Archive for the 'Lieu' Category

11
Juil
08

le doux frottement de l’eau sur la coque

Depuis quelques jours à Pokhara, nous nous laissons doucement portés par la tranquille torpeur de la ville. Les montagnes nous entourent, le Machapuchare* nous domine de toute sa splendeur, faisant de la neige et du vent un spectacle de magie.
Il est 6 ou 7 heures du matin. Le soleil peint le lac d’agréables couleurs. La brume sourit sur les hauteurs. Dans ce silence frais un légers clapotement. Sur l’eau une fine barque avance comme dans un rêve, la musique de la coque, de la rame et de l’eau passe tranquillement, puis s’éteint. Une brise invite alors le lac à chanter.
Lac de Pokara

* Le sommet qui domine Pokhara dont le nom signifie queue de poisson, c’est un de splus beau sommet hymalayen, même s’il est relativement bas : 6993m . Il est très rarement grimpé car c’est un lieu sacré pour les Népalais.

toutes mes errances photographiques

06
Juin
08

Maiden Saleh, l’autre Petra – 2

Et si les Mammouths existaient encore…

Mammouth

27
Mai
08

Maiden Saleh, l’autre Petra… – 1

Il y a 2000 ans, alors que certains construisaient des pyramides pour leur voyage dans l’au-delà, les nabatéens bâtirent leurs tombeaux à même la roche.

La taille commence toujours par le haut, les bâtisseurs détruisant après chaque étape de construction la plateforme élaborée à même le gré qui leur permettaient d’atteindre ces hauteurs !

Cette tombe, la plus gigantesque, resta inachevée…

Tombe

La carte

29
Jan
08

Histoires du fleuve de la forêt – 2

1er épisodeDans les rues de Manaus
Les jours suivants se succèdent dans la tranquille torpeur de Manaus. Nous trainons dans les rues, nous nous baladons le long du fleuve, nous découvrons le bonheur des restaurants au poids, bref une vie tranquille bornée par le levée de soleil à 6 heures et son couché à 18h.
Le premier jour est une journée studieuse, nous nous rendons à l’alliance française ou nous rencontrons madame la directrice qui est aussi collectionneuse de boite de camembert et bien sur normande.

nous interviendrons les jours suivants dans plusieurs classes. L’ambiance est sympathique les blagues (en français), font mourir de rire les élèves et votre serviteur. On nous racontera cette histoire, celle du lettré à qui un pauvre batelier faisait traverser le fleuve.

Les conteurs de l'alliance française de Manaus– Toi pauvre batelier sais-tu compter jusqu’à 10 000

– Oh non pour quoi faire, j’ai 5 poules, j’ai 2 singes, 6 enfants, 1 femme, 1 belle-mère et je pêche 12 poissons tous les jours pour tout ce monde. Pourquoi savoir compter au delà?

– Ah mon pauvre homme, ton ignorance te fait perdre la moitié de ta vie.

– Toi pauvre batelier sais-tu parler d’autres langues que le portugais et ton dialecte.

– Non pourquoi faire monsieur, Tous les miens parle ma langue et les gens de la ville le portugais.Les conteurs de l'alliance française de Manaus

– Ah mon pauvre homme, moi qui en parle plus de 10 je peux t’affirmer que tu perds la moitié de la vie qui te reste.

Au milieu du fleuve alors que le savant continuait sa litanie, le bateau a commencé à se remplir d’eau.

– Oh toi homme si savant, sais-tu nager ?

– Non bien sur que non et pour quoi faire ?

– Oh pour rien homme savant mais tu vas perdre toute ta vie.

Alors le batelier a plongé dans le fleuve, la barque a coulé et le savant s’est noyé…

Opera de ManausEntre nos interventions, nous continuons à errer dans la ville, nous achetons un jour deux hamacs en prévision de la remontée du fleuve. Nous visitons l’opéra, immense salle perdue au fond de la jungle ou toutes les étoiles du XIXéme et début du XXème siécle se sont produites. Nous découvrons l’étrange port flottant de la ville. il nous semble bien étonnant de voir un port flottant sur un fleuve. Cela nous paraitra bien plus normal quand on nous expliquera que la hauteur du fleuve varie de plus de 15 m entre la saisons sèches et la saison des pluie. Enfin tout dépend de ce que l’on nomme normal!

Étrangement dans cette ville aux rues perpendiculaires, je n’arriverai jamais à me repérer, me perdant toujours, ne trouvant jamais la logique pourtant simple de la ville. Le port de ManausC’est aussi dans cette ville que je verrai pour la première fois la croix du sud. Puis nous achetons les billets de bateau, départ samedi en début d’après-midi pour la triple frontière entre Pérou, Colombie et Brésil pour la ville tri national de Tabatinga, Leticia et santa Rosa.

