Archive for the 'Cameroun' Category

13
Fév
08

souvenirs:Chasse aux singes avec mes « amis » pygmées! -FIN-

Suite Part 3

…Nous voilà installés sur un “lit” de feuille de bananier et un toit de fortune, plutôt confortable! Nos hôtes, eux, préfèrent dormir à même le sol sans même un toit…nous avons donc un service 5 étoiles 🙂

On est installé, on a un semblant de flotte, maintenant il reste à savoir ce que l’on va dîner…..

Je décide de partir avec un des pygmées pour voir un peu ce qu’il va nous ramener à manger…je le vois poser des petits pièges, mastiquer du manioc et le cracher juste devant l’entrée du piège??? Bizarre!! je me demande à ce moment-là ce qu’il peut bien attraper. Par contre, il nous cueille des fruits incroyables avec une saveur que je ne connaissais pas, puis des mangues, mon fruit préféré.

On revient au camp et ils commencent la popote avec les fruits et les plantains. Au menu: plantain bouilli, salade de fruits et ce que vont attraper les pièges de mon ami.

Et bien cela sera, je vous le donne en mille, une fricassée de….TAUPE!!! et bien oui, le seul truc qu’a chopé ce foutu piège est une taupe…je ne savais même pas que cela se mangeait 🙂 ma foi, le goût n’était pas mauvais et j’en ai repris deux fois jejeje

Inutile de vous dire que je n’ai pas fermé l’oeil de toute la nuit…la jungle, la nuit, c’est la foire à neuneu, un bordel incroyable! Toutes les bestioles se donnent rendez-vous pour faire la foire…et moi j’ai l’impression que toutes ces bébêtes me veulent du mal donc à chaque petit bruit j’ai l’impression qu’un serpent entre dans mon lit ou qu’un gorille vient saluer son “cousin germain” français…

Le lendemain commence la chasse aux singes. Je n’ai jamais vu un singe vivant de toute la journée! Chaque fois qu’un des gars en pointait un, il me le montrait, mais, avec la densité des branches, je n’ai jamais pu en capter un!! Je le voyais une fois au sol une balle entre les deux yeux 🙂

On n’a pas pu essayer de tirer, les balles doivent coûter cher, et entre nous, je préfère, car j’aurai fait exprès de le louper…je suis incapable de descendre un animal, encore moins un singe!

Nous étions donc les porteurs de service, en fin de journée, je me retrouvais avec 4 singes verts (c’est le nom!) sur les épaules…

Le soir avant de rentrer au village, nous avons eu le droit à un civet de singe délicieux 🙂

L’arrivée au village était digne d’une montée des marches au Festival de Cannes. À croire, qu’ils ne pensaient peut-être pas qu’on allait revenir sain et sauf jejejej 

Moi j’y serais bien resté un peu plus dans ce village et cette jungle, mais il était temps pour nous de faire route vers Yaoundé, et cette fois on ne pouvait pas se tromper de sens puisqu’on était déjà à l’une des extrémités de la route.

Ayant laissé radios, piles, bougies et quelques bricoles que nous avions dans nos sacs en gage de remerciement (il était hors de question qu’ils acceptent un peu d’argent) nous arrêtons un camion et en route vers Yaoundé, le coeur gros de laisser nos amis pygmées et camerounais, mais avec un souvenir impérissable qui restera sûrement ma plus belle rencontre de voyage! C’était il y a environ 7 ans, mais le visage du chef de village et les détails de cette rencontre sont encore d’une clarté incroyable…

Depuis ces jours, je rêve d’y retourner, revoir ces visages, embrasser le chef de village, fumer un joint avec les pygmées avec du vrai papier à rouler et “regoûter” à la jungle qui en quelques jours m’a marqué et m’attire à chaque fois que j’ai l’opportunité d’y mettre les pieds

03
Fév
08

souvenirs:Chasse aux singes avec mes « amis » pygmées! -Part 3-

Suite de la part 2

…Je passai une nuit incroyable, n’arrêtant pas de rêver ce que je venais de vivre et ce que j’allais vivre dans cet endroit perdu du Cameroun!

Au petit matin (mais vraiment petit le matin, les singes n’attendent pas pour être chassés 🙂 ), 3 jeunes gens, ceux qui nous servaient de traducteur avec le chef, vinrent nous réveiller pour nous dire de nous préparer. Nous levons le camp d’ici quelques heures.

