Archive for the 'Moyen-Orient' Category

07
Août
08

celle qui ignore le désert

carte

Palmyre, un nom qui fait chanter l’imagination.
Palmyre, La reine Zénobie y domine toujours sa capitale.
Palmyre, Dans quelques heures sonnera l’année 2004.

Un froid sec me prend alors que je marche dans les dunes. Là haut, le regard enveloppe une infinité désertique qui semble sertir l’oasis, ses innombrables palmiers et les deux villes, celle en ruine emplie de souvenirs et l’autre en vie, pleine de bruits.
Je marche entre dunes et collines, seul le vent m’accompagne dans ce silence. Là-haut, pas une plante, enfin si une étrange petite plante qui dessine de sa tige trop molle, de sa fleur trop lourde, des cercles parfait.
un chien abois, le muezzin chante. Je me retourne, le vent commence déjà à effacer mes pas, il est l’heure de retrouver la civilisation.
Palmyre - Syrie

30
Juil
08

Au pays des noirs et du blanc

La première fois que je me suis fait embarqué dans ses images, il m’a transporté dans le désert syrien, un de ces villages où le sable semble être le seul à avoir le courage de se déplacer pendant les heures les plus chaudes, puis je me suis transporter par ses images d’un pays à l’autre, voyageant à peu de frais et avec beaucoup de bonheur.

J’ai peu à peu appris à dompter ses magnifiques noirs et blancs, me laissant porter par les histoires que ses images nous transmettent. Privilège rare des images qui vous parlent, qui vous prennent par la main et vous font découvrir la vie qui se cachent derrière chaque cliché.

Le noir et blanc est un vieille amie, celle de mes premiers pas photographiques. C’est une amie fidèle, délicate, sensible, de celle qui vous change la monde pour vous le montrer encore plus vrai, plus cru, plus pur, sans le clinquant que vous impose souvent la couleur. Mais c’est aussi une amie exigeante, des heures à se battre sur une même image dans la lumière rouge d’un labo improvisé, pour enfin obtenir le noir que vous désirez, pour faire apparaitre les détails qui se cachent, pour faire disparaitre ceux qui veulent vous gâchera votre image. Mais quand vous avez entre les mains ce beau tirage dont vous rêviez, la satisfaction est immense.

Osmaneli

Le noir et blanc c’est aussi la magie des regards et chez Romann car c’est ainsi que ce nomme notre photographe ce talent des regards, des paysages, des noir et blanc purs chargés d’émotions vous explose à la figure à chaque photos.

Il est temps de se poser, de se lancer d’aller découvrir ces portraits, ces histoires, ces villages, ces villes. Chaque nouvelle image est une surprise, une découverte dans le monde riche et passionnant de Romann .

commençons par un petit tour en Syrie, continuons dans les rues d’Istanbul la sublime, prenez la route du reste de la Turquie pour enfin vous perdre en Asie.

Voilà, il est maintenant temps d’aller découvrir son site.

16
Juin
08

Là où l’on croit

Il existe de part le monde des lieux où la spiritualité vous dévore. Ce sont toujours des lieux étonnants que de tout temps l’homme a utilisés pour révérer ce en quoi il croyait. De tous ces lieux, celui où cette puissance vous dévore le plus c’est Jérusalem, où les murs semblent dégouliner de religiosité et de spiritualité, jusqu’à l’écœurement, jusqu’à la folie (Syndrome de Jerusalem). Je pense aussi à Sainte Sophie d’Istanbul ou au salar d’Uyuni, enfin tout endroit où l’on se plonge dans un univers qui nous dépasse.

Mosquée Omeyyades -  Damas - Syrie
Le mosquée Omeyyade de Damas fait partie de ces lieux. D’abord temple de Jupiter, dont les colonnes supportent encore la construction, il devient sous l’influence de la dynastie des Omeyyades une des plus sublime mosquée qu’il m’ait été donné de voir.
Nous sommes un vendredi, la grande cours resplendie sous un agréable soleil d’automne, des hommes, des femmes, marchent, se posent, parlent, discutent, s’oublient. Nous sommes les 2 seuls occidents nos peaux claires attirent, nous devenons centre de curiosité, pourtant, à la différence du reste de la ville, on nous laisse avec nos réflexions. Par moment les muezzins entament des chants qui vous figent sur place par leur beauté. Pendant près de deux heures je me perdrai dans une étonnante méditation, contemplatif, d’un monde si proche et si lointain de moi, celui des religions et des religieux.