Carte de Manaus à Tarapoto

à suivre

05
Jan
08

Changement de route (à la découverte d’Istanbul)

Bosphore, le phare marquant l'entréeIl est 9 heures du matin, nous longeons la mer de Marmara de l’autre côté des voies les murailles d’Istanbul nous dominent. Totalement abrutis par la pénible nuit que nous venons de passer, nous sommes dans le train entre Veliko Tarnovo en Bulgarie et Istanbul. Sans réagir,nous regardons ce paysage merveilleux défiler. Arrivés en gare, nous descendons sans bien comprendre où nous sommes. Quelques rabatteurs d’hôtel nous tombent dessus, nous les ignorons. Un distributeur de billet, nous nous chargeons de nos premiers millions de lire turcs. La carte de la ville en main nous nous dirigeons vers la zone des auberges de jeunesse qui se trouvent derrière sainte Sophie, en plein cœur de Sultanahmet.

vue depuis l'hôtel vue depuis l'hôteldans sainte sophie

Première auberge, le prix nous parait déraisonnable, la seconde aussi, à la troisième toujours le même prix. Nous doutons du change que notre guide et cela non sans raison; Le change n’est pas d’un dollars pour 400 000, mais d’un dollars pour 1,7 millions de lire turques. Les prix nous paraissent soudain bien plus raisonnables! Nous choisissons une auberge répondant au doux nom de « the Orient ». On nous montre notre dortoir, on nous montre la douche dans laquelle nous nous précipitons. Une fois propre nous nous dirigeons vers le dernier étage de l’auberge, emplacement du restaurant, où un petit déjeuner offert et mérité nous attends. Nous dévorons admirant la vue sur la mer de Maramara et discutant de ce que nous allons faire durant cette première journée en Turquie.

sur les quais de la corne d'orla mosquée bleuemouette et mer de marmarara

Notre programme est ambitieux, visiter sainte Sophie, la mosquée Bleue, nous perdre dans les rue de Sultanameth, quartier historique coincé entre la mer de Marmara et la corne d’or. Après ce copieux petit déjeuner, plein d’entrain, nous décidons de nous lancer dans la découverte de ce rêve qu’est Istanbul. C’est à ce moment que je remarque un petit escalier de fer qui s’ouvre sur le toit. Dévorés de curiosité, Nous y grimpons. La vue est spectaculaire ! La première chose que l’on voit est la mer de Marmara. mer de marmaraÀ notre gauche, le phare marquant l’entrée du détroit du Bosphore. A notre droite, dans le lointain, des bateaux attendent à l’entrée des Dardanelles. En face l’Asie, émotion du premier regard sur l’Asie. Un peu plus loin, dans un brune légère s’entraperçoivent les îles du Prince. Nous restons quelques instants debout, juste devant l’escalier pris par la beauté de ce moment et par la découverte de ce nouveau continent si proche qu’on pense pouvoir le toucher. Puis, nous nous retournons et là c’est sainte Sophie, la basilique, mosquée et musée construite par Constantin, dans sa splendeur plus que millénaire.

Bosphorevue depuis l'hôtel, mosquée bleuevue depuis l'hôtel, mosquée bleue

En face, lui répond la mosquée Bleue, sa magnifique petite sœur, vieille de seulement 500 ans. Combien de temps sommes-nous restés debout à tourner sur nous même ? Sainte Sophie, Mosquée Bleue, Dardanelle, mer de Marmara, iles du Prince, mer de Marmara, Asie, Bosphore, je ne saurai le dire. C’est un de ces instants radieux où la fatigue laisse la place à la surprise, où la surprise laisse la place à l’admiration, où l’admiration laisse la place à la réflexion. Beauté, histoire et vie se mélangent naturellement, s’offrent à nous, je devrait plutôt dire nous frappent, nous assaillent Nous finirons par nous assoir.

Istanbul au p'tit matinun phare sur la mer de MarmaraLune sur Istanbul

Puis par nous relever. Puis par nous assoir. Puis par lire. Puis par laisser les mouettes, les corbeaux entrainer nos regards d’un minaret à la mer, de l’Asie à l’Europe, de la mer noire à la Méditerranée que l’on imagine si proches. Cette contemplation durera toute l’après-midi et le début de la soirée. Nous regarderons le soleil se coucher, entre les minarets de la mosquée bleue, accompagné d’une suite composée de mouettes et de corbeaux. Quand le nuit est tombée, la fraicheur automnale et la faim nous ont expulsées de ce rêve éveillé. Où nous avons mangé ce soir là je ne me souviens pas mais je sais que la nuit fut agréable et reposante. Ce n’est que trois jours plus tard que nous entrerons enfin dans Sainte Sophie.

Entrée du Bosphore BosphoreBosphore

Nous sommes restées 12 jours dans Istanbul, 12 jours à errer dans la ville, à la visiter, à se battre contre les ambassades, à manger merveilleusement, à découvrir des gens adorables, à retrouver des amis croiser en Roumanie, à se tromper de ferry et se retrouver en Asie, à dévorer des poissons pécher dans la corne d’or, à boire du thé avec des vendeurs de tapis, à…, mais tout ceci est une autre histoire enfin bien d’autres histoires.

31
Déc
07

Quand un lac rêve en couleur 11 : Récapitulatif

Quand j’ai commencé cette série, je me suis dit :

– Tient voilà un moyen facile de boucher les trous des journées où nous n’avons pas le temps d’écrire !

