Archive for the 'Délire' Category

19
Déc
08

L’avant voyage

Il y a un genre de sentiment qui m’a toujours touché: la sensation que j’ai avant de partir en voyage. Je soupçonne que je ne suis pas le seul à la subir. C’est comme si j’avais le coeur pressé avant un rendez-vous avec une fille que j’aime mais avec qui je ne suis jamais sorti, c’est un mélange de peur, crainte, anxiété et plaisir pour savoir que le monde sera mon foyer pendant les prochains jours.  

Ce transport, allié à celui d’être à l’étranger et de ne pas se sentir attaché à quoi que ce soit, c’est ce qui me fait aimer les voyages. C’est la liberté de l’instant, le savoir vivre sans préjugés et ouvert au monde et à ce qu’il peut nous apporter…

Moi, je suis dans cet état d’esprit les derniers jours. Mon voyage road trip par l’Uruguay va commencer demain matin, vers 4h. Je partirai en voiture vers le voisin brésilien, en parcourant les profondeurs du pays. 

 

Uruguay road trip

Uruguay road trip

 

Chaque fois que je suis au point et prêt à voyager, je sens ça. Et c’est toujours la même chose. La crainte et la peur me font penser que peut-être je ne devrais pas partir. Par des moments, j’y réfléchis. Mais ça ne dure qu’une minute. La soif de voyage me donne encore plus envie de partir et heureusement, messieurs, je finis par le faire. Avez-vous déjà senti ça? Partagez-vous ce sentiment avec moi?

Au retour, je vous écrirai des billets sur les aventures uruguayennes. 

Je vous souhaite donc un joyeux Noël, joyeux Nouvel An et un bon fin d’année à tous. Nous nous verrons en 2009 pleins d’histoires de voyageurs à raconter.

 

 

28
Mai
08

Souvenirs: Arnaque aux traveler’s cheques

La Colombie est un pays que j’aime beaucoup, car on sent dès qu’on la visite que c’est un pays où tout est possible! Le pire (j’en ai déjà parlé sur ce blog) et le meilleur (ça je le garde pour moi 😉 ).

Cette fois, je vais vous raconter comment je me suis trouvé embarqué dans un trafic de traveler’s cheques. 

C’était à Cartagena, sur la cote caraïbe de la Colombie, pour moi la plus belle ville d’Amérique du Sud…au niveau architectural!!

J’étais dans un espèce de trou à rat dans un quartier pourri de la ville (c’est au même endroit que je m’étais fait racketter, vous vous souvenez?) mais fréquenté par les routards.

Un Colombien m’aborde et me demande si cela m’intéresse de me faire un peu d’argent! J’ai tout de suite senti que ce n’était pas vraiment légal son truc. En tant qu’étranger j’avais le droit de changer des traveler’s cheques sans limite alors qu’un Colombien avait une limite. Donc, il cherchait des étrangers pour changer ses traveler’s cheques.

Je n’ai pas dit oui tout de suite! j’ai d’abord discuté avec les autres étrangers abordés par le même bougre pour voir ce qu’ils en pensaient….nous étions tous anonymes : C’est illégal, mais on le fait quand même plus pour le « fun » que pour le pécule.

Le principe était simple: Nous étions plusieurs groupes de 3 étrangers et 2 colombiens à partir dans plusieurs villes pour changer dans plusieurs banques les traveler’s cheque que nous avions. Environ us$5000 chacun!!

Nous arrivions par exemple à Barranquilla et nous faisions 3 ou 4 banques et chaque fois nous changions us$500 en présentant les traveler’s et nos passeports et nous devions signer les chèques en présence du banquier qui en général était choisi par les colombiens qui nous attendaient dans la voiture. Ces banquiers étaient sûrement complices, car nous avions comme obligation de laisser us$20 de pourboire!!!

Ma seule crainte était que les traveler’s soient faux ou volés et que j’ai des problèmes à la frontière lors de mon départ du pays!

