Archive for the 'Arabie Saoudite' Category

06
Juin
08

Maiden Saleh, l’autre Petra – 2

Et si les Mammouths existaient encore…

Mammouth

27
Mai
08

Maiden Saleh, l’autre Petra… – 1

Il y a 2000 ans, alors que certains construisaient des pyramides pour leur voyage dans l’au-delà, les nabatéens bâtirent leurs tombeaux à même la roche.

La taille commence toujours par le haut, les bâtisseurs détruisant après chaque étape de construction la plateforme élaborée à même le gré qui leur permettaient d’atteindre ces hauteurs !

Cette tombe, la plus gigantesque, resta inachevée…

Tombe

La carte

07
Déc
07

Panique sous-marine aux iles Farasan, Arabie Saoudite, Part 2

Ceci est la suite de l’épisode 1 

arrive sur le bateauLe lendemain matin nous somme tous au pied de guerre… curieux de ce que le temps nous réserve après la tempête de la veille. Après le petit déjeuné notre minibus nous emmène au bateau et l’armée nous autorise à prendre la mer. Ouf… C’aurait été dommage de venir jusqu’ici et de ne pas pouvoir plonger ! 

Avec mon boité spécial plongée pour mon appareil photo, j’étais fin près, juste un peu anxieux à l’idée de croiser des requins, chose courante aux dires de Momo… Mais comme nous étions plusieurs j’allais me tenir au milieu du groupe afin d’être épargné par les premières bouchés !

RaieArrivé sur notre premier spot nous faisons une première plongée à 20 mètres avant de revenir près de la barrière de corail, moitié moins profonde. Nous faisons des binômes, chacun devant surveiller son partenaire Norme de sécurité élémentaire en plongée ! Je passe donc avec l’américain…

Ebloui par les fonds je suis à l’affut des meilleurs clichés, oubliant parfois de suivre le groupe et de surveiller mon binôme ! La variété est exceptionnelle, un raie par ci, des poissons clowns par là, des poissons perroquets, des poissons lunes, de nombreux types de discus, … et bien d’autres espèces dont je ne connais pas les noms… Mais pas de requins en vue, ce qui ne me manquait pas ! Après une bonne quarantaine de minutes les réserves d’oxygène commencent à s’épuiser, il nous faut penser à retourner au bateau… Mais c’est à ce moment là aussi que nous franchissons une bordure de la barrière de corail avec plus de profondeur, et un fort courant latéral nous entraine encore plus loin ! Pris dans mes photographies, je suis le dernier à me rendre compte que nous dérivons inexorablement…

Corne me fait signe de revenir ! Je vois les pieds palmés de tous mes compagnons à une quinzaine de mètres devant moi battant la cadence en chœur pour revenir à contre courant ! J’essaye de suivre… j’enchaine les battements de jambes à mon rythme maximum, mais je fais du sur place, je regarde les coraux, et il ne bouge pas, je n’avance pas… Je vois les autres s’éloigner… Je me Cornedemande si je suis vraiment plus faible ou si cela vient de mes palmes qui sont un peu plus courtes et qui ne me permettent pas de suivre l’allure, ou encore si je suis dans une partie où le courant est plus fort, vu que j’avais été un petit peu plus loin ! Je décide donc de m’aider de mes bras par des mouvements de brasse… Mais rien n’y fait, j’ai toujours l’impression de ne pas avancer d’un copeck ! Je m’essouffle, je commence à paniquer ne voyant presque plus mes acolytes et ne pouvant les appeler ! Je maudissais Corne et mon binôme de ne pas se retourner pour voir où j’en étais, mais je crois que c’était difficile pour tout le monde… 