Puis en me replongeant dans mes photos du Titicaca je me suis laissé emporté dans mon élan. Le lac est un endroit incroyable. Je sais comme ça cela parait bien court, mais je ne sais trop comment définir autrement les sentiments qui m’ont assailli quand je me suis retrouvé sur ses rives. La première fois ce fut à Puno après un voyage fort pénible depuis Ayacucho. Nous avons trouvé un hôtel, nous avons posé nos sacs et irrémédiablement aimantés nous sommes descendus sur les rives du lacs, dans le port de Puno. Dés ce moment tout devient difficile à décrire. La beauté, la grandeur, l’altitude, la paix, tout ce mélange, tout se confond. Nous sommes restés quelques jours à Puno, ville sans intérêt, mais point de départ vers des endroits magique comme Sillustani, les iles Uros, Amantani et Taquile (deux des iles du lacs).

Puis après une dernière nuit au Pérou à Juli, petite ville aux magnifiques et nombreuses églises, nous sommes entrées en Bolivie. Arrivés à Copacabana (non il n’y a pas de sublimes brésiliennes jouant au foot sur la plage), une fois encore direction le lac. Y boire un verre, y manger un morceau, marcher un peu (ce que ma fatigue extrême m’autorise), puis se renseigner, comment aller sur l’ile du soleil, lieu de naissance de l’empire Inca.

Le lendemain matin direction le sud de l’ile, y dormir une nuit, traversée l’ile pied, franchir une dizaine de fois dans la journée les 4000m, se trouver un petit hôtel sur la plage en challapampa le village au nord. Partir, une fois encore marcher, rester planté devant le coucher de soleil, parler en anglais avec un espagnol (un comble), redescendre, manger, dormir. Le matin trainé sur la plage, regarder les flots de touristes apparaitre et disparaitre. une fois encore partir marcher, rester en admiration devant le coucher de soleil, dormir, reprendre les sacs, retraverser l’ile, prendre le bateau de retour, prendre un bus pour la Paz, quitter le lac. A j’oubliais chaque se plonger dans les eaux du lacs, nager, non! impossible à cette altitude!

Je reviendrai un an et demi plus, j’ai échangé mon compagnon de voyage avec celle qui deviendra ma femme, cette fois nous arriverons par Copacabana, nous referons le même trajet en sens inverse et un peu rapidement.

A chaque fois cette même immensité d’eau ces même sentiment d’être si petit si insignifiant. Stupéfiante beauté, façonnée par la nature et un peu les hommes.

Un jour peut-être je vous raconterai tout ce que j’ai, nous, avons vécu là-bas, mais aujourd’hui, je reste à mon thème et cet étonnant lac qui se prend, pour notre plus grand bonheur, pour un caméléon.
d_2006_01_26_128_BOL_Vers_Puno_petiteLac TiticacaLac TiticacaLac TiticacaLac TiticacaLac TiticacaLac TiticacaLac TiticacaLac TiticacaLac TiticacaLac TiticacaLac TiticacaLac TiticacaLac TiticacaLac TiticacaLac TiticacaLac TiticacaLac TiticacaLac TiticacaLac TiticacaLac TiticacaLac TiticacaIle du soleil - Lac Titicaca - BolivieLac Titicaca - PérouIle du soleil - Lac Titicaca - BolivieLac Titicaca - PérouLac Titicaca - Le vertLac titicacaLac Titicaca - ChallapampaLes couleurs d'un lacnuances de bleusnuances de bleusnuances de bleusLac Titicaca, deux pointes de rougeLac Titicaca, les nuages dans la polution

Et très bonne année 2008 à tous

07
Déc
07

Panique sous-marine aux iles Farasan, Arabie Saoudite, Part 2

Ceci est la suite de l’épisode 1 

arrive sur le bateauLe lendemain matin nous somme tous au pied de guerre… curieux de ce que le temps nous réserve après la tempête de la veille. Après le petit déjeuné notre minibus nous emmène au bateau et l’armée nous autorise à prendre la mer. Ouf… C’aurait été dommage de venir jusqu’ici et de ne pas pouvoir plonger ! 

Avec mon boité spécial plongée pour mon appareil photo, j’étais fin près, juste un peu anxieux à l’idée de croiser des requins, chose courante aux dires de Momo… Mais comme nous étions plusieurs j’allais me tenir au milieu du groupe afin d’être épargné par les premières bouchés !