Volés? Non, puisqu’ils étaient à notre nom. Faux? Je ne sais pas!! En tous les cas, j’avais décidé de me protéger en cas de problème avec la police à ce sujet le jour où je devais quitter le pays! J’ai donc tout noté sur un papier: Nº de plaque des voitures, les prénoms des types (j’avais même réussi à avoir le Nº de carte d’identité d’un des gars), les adresses où nous sommes allés rechercher les travelers, etc…tout cela en toute discrétion pour ne pas me faire calculer par les gars, il n’aurait pas fallu qu’ils croient que je sois une « taupe » des flics 😉

Après une longue journée le long de la cote colombienne à se taper un nombre incroyable de banques, nous avons terminé par recevoir notre récompense: us$5 par chèque changés et un peu de….coke et de l’herbe en bonus!

Quelques semaines après cette « aventure » me voila à Laeticia pour embarquer sur l’amazone pour rejoindre le Brésil. Et là me voilà envahi d’un stress: et si je me suis fait capter et que je suis attendu à la frontière pour recel de traveler’s cheque??!! J’avais mon petit papier d’info à portée de main…et puis finalement tout s’est bien passé, je ne me rappelle même pas si j’ai passé un poste frontière 🙂

27
Nov
07

Une nuit à Vondelpark

Le décor: Vondelpark, à Amsterdam. Les personnages: Leo et moi. La situation: froid…

Tout a commencé il y a 26 ans: mes parents m’ont eu le 9 septembre. Je suis né à Criciúma, ville du charbon et d’étés fulminants. Il fait si chaud là-bas que pendant presque toute l’année dès que vous sortez de la douche vous commencez à suer.

22 ans, 11 mois et 15 jours après, me voilà à Paris, où j’étais depuis début d’août. La cannicule brûlait la ville. Mon 23ème anniversaire s’approchait et je voulais faire quelque chose de nickel pour le commémorer. Mais quoi? J’ai décidé d’aller le passer à Amsterdam, ville que je ne connaissais pas. Billet de bus acheté (le moins cher), je suis parti à Amsterdam avec mon ami Leo.

Le 4 septembre nous y sommes arrivés.

Le même jour, nous rentrions à l’auberge après une soirée disco où nous avons fait connaissance du monde. Nous marchions par la rue et un mec nous a salué en hollandais: « … ». Nous n’en avons rien compris. Le mec a essayé en anglais: « Hey, dudes, what’s up? Would you… » Son accent était si rare et notre maîtrise de l’anglais si mauvaise que nous n’avons pas été capables de nous communiquer. Mais le mec a persisté: « Coño, tíos, ¿habláis español? » Ouais! Leo lui a répondu: « Y sí, pajarito, ¿qué quieres? » La conversation s’est faite. Le mec, de profession douteuse, nous a proposé que lui acheter le vélo. D’abord, il voulait 50 euros par le véhicule. Nous avons dit que non. Il a baissé le prix pour 45. Encore pas. 40? Non. 35? Pas du tout. 30? Non. « ¿Y cuánto me dáis entonces por la bicicleta? » Leo et moi nous sommes regardés et lui avons répondu à l’unisson: « 10 euros, papá! » Le mec, qui certes était un petit voyou, nous a regardé, a passé la main par la tête, a fait signe d’y réfléchir profondement et nous a finalement répondu: « ¡Pues sí! » Et nous voilà donc motorisés à Amsterdam.

Le mec est parti, Leo m’a regardé et m’a demandé: « Allez, tu pédales. Je suis fatigué. » Un peu honteux, sans savoir comment le lui raconter, je lui ai répondu: « Ben, écoute… Y a qu’un petit problème: je ne sais pas faire du vélo! » Surpris, Leo m’a dit: « Je te crois pas! On va bien changer ça. » Pour faire plus évidente sa surprise, il faut dire que Leo a un petit atélier de réparation de vélos à Barcelona. Figurez-vous donc que pour lui c’était quelque chose d’inimaginable une personne que ne sache pas faire du vélo. Pour moi, c’était vraiment normal, car mes parents ne savent pas non plus.

Le jour suivant, déterminés à changer ma situation, nous avons cherché un parc où je pouvais faire mes premiers essais. Leo était tout animé. Il me conseillait, m’avertissait, me montrait comment je devais faire. Moi, génétiquement incapable de m’équilibrer sur un vélo, j’ai fini toujours par tomber. Tout simplement, je ne le pouvais pas. Leo, déjà déçu et déprimé par mon inutilité, a laissé tomber l’affaire. Nous avons repris notre tourisme. Toujours en vélo avec Leo pédalant.

