiatement, sans avoir même hésité: Cabo Polonio, en Uruguay. Et elle a encore ajouté: faut que t’y ailles. 

Cette conversation est restée plus de deux ans dans ma tête. Quand, j’ai décidé que j’allais en Uruguay pour les vacances, je n’ai pas pu ne pas inclure Cabo Polonio dans le projet !

Je vous laisse là quelques deux liens utiles pour ceux qui se sont intéressés à Cabo:

Page de Wikipédia en espagnol sur Cabo Polonio

Portal del Cabo

 

06
Jan
09

L’après – de comment tout peut changer pendant le voyage

15 jours après, me voilà à nouveau au Brésil retournant de mon voyage par l’Uruguay. La sensation avant départ n’a duré que quelques instants avant de partir. Une fois le pied sur la route, elle est complètement disparue et a laissé place à la joie de vivre d’être on the road en respirant le voyage à tout poumon.

Je suis parti de Curitiba le 20 matin. Pendant tout le jour, j’ai conduit vers Porto Alegre, où j’allais rencontrer mon compagnon d’aventure. À la capitale de Rio Grande do Sul, nous sommes restés chez la copine d’un ami, qui nous a reçu de bras ouverts et de dîner prêt.

Le soir, on a bougé un tout petit peu par les bars de la ville, buvant et bavardant.

Le dimanche à l’après-midi, on a repris la route vers Pelotas. De là, on a suivi vers Jaguarão, ville qui fait frontière avec Rio Branco, du coté uruguayen. Déjà en sol étranger, on a continué jusqu’à Tacuarembó. On dit que c’est la ville où Carlos Gardel est né, quoique les Français et les Argentins aient d’autres versions pour sa nacionalité.

Le jour suivant, on est allé jusqu’à Colonia, en passant par Paysandú et Mercedes. Là-bas on avait rendez-vous avec notre « abuelita » argentine, avec qui on allait fêter le Noël.

Le prochain destin a été Montevideo. Le couple Mauro et Ale nous ont hebergé chez eux et nous ont invité à partir sur un balneario le weekend. Nous, on a accepté l’invitation. Ce même soir, ils nous ont changé notre projet de voyage, et nous le leur. En théorie, de Montevideo on allait remonter à San Gregorio de Polanco et de là repartir vers la côte. Ils nous ont pourtant fait changer d’idée et continuer directement par la côte, coupant le centre de l’Uruguay de notre parcours. Autant ils nous en a parlé sans enthousiasme qu’ils ont fini par nous convaincre que l’alternative côte était la meilleure option. Et elle l’a été.

 

Voyage par Uruguay

Voyage par Uruguay

 

 

Le vendredi 26 on a donc pris la route vers Santa Lucia. Jolie plage, superbe compagnie. Y être avec eux m’a vraiment fait plaisir. Samedi soir Mauro nous a préparé un super asado uruguayo, de façon que l’on a mangé jusqu’au gonflage.

Le dimanche, on a pris congé du couple et est allé à Punta del Este. Je vous avoue que je l’ai trouvé degueulasse. Que de trucs des riches, des voitures qui valent tout ce que j’aurai gagné dans ma vie au travail.

On y est resté une nuit et on a conduit à Piriápolis. Deux jours là-bas ont été suffisant pour capter l’esprit de la ville, qui m’a beaucoup plû.

Pour le Nouvel An, on s’est hébergé à Manantiales, à La Barra. Particulièrement, bon fin d’année pour moi.

Le 1 janvier après le déjeuner, on a changé d’hostel. nous hébergeant cette fois à La Pedrera. Là, on a fait connaissance de deux argentines très sympas et sommes partis les quatre vers Cabo Polonio, le point principal de notre voyage (je vous en écrirai avec plus de détailles en autre billet). Ce même jour, on a dormi à Punta del Diablo et de là on est rentré au Brésil.