RaieArrivé sur notre premier spot nous faisons une première plongée à 20 mètres avant de revenir près de la barrière de corail, moitié moins profonde. Nous faisons des binômes, chacun devant surveiller son partenaire Norme de sécurité élémentaire en plongée ! Je passe donc avec l’américain…

Ebloui par les fonds je suis à l’affut des meilleurs clichés, oubliant parfois de suivre le groupe et de surveiller mon binôme ! La variété est exceptionnelle, un raie par ci, des poissons clowns par là, des poissons perroquets, des poissons lunes, de nombreux types de discus, … et bien d’autres espèces dont je ne connais pas les noms… Mais pas de requins en vue, ce qui ne me manquait pas ! Après une bonne quarantaine de minutes les réserves d’oxygène commencent à s’épuiser, il nous faut penser à retourner au bateau… Mais c’est à ce moment là aussi que nous franchissons une bordure de la barrière de corail avec plus de profondeur, et un fort courant latéral nous entraine encore plus loin ! Pris dans mes photographies, je suis le dernier à me rendre compte que nous dérivons inexorablement…

Corne me fait signe de revenir ! Je vois les pieds palmés de tous mes compagnons à une quinzaine de mètres devant moi battant la cadence en chœur pour revenir à contre courant ! J’essaye de suivre… j’enchaine les battements de jambes à mon rythme maximum, mais je fais du sur place, je regarde les coraux, et il ne bouge pas, je n’avance pas… Je vois les autres s’éloigner… Je me Cornedemande si je suis vraiment plus faible ou si cela vient de mes palmes qui sont un peu plus courtes et qui ne me permettent pas de suivre l’allure, ou encore si je suis dans une partie où le courant est plus fort, vu que j’avais été un petit peu plus loin ! Je décide donc de m’aider de mes bras par des mouvements de brasse… Mais rien n’y fait, j’ai toujours l’impression de ne pas avancer d’un copeck ! Je m’essouffle, je commence à paniquer ne voyant presque plus mes acolytes et ne pouvant les appeler ! Je maudissais Corne et mon binôme de ne pas se retourner pour voir où j’en étais, mais je crois que c’était difficile pour tout le monde… 

A ce moment là mon bras gauche, dans son mouvement de brasse, attrape mon détendeur et l’arrache de ma bouche ! Je bois la tasse, tousse, m’étouffe, ravale de l’eau ! Je dois remonter illico à la surface. Déjà épuisé et essoufflé par l’effort fourni, je n’avais pas besoin de ça ! J’ai cru me noyer ! Arrivé à la surface, j’étais exténué… Je devais reprendre mon souffle, mais mon cœur battait la sérénade, les vagues m’envoyaient de l’eau en pleine figure en m’obligeant à reboire la tasse tellement je ne pouvais retenir mon souffle, et ceci jusqu’à ce que mon esprit ait de nouveau assez d’oxygène pour fonctionner et penser à gonfler mon gilet pour flotter sans efforts ! C’en était donc fini d’essayer de suivre le groupe. Je ne pouvais plus rien faire. Le courant m’entrainait vers les rochets. J’hurlais pour que quelqu’un m’entende, me voit… mais en vain ! J’étais seul, perdu dans les méandres des eaux façonnant les iles Farasan, sans bouée fluo pour me faire repérer ! Seul Corne en avait une ! Il ne manquait plus qu’un requin vienne me bouffer les pieds ! Je n’osais même pas y penser, tellement j’étais persuadé d’en avoir sous moi ! Et j’étais une cible facile, telle une proie à l’agonie flottant à la surface… Il ne restait plus qu’à attendre et espérer, il n’y avait aucun espoir que l’on m’entende de toute façon… Ou serais-je lorsqu’ils se rendraient compte que je manque à l’appel ! Putain Corne retourne toi !Après quelque interminables minutes, je vois une tête au loin sortir de l’eau, Corne, enfin, mon héro ! Je me remets à hurler pour qu’il me voit ! Mais le voilà qu’il se dirige dans ma direction, ouf, enfin, je suis sauvé ! Une fois à mon niveau, il sorti la bouée pour que le bateau nous repère et se mis à siffler avec le sifflet spécial ! L’ouïe fine et les yeux de lynx de Max, qui était resté sur le bateau, avaient entendu notre appel de détresse ! Corne me remis mon détendeur pour que j’arrête de prendre de l’eau dans la gueule et nous pûmes rejoindre le bateau qui se voguait vers nous !Mes jambes flageolaient, mes mains tremblaient, j’avais bien cru y rester aujourd’hui… J’explique à Max et à Corne ce qu’il s’est passé en même temps que nous allons récupérer le reste du groupe. Corne me précise que si je n’avais pas bu la tasse et toussé, j’aurais pu faire éclater mes poumons ! Avec la panique j’avais oublié la règle la plus importante lors d’une remontée d’urgence. En effet, à 10 mètres de profondeur, ou un bar de pression, l’air est compressé de moitié. Et si vous remontez à la surface en gardant de l’air inspiré à cette profondeur, vos poumons explosent inéluctablement !Enfin, je m’en étais tiré avec une grosse frayeur et une expérience qui ne me ferait plus jamais oublier cette loi d’Archimède ! Une fois tout le monde sur le bateau, il était temps d’aller manger, de reprendre nos esprits, de se poser quelques temps sur un bout de plage paradisiaque d’une des iles de l’archipel.L’après midi nous referons une plongée, mais seul l’australien et moi même décidons d’y retourner car la mer est très agité, et je crois que j’ai fait peur avec mon histoire ! Mais cette fois le bateau nous suivrait en même temps que nous dérivions avec le courant ! Je voulais prendre d’autres photos…Le soir, de retour à l’hôtel, nous apprenons que les bateaux ne refont toujours pas la traversé vers Jisan, la mer ne le permettant pas. Nos deux américains manquants n’auront malheureusement pas eu la chance de nous rejoindre. Corne et les irlandais avaient peur de ne pas pouvoir revenir à temps pour l’avion le lendemain si le temps ne s’arrangeait pas ! Et ils ne pouvaient pas se permettre de passer une semaine sur l’ile ! Seuls les employés consulaires n’avaient pas de soucis de ce côté-là ! Ils tentent donc par tout moyen de trouver une embarcation qui les ferait traverser, même si c’est en pleine nuit ! Tant pi pour les plongées prévues le deuxième jour…Depart pour le retourLe lendemain, nous constatons avec Max que tout le monde est parti ! Apparemment la personne qu’ils avaient chargée pour trouver un bateau les avait réveillé à 3 heures du matin pour tenter la traverser, la mer étant plus calme en pleine nuit. Comme je n’allais pas faire de la plongée seul, nous voyons avec Max s’il est possible de rejoindre Jisan, soit avec le même type de bateau sur le retour a jisanque le premier jour, soit avec le ferry de l’armée, ce qui prendrait trois fois plus de temps… Mais la mer s’était apaisée et tout était redevenu normal ! Accompagné d’un groupe d’infirmière, la traversé se fit deux fois plus vite que l’avant veille.