Leo et moi en vélo

Le 8 septembre. Nous étions déjà à Amsterdam depuis quelques jours. Notre vélo avait déjà gagné un nom, Macarena Amsterdada, et tout allait très bien. Leo et moi faisions une pause à l’ombre au bourd du Sloterplas. Du coup, il s’est tourné vers moi et m’a demandé: « Putain, demain c’est ton jour, n’est-ce pas? ».J’ai dit si. « Alors, qu’est-ce que tu veux faire demain? C’est à toi de choisir. C’est ton jour! N’importe quoi. » J’ai pensé pendant quelques instants et enfin j’ai répondu: « Tu sais, il me manque la mer. Je voudrais bien la voir, dormir sur la plage, passer le jour au bord de la mer. » « Allons donc découvrir une bonne plage aux environs et demain on va y aller. »

Nous avons fait une petite recherche à ce sujet et avons découvert que Zandvoort était juste à coté et que nous pouvions y aller facilement. D’accord. Ce serait donc Zandvoort. Nous avons découvert aussi qu’il y avait un train qui partait d’Amsterdam à 7h30, de façon que nous pouvions y arriver tôt pour profiter toute la journée. Comme nous faisions des soirées prolongées tous les jours et avions toujours très peu d’argent, Leo a eu une idée: « Mon vieux, on ne va pas sortir ce soir? Le train ne sort pas très tôt de la gare? Pourquoi on ne dort pas au parc qu’on a visité l’autre jour? Ce serait que quelques heures et comme ça on pourrait épargner l’argent qu’on allait dépenser inutilement avec l’aubergement. » « Ouais, quelle bonne idée, putain! » Et nous avons donc décidé de passer une partie de la nuit à Vondelpark. Au moment, je vous jure, ça m’a semblé pas mal comme idée…

Nous sommes allés à l’auberge, avons fermé nos comptes séjours, avons pris nos bagages et sommes repartis au parc. Il était encore jour, le soleil se couchant au soleil, et nous y sommes allés. Le but? Trouver un lieu caché où passer la nuit. Nous l’avons trouvé. C’était parfait. Il y avait un bon tas de feuilles au sol, qui nous serviraient comme matelas, et le site était bien abrité. Nous avons étudié pendant à peu près d’une heure notre futur refuge et avons décidé qu’il n’était pas dangereux. En plus, il était parfait. Nous nous sommes convaincus que ce n’était pas risqué de laisser nos choses cachées et sommes allés à la recherche d’une bonne soirée.

Nous l’avons trouvé et, au moment d’y entrer, il faisait très bon.

Vers 1h, quand nous sommes sortis, le climat avait changé. La bonne ambiance avait disparu et il faisait froid. Trop. Au parc, tout était comme nous avions laissé. Les bagages cachés, rien volé, tout parfait, sauf la température. Leo a pris son sac de couchage, s’est protégé avec tout ce qu’il avait de vêtement et s’est mis à dormir. Moi, j’ai essayé de faire le même, mais je n’ai pas réussi. Il faisait trop froid pour moi. Ça caillait, quoi! Aucune idée de comment il a fini par dormir, mais Leo, aux cinq minutes qu’il s’était déjà couché, rêvait déjà. Je ne comprenais rien. Les vêtements que j’avais portés n’étaient pas suffisants pour me protéger du froid. Je tremblais. Tout mon corps grelottait sans cesse. Et je n’arrivais surtout pas à dormir. J’ai dû me lever et bouger un peu, car je ne supportais plus. Une fois debout, je me suis mis à marcher, mais le froid était si fort que ça ne changeait rien. Quoi faire? Quoi faire? Il faut bouger, faire de l’exercice… Il m’est venu l’idée de prendre le vélo et pédaler pour me rechauffer. Mais je ne savais pas faire du vélo. « Je m’en fous! Faut me rechauffer, sinon je vais grelotter toute la nuit. » J’ai donc pris le vélo et pendant toute la nuit je me suis consacré à apprendre à faire du vélo et pédaler. Jusqu’à l’aube!