06
Juin
08

Maiden Saleh, l’autre Petra – 2

Et si les Mammouths existaient encore…

Mammouth

04
Juin
08

Le chant de la roue

Nous sommes à Hama, ville antique matyrisée par le tyran Hafez el Assad. Mais au delà de ses drames elle est traversée par une magnifique rivière, l’Oronte, le long de laquelle surgissent d’impressionnantes roues de bois, les Norias.
La beauté des Norias, construites au 12ème siècle pour alimenter les jardins de la ville, dissimule une autre beauté, leur voix. Dés que l’une d’elles se met à tourner, son cœur en bois, vieux de 8 siècles, chante d’une voix grave et mélancolique l’histoire ancienne et parfois dramatique de la ville.
L’Oronte, elle, tient lieu de chef d’orchestre. Ses plus beaux concerts se déroulent à la tombée de la nuit.

Noria de Hama - Syrie

27
Mai
08

Maiden Saleh, l’autre Petra… – 1

Il y a 2000 ans, alors que certains construisaient des pyramides pour leur voyage dans l’au-delà, les nabatéens bâtirent leurs tombeaux à même la roche.

La taille commence toujours par le haut, les bâtisseurs détruisant après chaque étape de construction la plateforme élaborée à même le gré qui leur permettaient d’atteindre ces hauteurs !

Cette tombe, la plus gigantesque, resta inachevée…

Tombe

La carte

07
Déc
07

Panique sous-marine aux iles Farasan, Arabie Saoudite, Part 2

Ceci est la suite de l’épisode 1 

arrive sur le bateauLe lendemain matin nous somme tous au pied de guerre… curieux de ce que le temps nous réserve après la tempête de la veille. Après le petit déjeuné notre minibus nous emmène au bateau et l’armée nous autorise à prendre la mer. Ouf… C’aurait été dommage de venir jusqu’ici et de ne pas pouvoir plonger ! 

Avec mon boité spécial plongée pour mon appareil photo, j’étais fin près, juste un peu anxieux à l’idée de croiser des requins, chose courante aux dires de Momo… Mais comme nous étions plusieurs j’allais me tenir au milieu du groupe afin d’être épargné par les premières bouchés !

RaieArrivé sur notre premier spot nous faisons une première plongée à 20 mètres avant de revenir près de la barrière de corail, moitié moins profonde. Nous faisons des binômes, chacun devant surveiller son partenaire Norme de sécurité élémentaire en plongée ! Je passe donc avec l’américain…

Ebloui par les fonds je suis à l’affut des meilleurs clichés, oubliant parfois de suivre le groupe et de surveiller mon binôme ! La variété est exceptionnelle, un raie par ci, des poissons clowns par là, des poissons perroquets, des poissons lunes, de nombreux types de discus, … et bien d’autres espèces dont je ne connais pas les noms… Mais pas de requins en vue, ce qui ne me manquait pas ! Après une bonne quarantaine de minutes les réserves d’oxygène commencent à s’épuiser, il nous faut penser à retourner au bateau… Mais c’est à ce moment là aussi que nous franchissons une bordure de la barrière de corail avec plus de profondeur, et un fort courant latéral nous entraine encore plus loin ! Pris dans mes photographies, je suis le dernier à me rendre compte que nous dérivons inexorablement…

Corne me fait signe de revenir ! Je vois les pieds palmés de tous mes compagnons à une quinzaine de mètres devant moi battant la cadence en chœur pour revenir à contre courant ! J’essaye de suivre… j’enchaine les battements de jambes à mon rythme maximum, mais je fais du sur place, je regarde les coraux, et il ne bouge pas, je n’avance pas… Je vois les autres s’éloigner… Je me Cornedemande si je suis vraiment plus faible ou si cela vient de mes palmes qui sont un peu plus courtes et qui ne me permettent pas de suivre l’allure, ou encore si je suis dans une partie où le courant est plus fort, vu que j’avais été un petit peu plus loin ! Je décide donc de m’aider de mes bras par des mouvements de brasse… Mais rien n’y fait, j’ai toujours l’impression de ne pas avancer d’un copeck ! Je m’essouffle, je commence à paniquer ne voyant presque plus mes acolytes et ne pouvant les appeler ! Je maudissais Corne et mon binôme de ne pas se retourner pour voir où j’en étais, mais je crois que c’était difficile pour tout le monde… 