   

Une fois à l’aéroport nous retrouvons nos amis qui s’apprêtaient à embarquer sur un vol mais il n’y avait plus de place pour nous. Nous passons donc l’après midi dans une ferme et visitons un peu les alentours pour attendre notre vol prévu en fin d’après midi.

    

  max   Mangier axel

Le week-end ne s’était pas vraiment passé comme je l’avais espérer, mais on ne lutte pas contre les éléments, et j’avais eu ma dose de souvenir et d’histoires à raconter malgré tout…

La carte des iles Farasan

30
Nov
07

Panique sous-marine aux iles Farasan, Arabie Saoudite, Part 1

Je parie que très peu d’entre vous ont déjà entendu parler des iles Farasan. La raison principale à cela vient du fait qu’elles se trouvent dans un pays qui ne délivre pas de visas touristiques : l’Arabie Saoudite. Mais ce pays renferme des trésors cachés encore vierge de prédateurs que je vous ferai peu à peu découvrir…

Les iles Farasan se situent à l’extrême sud ouest de l’Arabie, tout près de la frontière avec le Yemen, en face de la ville de Jizan, dans la délicieuse mer rouge… Et c’est là que je voulais aller…J’avais entendu parler de ces iles comme d’un paradis pour les plongeurs. Et comme j’avais passé mon PADY (diplôme de plongé premier degré) en Thaïlande quelques mois auparavant, je décidai donc d’organiser une escapade à plusieurs plongeurs pour aller voir ça d’un peu plus prés !

On ne peut pas aller à l’improviste aux iles Farasan, la zone est gardée par l’armé. Il faut une autorisation spéciale pour s’y rendre. Il n’y existe qu’un petit hôtel, sur l’ile principale de Farasan Kabir, tenu par un passionné de plonger, Mohamed, travaillant la semaine à Riyad, à quelques 2500 kilomètres de là. Etant moi-même à Riyad (« jardin » en arabe), je décide de le rencontrer pour avoir plus de détails sur la façon de procéder. Momo avait 2 bateaux, il travaillait sur commande uniquement. Il me proposait un forfait 2 nuits à l’hôtel pension complète et 2 jours de plonger aux alentours de 350 euros par personne si nous étions au moins 7 ou 8, plus le vol pour Jizan, soit 100 euros supplémentaires. Mais cette expérience inédite valait bien cet investissement…

Je me mis donc à la recherche de partenaires pour ma petite aventure ! Je ne m’inquiétais pas pour ça car mes contacts étaient nombreux… Comme je travaillais pour l’Ambassade j’avais pu, petit à petit, me faire intégrer dans les soirées du quartier diplomatique.

Petite parenthèse à ce sujet : Sauf pour les événements officiels ou à la résidence de l’Ambassadeur, où l’on pouvait se croire dans la pub de Ferrero Rochet, les soirées en ambassades en Arabie sont les seules où l’on peut trouver un bar digne de ce nom ! Je tire à ce propos mon chapeau à l’Ambassade de Grande Bretagne pour ses nombreux Happy Hour, à l’Ambassade d’Allemagne, l’Ambassade d’Australie, l’Ambassade des Pays Bas et l’Ambassade américaine sans lesquelles on se serait fait bien chier ! L’ambassade de France n’organisant rien d’autres que des soirées culturelles pour écouter un concerto de luth ou autres évènements de ce genre ! Pas que ce soit mal, mais on aurait pu faire les deux ! Même pas un bar pour le personnel !! Bon heureusement on avait droit à une petite commande tous les 6 mois ! Je ferme ma parenthèse.