Mon cadeau d’anniversaire? Voir la mer et, après 23 ans, apprendre à faire du vélo. Premier détail important: il a fait 1 dégré ce soir. Deuxième détail important: nous avons revendu Macarena à deux Espagnols pour 30 euros.

Macarena et ses nouveaux propriétaires Espagnols

 

 

08
Nov
07

Passer la frontière – 2

Lei roumainNous en étions donc au moment où la douanière roumaine nous réveille. Elle nous demande nos passeports ce que nous nous empressons de faire. Puis voyant nos sacs verts kaki, elle décide de les fouiller. Je fais ici une brève aparté pour expliquer comment deux antimilitaristes de base voyagent avec des sacs de troufions. La raison est bien simple, nous cherchions des sacs de grandes tailles et surtout les plus solide possible et les seuls sacs répondant à ces deux caractéristiques était un Karimor type armé et n’existait qu’en une couleur, le vert kaki. Donc pour la première fois nous découvrions l’effet que la couleur de nos sacs provoquaient systématiquement sur des douaniers.

Elle se met à fouiller le sac de Claudio, qu’elle lui fait intégralement vider, éventrant avec un plaisir évident les sacs plastiques protégeant les habits plutôt que de les ouvrir. Elle s’arrête prés de 5 minutes devant une carte photocopiée de Bratislava (un secret défense ?) avant de tomber littéralement en arrêt devant le rouleau un papier toilette (arme de destruction massive???), bref 15 minutes plus tard, elle en finit avec le sac de Claudio et s’attaque au mien, même rituel, sauf que les découvertes faites dans le sac de Claudio semblent la rendre encore plus méfiante. C’est ainsi qu’elle découvre sur mon sac 2 poches qu’elle avait ratées sur le sac de Claudio. Elle se précipite donc sur mon camarade, mais son mouvement est intercepté par un autre douanier qui nous demande de tout remballer et de descendre du train. nous rangeons nos sacs avec la lenteur que nous impose notre fatigue et notre envie de faire chier discrètement les douaniers et une bonne dizaine de minutes plus tard nous posons enfin les pieds sur le sol roumain.

Eglide d'oradeaNous suivons notre douanier quand un étrange hurluberlu nous propose de nous changer de l’argent au noir. Nous essayons de lui expliquer que ce n’est pas vraiment le moment et que s’il attend un peu que nous ayons nos tampons d’entrée en Roumanie, nous serions ravis de faire affaire avec lui. Bien sur notre connaissance du roumain étant aussi limité que son anglais et son français, il nous a abandonné fort déçu à la porte du bureau de la douane. Là, c’est le chef qui nous reçoit, fort aimablement et dans un excellent français. Après un brin de causette, il nous tamponne nos passeports, nous sortons, nous sommes officiellement en Roumanie ! Par contre notre changeur a lui disparu. Qu’importe nous entrons dans le hall de la gare, regardons l’heure des trains, il est 7h30, nous avons un train à 9h tout est pour le mieux dans le meilleurs des mondes. Par contre la caissière refuse de nous vendre les billets car nous n’avons que des couronnes hongroises, des euros et quelques dollars, mais aucun lei roumain. Bref nous devons trouver un moyens de changer quelques euros en lei afin de pouvoir prendre le train. Mais où donc est passé notre hurluberlu? Ne le trouvant pas, nous décidons de tenter notre chance dans Solanto. Solanta est une de ces villes que Ceaucecus a profondément modifiée. la ville est une succession de petit bloc en béton de 3-4 étages qui se suivent jusqu’à ce que la ville s’arrête et laisse place à la campagne. Bien sur pas une banque et pas un magasin ouvert sur tout ce trajet (nous sommes dimanche pour ceux qui suivent encore).

vin Vampire
Bref de retour à la gare nous retournons au bureau de la douane pour demander où nous pourrions changer de l’argent. La réponse est nulle part, mais à ce moment de l’autre côté de la rue nous voyons une buvette qui ouvre. Claudio propose d’aller demander là, mais le douanier nous retient et nous change 5 euros contre une véritable fortunes de quelques 172 000 lei. Ouf, il est 8 heures, il nous reste une heure pour acheter les billets. Nous nous dirigeons vers le guichet quand le chef de gare nous demande si nous allons à Oradea. A notre réponse positive il nous dit de courir et de sauter dans le train qui part à la seconde même ou nous y montons. En effet, nous avions oublié un petit détail, il y a une heure de décalage entre la Roumanie et la Hongrie, il n’est donc pas 8 heures comme nous le pensions, mais bien 9 heures!