A ce moment là mon bras gauche, dans son mouvement de brasse, attrape mon détendeur et l’arrache de ma bouche ! Je bois la tasse, tousse, m’étouffe, ravale de l’eau ! Je dois remonter illico à la surface. Déjà épuisé et essoufflé par l’effort fourni, je n’avais pas besoin de ça ! J’ai cru me noyer ! Arrivé à la surface, j’étais exténué… Je devais reprendre mon souffle, mais mon cœur battait la sérénade, les vagues m’envoyaient de l’eau en pleine figure en m’obligeant à reboire la tasse tellement je ne pouvais retenir mon souffle, et ceci jusqu’à ce que mon esprit ait de nouveau assez d’oxygène pour fonctionner et penser à gonfler mon gilet pour flotter sans efforts ! C’en était donc fini d’essayer de suivre le groupe. Je ne pouvais plus rien faire. Le courant m’entrainait vers les rochets. J’hurlais pour que quelqu’un m’entende, me voit… mais en vain ! J’étais seul, perdu dans les méandres des eaux façonnant les iles Farasan, sans bouée fluo pour me faire repérer ! Seul Corne en avait une ! Il ne manquait plus qu’un requin vienne me bouffer les pieds ! Je n’osais même pas y penser, tellement j’étais persuadé d’en avoir sous moi ! Et j’étais une cible facile, telle une proie à l’agonie flottant à la surface… Il ne restait plus qu’à attendre et espérer, il n’y avait aucun espoir que l’on m’entende de toute façon… Ou serais-je lorsqu’ils se rendraient compte que je manque à l’appel ! Putain Corne retourne toi !Après quelque interminables minutes, je vois une tête au loin sortir de l’eau, Corne, enfin, mon héro ! Je me remets à hurler pour qu’il me voit ! Mais le voilà qu’il se dirige dans ma direction, ouf, enfin, je suis sauvé ! Une fois à mon niveau, il sorti la bouée pour que le bateau nous repère et se mis à siffler avec le sifflet spécial ! L’ouïe fine et les yeux de lynx de Max, qui était resté sur le bateau, avaient entendu notre appel de détresse ! Corne me remis mon détendeur pour que j’arrête de prendre de l’eau dans la gueule et nous pûmes rejoindre le bateau qui se voguait vers nous !Mes jambes flageolaient, mes mains tremblaient, j’avais bien cru y rester aujourd’hui… J’explique à Max et à Corne ce qu’il s’est passé en même temps que nous allons récupérer le reste du groupe. Corne me précise que si je n’avais pas bu la tasse et toussé, j’aurais pu faire éclater mes poumons ! Avec la panique j’avais oublié la règle la plus importante lors d’une remontée d’urgence. En effet, à 10 mètres de profondeur, ou un bar de pression, l’air est compressé de moitié. Et si vous remontez à la surface en gardant de l’air inspiré à cette profondeur, vos poumons explosent inéluctablement !Enfin, je m’en étais tiré avec une grosse frayeur et une expérience qui ne me ferait plus jamais oublier cette loi d’Archimède ! Une fois tout le monde sur le bateau, il était temps d’aller manger, de reprendre nos esprits, de se poser quelques temps sur un bout de plage paradisiaque d’une des iles de l’archipel.L’après midi nous referons une plongée, mais seul l’australien et moi même décidons d’y retourner car la mer est très agité, et je crois que j’ai fait peur avec mon histoire ! Mais cette fois le bateau nous suivrait en même temps que nous dérivions avec le courant ! Je voulais prendre d’autres photos…Le soir, de retour à l’hôtel, nous apprenons que les bateaux ne refont toujours pas la traversé vers Jisan, la mer ne le permettant pas. Nos deux américains manquants n’auront malheureusement pas eu la chance de nous rejoindre. Corne et les irlandais avaient peur de ne pas pouvoir revenir à temps pour l’avion le lendemain si le temps ne s’arrangeait pas ! Et ils ne pouvaient pas se permettre de passer une semaine sur l’ile ! Seuls les employés consulaires n’avaient pas de soucis de ce côté-là ! Ils tentent donc par tout moyen de trouver une embarcation qui les ferait traverser, même si c’est en pleine nuit ! Tant pi pour les plongées prévues le deuxième jour…Depart pour le retourLe lendemain, nous constatons avec Max que tout le monde est parti ! Apparemment la personne qu’ils avaient chargée pour trouver un bateau les avait réveillé à 3 heures du matin pour tenter la traverser, la mer étant plus calme en pleine nuit. Comme je n’allais pas faire de la plongée seul, nous voyons avec Max s’il est possible de rejoindre Jisan, soit avec le même type de bateau sur le retour a jisanque le premier jour, soit avec le ferry de l’armée, ce qui prendrait trois fois plus de temps… Mais la mer s’était apaisée et tout était redevenu normal ! Accompagné d’un groupe d’infirmière, la traversé se fit deux fois plus vite que l’avant veille.