Tout ça pour vous dire que je côtoyais dans ces soirées pas mal expatrié(e)s de tous horizons… Et en moins d’un mois j’avais constitué ma petite équipe : 2 irlandais, 1 australien, 3 américains (dont une américaine), 1 sud africain, 1 italien et 1 français, moi ! Le seul n’ayant pas de réelle expérience de plonger ! Je ne compte pas Max, l’italien (Chef du département économique de l’Ambassade d’Italie et aussi devenu sur mes conseils organisateur des meilleurs soirées privées de tout le Pays) qui se contenterai du tuba par peur que ses poumons exposent. Mais je partais confiant, j’allais suivre, faire comme les autres… Le plus dur fut de trouver une date qui conviendrait à tous. Cette date tomba le 30 mars 2006. Le « hic » c’est que Momo ne pouvait pas ce jour là ! Il avait d’autres priorités de dernières minutes… Mais il me certifia que son personnel s’occuperait bien de nous, qu’il connaissait les coins par coeur… Par contre personne ne nous accompagnerait sous l’eau, c’était le seul homme grenouille de l’ile ! Humm, l’inquiétude me pris ! Le seul plongeur de ces lieux ne nous accompagne pas ! Mais bon, il y avait Corne, le sud africain, qui avait son diplôme d’instructeur… Donc allons-y quand même ! Sinon faut tout réorganiser… et ça fait chier !

Nous voilà donc parti… A l’exception de deux de nos compères ricains (dont la fille), qui venaient de Djeddah (Grand-mère en arabe), on se retrouve tous à l’aéroport international du Roi Fahad le mercredi soir (équivalent du vendredi chez nous !). Equipé de nos masques, palmes et tubas loués la veille dans le seul magasin de plonger de Riyad, nous sommes fin près à embarquer pour Jisan (je ne sais pas en arabe !) où il nous faudrait prendre le bateau pour nos tant désirées iles Farasan… 

dans le taxiMaxA Jisan, un taxi nous attend pour nous emmener au port. Mais une fois sur les lieux un bateau vient à peine de partir, il faudrait donc attendre le prochain ! Pendant ce temps on vérifie nos autorisations, on fume des clopes, et on apprend que la mer devient de plus en plus colèrique, que la traversé va être agité voir annulé ! Ah non ! Pas ça !! Du coup on se débrouille pour faire partir un bateau immédiatement, même à moitié plein, on s’arrangerait… Et les deux ricains nous rejoindraient le lendemain matin.

Moi

Dans le navireNous voilà donc dans notre embarcation, en pleine nuit, prenant le large pour une heure de mer… A peine les protections naturelles du port franchit que l’on se mit à sentir la houle nous secouer, ralentir le moteur, nous contre balancer… Au début tout le monde trouve cela marrant, un peu comme des gamins enivrés par une nouvelle aventure… Mais au bout d’un moment, certaines têtes changent de Cornecouleurs ! Je m’aperçois qu’Axel, le consul australien, n’a pas décroché un mot depuis un moment ! Que Corné, le sud africain, à ouvert le petit vasistas et respire de l’air à pleins poumons ! On demande si tout va bien mais je crois qu’il vaut mieux pas poser de question dans ces cas là ! Ils se concentrent dans autre chose ! Au lieu de me répondre, Axel se retourne et rend tout ce qu’il a à Max qui fait semblant, lui ca allétravers un autres vasistas ! Il était devenu livide ! Plus blanc que blanc ! L’œil blafard… Il avait pourtant pris des cachets contre le mal de mer ! Corne, entendant la scène se força à ne pas la regarder et à continuer son exercice, sans décrocher un mot non plus ! Cela dura comme ça presque tout le voyage. J’ai eu peur qu’Axel y laisse son estomac ! En plus la traversé a duré presque le double de temps, et je dois avouer que parfois c’était presque flippant, surtout avec la panique régnante à bord !

Moi

PhotoMais nous arrivâmes saints et saufs sur nos iles, il devait être près des 11 heures du soir ! L’armé nous contrôle, je prends une photo qu’on me demande d’effacer mais je l’efface pas, et un autre taxi nous attendait pour nous amener à l’hôtel. On apprend que jusqu’à nouvel ordre les bateaux effectuant la traversé sont annulé pour raison de tempête. Les deux ricains manquant risquent bien de passer le week-end à Jisan… Mais pour notre bateau de plonger ça devrait aller, en espérant que le temps s’améliore… on rentre donc vite à l’hôtel pour manger un bout et aller se coucher, demain une autre aventure nous attend…

Max au lit !

La carte des iles Farasan

24
Nov
07

Souvenirs:Perdu au milieu des lions (Final)

Voir Part 1; Part 2

Durant cette marche (cela faisait un peu penser à Rambo perdu dans les bourbiers du Vietnam, si si je vous assure 😉 ) nous avons eu l’occasion de voir un couple de phacochère (le même?) et des points noirs à l’horizon…des éléphants et des girafes à ce qu’il paraît! moi je n’ai vu que des points noirs!Et là, la délivrance! l’entrée du parc avec tous les gardiens qui s’apprêtaient à venir nous chercher, les oeil ebobis (j’aime bien ce mot…sûrement la première fois que je l’écris!) en nous voyant arriver à pieds plein de boue sur le corps. Et voit-il pas que l’on commence à se faire engueuler, se faire traiter de fou, d’inconscient et d’irresponsable…drôle de façon de nous accueillir! Ok, ok ce n’était peut-être pas malin de notre part mais tout de même dans l’histoire on est victime, merde!