C’est ainsi que nous fraudons pour notre premier voyage en Roumanie. Nous croisons un contrôleur à qui nous essayons d’expliquer le problème. Il réfléchi longuement sort un petit livre avec tous les prix et nous montre la somme gigantesque de 200 000 lei. Nous lui montrons notre fortune, il regarde alors notre argent, regarde nos tronches, regarde notre argent, regarde nos tronches, regarde notre argent, prend un billet de 50 000 lei et s’en va sans nous donner le moindre ticket en contrepartie, trop fatigués, trop estomaqués par les aventures qui se succèdent depuis la veille, nous restons sans la moindre réaction. Fort heureusement, nous ne verrons plus le bout du nez du moindre contrôleur avant l’arrivée à Oradea.
La rivière d'Oradea
Totalement épuisés, nous descendons du train posons nos sacs, en sortons une bouteille de lait et un pain acheté la veille en Hongrie et nous nous offrons un sublime petit déjeuner. À ce moment, passe notre contrôleur, celui des 50 000 lei, il nous montre d’un geste de la tête et raconte quelque chose aux deux collègues qui l’accompagne. Nous ne serons jamais ce qu’il a dit, mais une chose est certaine cela à provoquer un éclat de rire général dans le groupe…

Qu’importe, nous étions en Roumanie et nos aventures dans ce pays nous ont appris que ce que nous avions vécu ces dernières heures étaient dans l’ordre de la normalité dans le plus dépaysant des pays européens. Pays oú l’on trouve un restaurant dans la maison de naisance de Vlad tepesh dracul dit dracula, pays où l’on croise des femmes entrant dans un cimetière avec un râteau dont la manche est taillé en pieu, pays dont les trains s’arrêtent au milieu de nulle part, pays où l’on trouve un vin, blanc ou rouge qui se nomme vampire.

07
Nov
07

Souvenirs: Transibérien et Sibérie

baikal 045

Originally uploaded by kidbardak.

Voir la carte

Dans un billet précédent je vous racontais mon passage par la Mongolie. Voila comment je suis rentré en France depuis là-bas:

Quand j’ai décidé de quitter mon entreprise et la Mongolie, j’ai préféré rentrer en France non pas en avion mais par le Transsibérien (un rêve que je voulais réaliser). J’ai donc signé ma lettre de démission et rendu mon billet d’avion à mon boss!

Je suis resté quelques jours en Mongolie et de là j’ai pris la direction de la Sibérie en Russie, en train donc. De là j’ai rejoins Moscou après 4 jours de train, buvant de la vodka et mangeant du poisson fumé avec les russes qui voyageaient avec moi dans le même compartiment. Je dois préciser que ce n’était pas le train pour touristes mais le vrai de vrai 🙂

Moscou est une ville magnifique! qui n’a rien à voir avec le reste du pays!

Depuis Moscou j’ai décidé de rejoindre ma soeur qui à ce moment là était à Copenhague pour quelques mois. Et enfin je suis rentré en France en bus, jusqu’au Puy-en-Velay!!

Assez original comme aventure hehehe!

J’ai paumé toutes les photos du Transsibérien (ça fout vraiment les boules ces trucs la!) alors je vous invite à jeter un oeil sur les quelques photos du lac Baikal et Moscou.

05
Nov
07

Passage de frontière épique, Guatemala-Mexique

Je pense que la pire chose qui puisse arriver avec nos amis les douaniers, surtout occidentaux, est une fouille pénétrante, je pense au touché rectal ;). Pourtant, et que Dieu (s’il existe) m’en préserve, ca ne m’est encore jamais arrivé, je vous le dirai, sûr ;). Je dis douaniers occidentaux, car dans beaucoup de pays au monde tout peut s’arranger moyennant un petit billet, mais faut pas se planter de pays, sinon quiz sur le 2eme effet kisscool !!