Peu à peu, pendant ce mois de janvier, je vous préparerai des billets-express sur les lieux les plus jolis où on est passé. Mais je vous avertis déjà: l’Uruguay c’est un pays incroyable, plein de belles plages, de gens sympatiques et de bonne nourriture. Faut y aller!

Bon 2009 pour tous!

 

 

 

 

19
Déc
08

L’avant voyage

Il y a un genre de sentiment qui m’a toujours touché: la sensation que j’ai avant de partir en voyage. Je soupçonne que je ne suis pas le seul à la subir. C’est comme si j’avais le coeur pressé avant un rendez-vous avec une fille que j’aime mais avec qui je ne suis jamais sorti, c’est un mélange de peur, crainte, anxiété et plaisir pour savoir que le monde sera mon foyer pendant les prochains jours.  

Ce transport, allié à celui d’être à l’étranger et de ne pas se sentir attaché à quoi que ce soit, c’est ce qui me fait aimer les voyages. C’est la liberté de l’instant, le savoir vivre sans préjugés et ouvert au monde et à ce qu’il peut nous apporter…

Moi, je suis dans cet état d’esprit les derniers jours. Mon voyage road trip par l’Uruguay va commencer demain matin, vers 4h. Je partirai en voiture vers le voisin brésilien, en parcourant les profondeurs du pays. 

 

Uruguay road trip

Uruguay road trip

 

Chaque fois que je suis au point et prêt à voyager, je sens ça. Et c’est toujours la même chose. La crainte et la peur me font penser que peut-être je ne devrais pas partir. Par des moments, j’y réfléchis. Mais ça ne dure qu’une minute. La soif de voyage me donne encore plus envie de partir et heureusement, messieurs, je finis par le faire. Avez-vous déjà senti ça? Partagez-vous ce sentiment avec moi?

Au retour, je vous écrirai des billets sur les aventures uruguayennes. 

Je vous souhaite donc un joyeux Noël, joyeux Nouvel An et un bon fin d’année à tous. Nous nous verrons en 2009 pleins d’histoires de voyageurs à raconter.

 

 

17
Déc
08

Cosmopolitisme

2004-2005. Ce fut le réveillon le plus mélangé que j’ai jamais vécu.

Pour le Noël, j’étais allé à Barcelone fêter avec des amis qui y habitaient. Le 26, je suis parti à Génève, et de la capitale de la Suisse française je suis reparti vers Zürick, où j’allais passer quelques jours avec un ami brésilien qui en était venu pour visiter la tante, mariée avec un suisse. 

J’y suis donc resté pendant 5 jours, puis je suis rentré en France, à Paris. J’avais des plans pour y fêter le réveillon avec des amis. Je suis descendu du train et je suis allé directement chez un ami à moi de la communeauté brésilienne qui allait m’héberger. J’ai même pas pu déposer mon bagage dans son appartement que les préparations ont démarré: aller au supermarché pour nous faire les achats de fin d’année, faire le nettoyage de la maison, tout arranger, etc. 

Le 31, vers 14h, peu à peu les gens ont commencé à arriver. Chacun portait ses trucs. Un peu de ça, un peu de ça… Avec plusieurs mains, tout a été prêt très vite. Plus de temps pour boire et faire la fête.

Le dîner a fini vers 23h et on est allé prendre le métro pour voir le passage de l’an devant la Tour Eiffel. Il  y avait du monde au Trocadéro. Nous étions plusieurs brésiliens, chacun d’un coin du pays (Curitiba, Porto Alegre, São Paulo, Rio de Janeiro, Brasília, Fortaleza, Belo Horizonte), et aussi des gens du monde entier: une russe, une haïtienne, deux américaines, une espagnole, un japonais, deux allemandes, un ucranien, une polonaise, un chilien et deux colombiens. Une gang d’étrangers. Chacun, à sa façon, saluait les autres:

Feliz Natal

Schastlivovo Novovo Goda (Счастливого Нового Года)

Happy New Year

Feliz Año Nuevo

Akemashite omedetou gozaimasu (明けましておめでとうございます)

Frohes neues Jahr

Новий рік

Szczęśliwego nowego roku

Bonne Année

Là-bas, on a rejoint les mexicains-parisiens, dont la communeauté a l’habitude de commémorer le Nouvel An et la fête de la République à Trocadéro. Pourquoi là? Je n’en sais rien. À la mexicaine, tout le monde a picolé jusqu’à l’aube. On a fini la soirée en 20 personnes chez mon ami à 15h du 1er janvier. 

La première sensation de 2005? Quelle gueule de bois!

 

 

08
Déc
08

Les villes…

J’aurais dû vous avoir présenté Curitiba. Au moins, c’était l’idée primordiale de ce billet. Par contre, je me suis trouvé dans une situation de découverte: c’est difficile parler d’une ville où vous avez vécu la majorité de votre vie. Les lieux que, pour vous, sont les plus intéressants sont tous attachés à vos souvenirs, à vos histoires. Impossible de penser à ce bar-là sans penser à elle ou à elle. Impossible de penser à un parc sans penser aux matchs de foot que vous avez joué avec vos amis. Impossible de penser aux rues sans se souvenir des fois que vous y êtes passé avec vos amis, en bavardant et discutant le sens de la vie. 

Pour moi, Curitiba a tout ça. C’est la ville où j’habite pour l’instant et peut-être la ville où je vais habiter toute la vie. Ou pas. C’est la ville dont j’ai plus d’histoires de vie et au même temps c’est la ville que je haïs le plus. C’est la ville où mes amis les plus proches sont maintenant, mais ce sera la ville d’où tous partiront bientôt. C’est la ville où je fais mes études et celle où je ne veux plus étudier. C’est la ville où la majorité de mes amours habitent et au même temps c’est où je ne veux plus avoir d’amours. 

Pour moi, Curitiba a ce rôle, mais les gens ont leurs NYs, leurs Paris, leurs Moscous avec la même valeur personnelle. 

En fouillant mes dossiers de photos sur l’ordinateur, je me suis rendu compte de que je n’en ai aucune de la ville elle-même. J’ai des photos faites à Curitiba, mais qui ne montrent pas la ville. C’est toujours mes amis avec moi, nos rencontres pour manger, pour bavarder, mais rien qui puisse vous montrer « la ville ». Ça signifierait-il quelque chose? J’ai mes doutes. Je n’ai pas de photos à moi qui soient capables de la montrer pour elle-même. 

Alors, pour vous faire connaître un peu de la capitale du Paraná, il ne me serait resté que vous raconter mes lieux préférés, les lieux où jamais irait-il un touriste. Le CaféZau, où je vais souvent pour prendre un verre et rencontrer les gens; la foire d’Alto da XV, où, tous les samedis, je mange un « pastel » avec « Água da Serra »; le restaurant végétarien Veghê, où je mange presque tous les jours; le Bar d’Eisenbahn, où j’aime aller pour boire de la bière artisanale; le Parc Barigüi, où je vais parfois marcher, courir ou rouler en patins. 

Mais ça c’est la Curitiba que vous voudriez visiter? Je pense pas. Je me demande donc comment faire connaître un lieu qui est déjà incrustré dans les veines et duquel vous n’arrivez plus à en extraire que vous-même… Quoi dire d’une ville qui n’est que l’image que vous en avez construite?

Ce genre de réflection m’absorbé l’autre jour: si t’es un voyageur, comment savoir où habiter? Comment choisir, parmi toutes les villes que vous avez déjà visitées, celle qui sera votre résidence-base? Pas d’idée. Sans un lieu de référence, comment évaluer le monde? Sauf André Brugiroux, on a tous besoin d’un coin pour habiter…

 

 




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