On décide de rentrer « fissa » à l’hotel où nous logions à Maroua mais biensûr on ne peut pas le faire à pied et on ne va pas attendre que les gardiens se chargent de désembourber notre 4×4…temps qu’ils appellent un camion et surtout le temps qu’ils trouvent le 4×4 au milieu du parc…on était pas rendu! et la nuit était déjà tombée. A quelques 100 mètres de là, un barrage de flics est sur la « nationale » pour faire des contrôles sur les camions. Je me dirige alors vers eux pour leur demander s’ils pouvaient demander à l’un de ces camions de nous ramener en ville…je vous laisse imaginer la tête des deux flics! en voyant arriver 4 touristes à cette époque de l’année (même, au Cameroun cela ne court pas les rues des « routards »), plein de boue et moi pieds nus car marcher avec des tongs dans la boue c’est pas facile…je les ai d’ailleurs paumé!Et là vous voulez la meilleure? le flic commence à m’engueuler et vouloir me verbaliser car je suis pieds nus sans aucune chaussure à mettre au pieds!!!!! Le comble, la cerise sur le gateau, le ponpon, le truc de trop quoi…et là pétage de plombs de ma part.

Moi: »J’hallucine, vous me faites chier car je n’ai pas de chaussure alors que dans votre (j’ai dû lui dire » ton » à ce moment là 😉 ) pays la majorité des gens marche pieds nus! » (il devait aussi y avoir quelques « putain » dans cette phrase). Biensûr le gars se vexe (normal) commence à se défendre et tout le tralala…mais grâce aux deux allemandes, qui ont su jouer de leur charme, au bon moment, le flic s’est calmé sans avoir manqué de nous raqueter tous ce qu’il nous restait (sac, un peu de pognon, pilule pour désinfecter la flotte etc…mais pas jusqu’aux appareils photos!) Bon bref, on monte dans la benne d’un camion et après quelles heures nous arrivons à l’hotel…et devinez qui nous y attendait?…biensûr, le proprio du 4×4 qui pensait qu’on lui avait volé sa caisse. Pour éviter de le « tuer » sur place, nous lui disons simplement et gentillement que nous sommes fatigué et que l’on verra le lendemain avec lui, mais rien à faire, il insiste le bougre! et en plus il nous demande de lui payer le reste que nous lui devions!!!Sous son insistance nous lui expliquons notre mésaventure, lui disons que son chauffeur est resté au parc et l’attend pour sortir sa caisse de là bas. Il est fou de rage, surtout que nous lui disons qu’il hors de question que nous payons le reste…que le « deal » était aller/retour avec son 4×4 et que dans notre cas il n’y avait pas eu de retour, qu’il était inconscient d’envoyer des gens dans ce parc sans équipements à sa voiture etc…Vu son insistence de plus en plus menaçante nous avons décidé la nuit même de quitter la ville!

Bilan: pas vu un putain de lion ni même une grosse bestiole…que des traces! et je ne le regrette pas du tout mais alors pas du tout. Et puis surtout maintenant je fais gaffe quand je loue une voiture surtout si c’est pour me rendre dans des lieux reculés où difficile d’accès.Avant de terminer mon histoire, je voudrai préciser que le Cameroun est un pays merveilleux avec des gens fort sympathique…j’aurai l’occasion de vous le prouver dans un prochain récit de voyage…sûrement la meilleure « aventure » ou « expérience » qu’il me soit arrivée en voyage…c’est vous dire!

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23
Nov
07

Reposez en paix trains des Mineurs (Uyuni – Bolivie)

la carte

Salar d'Uyuni et Parc Eduardo AvaroeSalar d'Uyuni et Parc Eduardo AvaroeSalar d'Uyuni et Parc Eduardo Avaroe

Quand vous arrivez à Uyuni et si vous n’êtes pas Boliviens vous venez pour découvrir le salar du même nom qui s’étend sur plus de 100 km au nord-ouest de la ville et le parc Eduardo Avaroa, plus au sud. Ces deux lieux sont tellement surprenant, incroyable, déroutant, unique, sublime, que le détour par Uyuni semble une évidence pour tout ceux et toutes celles qui découvrent la Bolivie. La blancheur infinie du salar sur laquelle flotte les montagnes à l’horizon, qui transforme de vulgaires tas de sel en diamants auxquels un dieu saugrenu aurait donné le don de lévitation ou encore qui se fait miroir parfait sur lequel humains et volcans se prennent pour Narcisse. Une ile de corail à plus de 4000m, La maison de l’Inca, dite ile des pêcheurs , au centre de cet océan blanc et sans vie, sur laquelle poussent des cactus géants et entre lesquels jouent les colibris. Les lagunes qui s’amusent à changer de couleurs suivant l’orientation du vent et qui par comble de coquetterie s’offrent quelques flamands roses, mouettes et autres oiseaux comme ornement. Salar d'Uyuni et Parc Eduardo AvaroeSalar d'Uyuni et Parc Eduardo AvaroeDes Geysers dont la gueule ressemble à une fleur. Des volcans au noms puissant qui nous regardent du haut de leur 6000m, fumant parfois les entrailles de la terre. La terre elle-même qui se prend pour un arc en ciel. De cette magie le scientifique retiendra, bore, sel, argent , antimoine, plomb, argent, or, cuivre et je sais quoi encore. Vous vous retiendrez cette sensation unique d’être dans un autre univers à la beauté féroce et envoutante.