J’ai eu aussi mon lot de galère avec ces putains de douaniers (pardon, mais j’ai vraiment du mal avec les uniformes!), mais le plus grand plaidoyer que j’ai du faire auprès d’eux s’est déroulé à la frontière entre le Guatemala et le Mexique. Le problème étant que je ne pouvais pas sortir du pays, car je n’y étais jamais entré ! Je m’explique, là je parle comme le douanier ! Et seul un autre douanier peut comprendre !! J’étais donc effectivement bien entré au Guatemala puisque physiquement je m’y trouvé, mais mon passeport lui, était resté au Belize ! Ou plutôt était sorti du Belize mais jamais entré au Guatemala, j’étais donc, pour le douanier, toujours au poste de frontière entre le Belize et le Guatemala !!!! Vous me suivez !?? Pourtant le Belize était à plusieurs centaines de km vu que je revenais au Mexique par le sud du Guatemala, j’avais passé 15 jours dans le pays, et même fait une petite virée au Honduras, mais là, comme c’était tout près de la frontière pour aller voir un temple maya (Copan), il n’y avait pas eu d’entrée officielle au Honduras, donc pas de retour officiel non plus (en clair pas de tampon sur mon passeport, le douanier faisant une fixation sur ces détails !!). Donc que faire !???

Honduras, sur la route de copan Copan Statue Copan Pas encore de clef de voute

Après lui avoir vainement expliqué pendant une demi heure que ce n’était peut être pas entièrement de ma faute, qu’on peut entrer au Guatemala comme dans un moulin, que dans ce cas personne ne demande rien, mais qu’ensuite on ne veut plus nous laisser sortir ! En fait j’avais traversé le Belize en bus en pleine nuit et je suis bien allé au bureau de douane de sortie du Mexique, d’entrée au Belize, de sortie du Belize, mais mon état de fatigue m’a fait zapper le bureau d’entrée au Guatemala. Faut dire que personne ne vous dit rien, que tout avait l’air fermé en pleine nuit. Le bus vous laisse avant la frontière et vous récupère 200 mètresaprès, au Guatemala, et à nous de nous démerder, de réveiller les douaniers pour se faire tamponner le passeport j’imagine, si l’on y pense… Donc, qu’est-ce qu’on fait !???

Moi je n’allais pas passer ma vie au Guatemala, même si c’est un pays magnifique, ce n’était pas prévu comme ça !

Rue de Antigua (1600 mètres) volcan Pacaya près d’ Antigua (2 600 mètres) Panajanel, lac Atitlan, Vue sur le volcan Toliman (3158 mètres)

Site de Tikal, civilisation Maya Site de Tikal, civilisation Maya

C’est quand même hallucinant qu’on vous empêche de sortir d’un pays ! D’y entrer ok, mais d’en sortir !!!! Bref, ma copine de l’époque, qui faisait partie du voyage, commençait à ne plus du tout trouver ça drôle ! Mes “Ca va aller!” ne l’a rassuré plus du tout ! Donc, que faire ???

Au fond de moi je savais très bien ce que voulait le douanier, mais comme je considère l’argumentation comme un jeu d’esprit (Chose que le test de personnalité ma confirmé, guillaume et autres visiteurs de son blog comprendront ;)) Je me devais, face à l’absurdité de la situation, d’essayer d’argumenter, surtout face à un douanier ! Mais comme on n’apprend pas à un singe à faire la grimace, et comme le douanier avait bien compris que je n’allais pas retourner au poste de frontière guatémaltèque à la frontière du Belize, il avait gagné !!! Ok, combien ??? Ou plutôt, Cuanto ???? Toujours, dans ces cas là, ils essayent de vous dire qu’ils ne sont pas comme ça… bla bla bla…, mais qu’exceptionnellement, pour cette fois seulement (comme si j’allais le refaire !), il acceptait l’argent dont j’avais définit le montant comme le prix du visa d’entré dans le pays, du tampon quoi !

Bref j’en avais fini et c’est tout ce qui comptait, je ne me rappelle pas combien l’histoire m’a couté, mais ce n’était pas grand chose. J’ai bien sûr joué au routard étudiant fauché ;).

Voilà pour une de mes expériences frontalière avec nos « chers amis » les douaniers….

Gare routière de Panajanel Ciao




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