   

Une fois à l’aéroport nous retrouvons nos amis qui s’apprêtaient à embarquer sur un vol mais il n’y avait plus de place pour nous. Nous passons donc l’après midi dans une ferme et visitons un peu les alentours pour attendre notre vol prévu en fin d’après midi.

    

  max   Mangier axel

Le week-end ne s’était pas vraiment passé comme je l’avais espérer, mais on ne lutte pas contre les éléments, et j’avais eu ma dose de souvenir et d’histoires à raconter malgré tout…

La carte des iles Farasan

30
Nov
07

Panique sous-marine aux iles Farasan, Arabie Saoudite, Part 1

Je parie que très peu d’entre vous ont déjà entendu parler des iles Farasan. La raison principale à cela vient du fait qu’elles se trouvent dans un pays qui ne délivre pas de visas touristiques : l’Arabie Saoudite. Mais ce pays renferme des trésors cachés encore vierge de prédateurs que je vous ferai peu à peu découvrir…

Les iles Farasan se situent à l’extrême sud ouest de l’Arabie, tout près de la frontière avec le Yemen, en face de la ville de Jizan, dans la délicieuse mer rouge… Et c’est là que je voulais aller…J’avais entendu parler de ces iles comme d’un paradis pour les plongeurs. Et comme j’avais passé mon PADY (diplôme de plongé premier degré) en Thaïlande quelques mois auparavant, je décidai donc d’organiser une escapade à plusieurs plongeurs pour aller voir ça d’un peu plus prés !

On ne peut pas aller à l’improviste aux iles Farasan, la zone est gardée par l’armé. Il faut une autorisation spéciale pour s’y rendre. Il n’y existe qu’un petit hôtel, sur l’ile principale de Farasan Kabir, tenu par un passionné de plonger, Mohamed, travaillant la semaine à Riyad, à quelques 2500 kilomètres de là. Etant moi-même à Riyad (« jardin » en arabe), je décide de le rencontrer pour avoir plus de détails sur la façon de procéder. Momo avait 2 bateaux, il travaillait sur commande uniquement. Il me proposait un forfait 2 nuits à l’hôtel pension complète et 2 jours de plonger aux alentours de 350 euros par personne si nous étions au moins 7 ou 8, plus le vol pour Jizan, soit 100 euros supplémentaires. Mais cette expérience inédite valait bien cet investissement…

Je me mis donc à la recherche de partenaires pour ma petite aventure ! Je ne m’inquiétais pas pour ça car mes contacts étaient nombreux… Comme je travaillais pour l’Ambassade j’avais pu, petit à petit, me faire intégrer dans les soirées du quartier diplomatique.

Petite parenthèse à ce sujet : Sauf pour les événements officiels ou à la résidence de l’Ambassadeur, où l’on pouvait se croire dans la pub de Ferrero Rochet, les soirées en ambassades en Arabie sont les seules où l’on peut trouver un bar digne de ce nom ! Je tire à ce propos mon chapeau à l’Ambassade de Grande Bretagne pour ses nombreux Happy Hour, à l’Ambassade d’Allemagne, l’Ambassade d’Australie, l’Ambassade des Pays Bas et l’Ambassade américaine sans lesquelles on se serait fait bien chier ! L’ambassade de France n’organisant rien d’autres que des soirées culturelles pour écouter un concerto de luth ou autres évènements de ce genre ! Pas que ce soit mal, mais on aurait pu faire les deux ! Même pas un bar pour le personnel !! Bon heureusement on avait droit à une petite commande tous les 6 mois ! Je ferme ma parenthèse.