Cimetière de trains d'Uyuni Cimetière de trains d'Uyuni Cimetière de trains d'Uyuni Cimetière de trains d'Uyuni Cimetière de trains d'Uyuni

Cimetière de trains d'UyuniTout près de la ville, à quelques centaines de mètres, se trouve un autre endroit étonnant, mais qui, cette fois, a été façonné par les hommes. En suivant les voies, vous arrivez à un embranchement, d’un côté la voie qui dessert Calama au Chili et Villazon en Bolivie et de l’autre une vieille voie dont il manque les rails et qui s’ouvre sur un vieux wagon abandonné , rempli de terre et de déchet métallique :

Le gardien du cimetière de train d’Uyuni.

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Comme dans une grande partie de la Cordillère des Andes, la région d’Uyuni regorge de métaux divers et variés, argent, cuivre, mais aussi le bore ou le sel. Au cours du XIXème siècle les mines se sont industrialisées, le train est arrivé, s’est étendu, a relié la côte Pacifique au niveau d’Antafagasta, alors port bolivien. Les guerres, l’épuisement des filons, la modernisation et l’arrivée des camions ont tué petit à petit les mines et bien sur le réseau ferré. Ne sachant que faire de ces vieilles locomotives, wagons de passagers ou wagons de marchandise, les boliviens les ont abandonnés en plein désert à la sortie d’une voie abandonnée. À l’origine l’idée était de récupérer le métal qui rouillait à quelques encablures de la ville, puis, voyant l’intérêt que les touristes lui portaient, il s’est transformé en une espèce de musée ferroviaire minier. C’est ainsi qu’est né le cimetière de train.

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Avant d’entrer dans cet étrange univers, faites une pause, tourner sur vous même, regardez, les montagnes qui émergent sur l’horizon, le ciel aux couleurs changeantes, Uyuni dont vous apercevez un clocher et quelques maisons basses, la ligne de train qui sort de la ville et s’enfonce dans le désert. Respirer cet air rare et d’une pureté enivrante, fermez les yeux un instant, écoutez le vent et les bruits ténus venant de la ville.

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Voilà, vous êtes près, vous pouvez entrer, suivez la voie, touchez les vieilles carlingues, écoutez leurs histoires, observez leur date, leur lieu de naissance, une grande majorité ont traversé l’océan venant d’Angleterre. Au milieu des amas de métal, des tas de vis qui autrefois liaient le rail à ses traverses, quelques plantes rachitiques, piquantes aux fleurs jaunes vous observent. Passez les carcasses des wagons de voyageur, découvrez c’est incroyable wagon rouge vif à l’avant défoncé. Un peu plus loin se trouve les wagons citernes toujours orgueilleusement marqués du signe YPFB (la compagnie pétrolière bolivienne).
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Faufillez-vous entre les essieux qui ont perdu leur fonction et sont orphelins de leur wagon. remontez lentement jusqu’à arriver devant l’alignement de dizaines de vieilles locomotives à vapeur. Les touristes, les Boliviens y ont laissé leurs marques, un enfant a dessiné la voiture de ses parents, un autre sa maman, une autre personne se prend pour Einstein, une autre cherche un mécanicien, Urgent. Puis tout au bout, le voie continue seule, une locomotive s’est mise en tête du cimetière, gardienne de la sortie. Quand vous arrivez à ses côté, le désert s’ouvre infini, bordé de montagne et d’horizon.

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Cimetière de trains d'UyuniGrimpez sur une des locomotives, attendez que le soleil se couche, buvez une petite bière, une Potosina par exemple, en admirant ce paysage. Les montagnes se font plus net, l’air semble en plus pur, le rouge, l’orange, le violet, le bleu nuit ce mélange au bleu du ciel, brun du sol et au rouge de la rouille. Voilà les premières étoiles apparaissent, la croix du sud vous salut et vous annonce qu’il est temps de rentrer. Marchez le long de la voix, derrière vous les derniers feux du soleil s’éteignent, la voie ferré vous porte jusqu’à la gare, le froid vous attrape, les lumières de la ville vous entourent, vous rassurent, vous font oublier. choisissez un bar sympa, un resto tranquille revenez au monde des vivants, du bruit, des hommes.
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Toutes les photos du cimetière de trains d’Uyuni




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