A ce moment là mon bras gauche, dans son mouvement de brasse, attrape mon détendeur et l’arrache de ma bouche ! Je bois la tasse, tousse, m’étouffe, ravale de l’eau ! Je dois remonter illico à la surface. Déjà épuisé et essoufflé par l’effort fourni, je n’avais pas besoin de ça ! J’ai cru me noyer ! Arrivé à la surface, j’étais exténué… Je devais reprendre mon souffle, mais mon cœur battait la sérénade, les vagues m’envoyaient de l’eau en pleine figure en m’obligeant à reboire la tasse tellement je ne pouvais retenir mon souffle, et ceci jusqu’à ce que mon esprit ait de nouveau assez d’oxygène pour fonctionner et penser à gonfler mon gilet pour flotter sans efforts ! C’en était donc fini d’essayer de suivre le groupe. Je ne pouvais plus rien faire. Le courant m’entrainait vers les rochets. J’hurlais pour que quelqu’un m’entende, me voit… mais en vain ! J’étais seul, perdu dans les méandres des eaux façonnant les iles Farasan, sans bouée fluo pour me faire repérer ! Seul Corne en avait une ! Il ne manquait plus qu’un requin vienne me bouffer les pieds ! Je n’osais même pas y penser, tellement j’étais persuadé d’en avoir sous moi ! Et j’étais une cible facile, telle une proie à l’agonie flottant à la surface… Il ne restait plus qu’à attendre et espérer, il n’y avait aucun espoir que l’on m’entende de toute façon… Ou serais-je lorsqu’ils se rendraient compte que je manque à l’appel ! Putain Corne retourne toi !Après quelque interminables minutes, je vois une tête au loin sortir de l’eau, Corne, enfin, mon héro ! Je me remets à hurler pour qu’il me voit ! Mais le voilà qu’il se dirige dans ma direction, ouf, enfin, je suis sauvé ! Une fois à mon niveau, il sorti la bouée pour que le bateau nous repère et se mis à siffler avec le sifflet spécial ! L’ouïe fine et les yeux de lynx de Max, qui était resté sur le bateau, avaient entendu notre appel de détresse ! Corne me remis mon détendeur pour que j’arrête de prendre de l’eau dans la gueule et nous pûmes rejoindre le bateau qui se voguait vers nous !Mes jambes flageolaient, mes mains tremblaient, j’avais bien cru y rester aujourd’hui… J’explique à Max et à Corne ce qu’il s’est passé en même temps que nous allons récupérer le reste du groupe. Corne me précise que si je n’avais pas bu la tasse et toussé, j’aurais pu faire éclater mes poumons ! Avec la panique j’avais oublié la règle la plus importante lors d’une remontée d’urgence. En effet, à 10 mètres de profondeur, ou un bar de pression, l’air est compressé de moitié. Et si vous remontez à la surface en gardant de l’air inspiré à cette profondeur, vos poumons explosent inéluctablement !Enfin, je m’en étais tiré avec une grosse frayeur et une expérience qui ne me ferait plus jamais oublier cette loi d’Archimède ! Une fois tout le monde sur le bateau, il était temps d’aller manger, de reprendre nos esprits, de se poser quelques temps sur un bout de plage paradisiaque d’une des iles de l’archipel.L’après midi nous referons une plongée, mais seul l’australien et moi même décidons d’y retourner car la mer est très agité, et je crois que j’ai fait peur avec mon histoire ! Mais cette fois le bateau nous suivrait en même temps que nous dérivions avec le courant ! Je voulais prendre d’autres photos…Le soir, de retour à l’hôtel, nous apprenons que les bateaux ne refont toujours pas la traversé vers Jisan, la mer ne le permettant pas. Nos deux américains manquants n’auront malheureusement pas eu la chance de nous rejoindre. Corne et les irlandais avaient peur de ne pas pouvoir revenir à temps pour l’avion le lendemain si le temps ne s’arrangeait pas ! Et ils ne pouvaient pas se permettre de passer une semaine sur l’ile ! Seuls les employés consulaires n’avaient pas de soucis de ce côté-là ! Ils tentent donc par tout moyen de trouver une embarcation qui les ferait traverser, même si c’est en pleine nuit ! Tant pi pour les plongées prévues le deuxième jour…Depart pour le retourLe lendemain, nous constatons avec Max que tout le monde est parti ! Apparemment la personne qu’ils avaient chargée pour trouver un bateau les avait réveillé à 3 heures du matin pour tenter la traverser, la mer étant plus calme en pleine nuit. Comme je n’allais pas faire de la plongée seul, nous voyons avec Max s’il est possible de rejoindre Jisan, soit avec le même type de bateau sur le retour a jisanque le premier jour, soit avec le ferry de l’armée, ce qui prendrait trois fois plus de temps… Mais la mer s’était apaisée et tout était redevenu normal ! Accompagné d’un groupe d’infirmière, la traversé se fit deux fois plus vite que l’avant veille.

   

Une fois à l’aéroport nous retrouvons nos amis qui s’apprêtaient à embarquer sur un vol mais il n’y avait plus de place pour nous. Nous passons donc l’après midi dans une ferme et visitons un peu les alentours pour attendre notre vol prévu en fin d’après midi.

    

  max   Mangier axel

Le week-end ne s’était pas vraiment passé comme je l’avais espérer, mais on ne lutte pas contre les éléments, et j’avais eu ma dose de souvenir et d’histoires à raconter malgré tout…

La carte des iles Farasan




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