Tout ça pour vous dire que je côtoyais dans ces soirées pas mal expatrié(e)s de tous horizons… Et en moins d’un mois j’avais constitué ma petite équipe : 2 irlandais, 1 australien, 3 américains (dont une américaine), 1 sud africain, 1 italien et 1 français, moi ! Le seul n’ayant pas de réelle expérience de plonger ! Je ne compte pas Max, l’italien (Chef du département économique de l’Ambassade d’Italie et aussi devenu sur mes conseils organisateur des meilleurs soirées privées de tout le Pays) qui se contenterai du tuba par peur que ses poumons exposent. Mais je partais confiant, j’allais suivre, faire comme les autres… Le plus dur fut de trouver une date qui conviendrait à tous. Cette date tomba le 30 mars 2006. Le « hic » c’est que Momo ne pouvait pas ce jour là ! Il avait d’autres priorités de dernières minutes… Mais il me certifia que son personnel s’occuperait bien de nous, qu’il connaissait les coins par coeur… Par contre personne ne nous accompagnerait sous l’eau, c’était le seul homme grenouille de l’ile ! Humm, l’inquiétude me pris ! Le seul plongeur de ces lieux ne nous accompagne pas ! Mais bon, il y avait Corne, le sud africain, qui avait son diplôme d’instructeur… Donc allons-y quand même ! Sinon faut tout réorganiser… et ça fait chier !

Nous voilà donc parti… A l’exception de deux de nos compères ricains (dont la fille), qui venaient de Djeddah (Grand-mère en arabe), on se retrouve tous à l’aéroport international du Roi Fahad le mercredi soir (équivalent du vendredi chez nous !). Equipé de nos masques, palmes et tubas loués la veille dans le seul magasin de plonger de Riyad, nous sommes fin près à embarquer pour Jisan (je ne sais pas en arabe !) où il nous faudrait prendre le bateau pour nos tant désirées iles Farasan… 

dans le taxiMaxA Jisan, un taxi nous attend pour nous emmener au port. Mais une fois sur les lieux un bateau vient à peine de partir, il faudrait donc attendre le prochain ! Pendant ce temps on vérifie nos autorisations, on fume des clopes, et on apprend que la mer devient de plus en plus colèrique, que la traversé va être agité voir annulé ! Ah non ! Pas ça !! Du coup on se débrouille pour faire partir un bateau immédiatement, même à moitié plein, on s’arrangerait… Et les deux ricains nous rejoindraient le lendemain matin.

Moi

Dans le navireNous voilà donc dans notre embarcation, en pleine nuit, prenant le large pour une heure de mer… A peine les protections naturelles du port franchit que l’on se mit à sentir la houle nous secouer, ralentir le moteur, nous contre balancer… Au début tout le monde trouve cela marrant, un peu comme des gamins enivrés par une nouvelle aventure… Mais au bout d’un moment, certaines têtes changent de Cornecouleurs ! Je m’aperçois qu’Axel, le consul australien, n’a pas décroché un mot depuis un moment ! Que Corné, le sud africain, à ouvert le petit vasistas et respire de l’air à pleins poumons ! On demande si tout va bien mais je crois qu’il vaut mieux pas poser de question dans ces cas là ! Ils se concentrent dans autre chose ! Au lieu de me répondre, Axel se retourne et rend tout ce qu’il a à Max qui fait semblant, lui ca allétravers un autres vasistas ! Il était devenu livide ! Plus blanc que blanc ! L’œil blafard… Il avait pourtant pris des cachets contre le mal de mer ! Corne, entendant la scène se força à ne pas la regarder et à continuer son exercice, sans décrocher un mot non plus ! Cela dura comme ça presque tout le voyage. J’ai eu peur qu’Axel y laisse son estomac ! En plus la traversé a duré presque le double de temps, et je dois avouer que parfois c’était presque flippant, surtout avec la panique régnante à bord !

Moi

PhotoMais nous arrivâmes saints et saufs sur nos iles, il devait être près des 11 heures du soir ! L’armé nous contrôle, je prends une photo qu’on me demande d’effacer mais je l’efface pas, et un autre taxi nous attendait pour nous amener à l’hôtel. On apprend que jusqu’à nouvel ordre les bateaux effectuant la traversé sont annulé pour raison de tempête. Les deux ricains manquant risquent bien de passer le week-end à Jisan… Mais pour notre bateau de plonger ça devrait aller, en espérant que le temps s’améliore… on rentre donc vite à l’hôtel pour manger un bout et aller se coucher, demain une autre aventure nous attend…

Max au lit !

La carte des iles Farasan




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