Nous voila parti en direction de cette jungle si impressionnante, avec notre sac à dos, que nous refusons que nos hôtes portent, je ne voulais pas que cela fasse « colon » allant à la chasse aux singes. Mais vu le bordel pour circuler dans la forêt tropicale, la chaleur et surtout la différence de gabarit entre nous et les 3 gaillards nous acceptons après quelques heures qu’ils nous donnent un coup de main. En plus, ils sont partis pour 3 jours dans la jungle avec seulement un K-way et une machette! Mais comment ils vont faire? Sont fous ces Camerounais!!
Pendant toute la journée de marche je me suis vraiment demandé comment ils pensaient survivre 3 jours dans la jungle sans équipement… le choc des cultures hehehe je comprendrais bien vite qu’une machette et un K-way sont bien suffisants pour passer quelques jours en jungle! du moins pour quelqu’un qui est habitué à un tel environnement, pour moi, avec cet attirail je suis mort au bout de deux jours jejeje

Après de longues heures de marche, nous arrivons dans un village, un village de la tribu des Pygmées. L’image que nous avons d’eux n’est pas usurpée, ils sont de petite taille! Nous avons le droit à la visite du village, en pleine jungle. « The white men show » continue évidemment parmi les Pygmées… encore plus surpris que nos hôtes antérieurs de nous voir dans leur village! vous imaginez bien! Mais accueil très chaleureux comme d’habitude en Afrique.

Pendant la visite, nous tombons nez à nez avec une culture de plans de cannabis! Je crois qu’à l’époque c’était sûrement la première fois que j’en voyais des vrais ! On expliqua que chez nous, cette plante était interdite et que cela coûtait très cher à fumer. Ils étaient morts de rire! interdit! sont fous ces « blancs »…choc des cultures!
Ils décidèrent de nous inviter à en fumer sur le champ ! pas vraiment adepte au cannabis, je ne refusai toutefois pas! encore un truc à ne pas manquer: fumer un joint avec des pygmées… ça le fait, non? À vrai dire, ce n’était pas vraiment la période pour récolter l’herbe et la fumer, mais ils étaient tellement heureux de nous faire un cadeau qui avait une valeur marchande importante pour nous.
Seul couac, pas de papier! merde! on ne va pas pouvoir se l’allumer ce pétard ! Ni une ni deux je sortis mon guide de voyage du fond de mon sac pour en déchirer quelques pages (de toute façon, cela faisait bien longtemps qu’il ne me servait à rien ce bouquin!) qui nous serviront de papier « OCB » 🙂 Putain! cette idée pas vraiment géniale m’arracha les poumons! je sais pas si vous avez déjà fumé un spliff avec du papier journal et de l’herbe quasi fraîche, mais je peux vous dire que cela a dû « fumer » mes poumons bien comme il faut 🙂

Après cette expérience inoubliable, d’ailleurs j’ai gardé mon guide de voyage juste pour les pages arrachées, beau souvenir, nous levons le camp avec 2 pygmées armés de fusils.
La vérité, j’ai était un peu déçu de voir les pygmées partir à la chasse avec deux fusils. Je les imaginais chasser avec l’arc ou la sarbacane! bon, OK le modernisme et la technologie concernent tout le monde, ce n’est pas non plus une exclusivité occidentale! Modernisme, modernisme, c’est vite dit, car tout de même les flingues avaient une « touch » bien africaine…fait de brics et de brocs 🙂

Et puis arriva la nuit… le moment où on se dit « et maintenant on dort où, comment et on mange quoi? Je suis au fin fond de la jungle, s’il m’arrive quelque chose et bien personne ne le saura et je serai porté disparu ». Je trouvais que pour un mec qui voyage c’était plutôt une belle fin donc je décidai de ne plus m’inquiéter 🙂

Une dernière chose avant de vous laisser trépigner pour avoir la suite:
-Réserve d’eau potable au départ du premier jour: 4 L chacun (mon pote et moi)
-Réserve d’eau potable à la fin du premier jour: 0 L chacun!
-En notre possession au « camp » de fortune: une sorte de rivière d’eau verdâtre et une plaquette de MicroPur pour purifier l’eau… il est écrit sur la boîte « à utiliser seulement pour de l’eau claire !! »…. 
« Monsieur MicroPur, si je rentre de cette aventure je viens te casser la gueule! on s’en fout d’avoir des plaquettes pour purifier de l’eau claire, CONNARD!!! »

…À suivre…

20
Jan
08

souvenirs:Chasse aux singes avec mes « amis » pygmées! -Part 2-

Suite de la Part 1….

…Nous étions donc les acteurs d’un spectacle que nous ne maîtrisions pas ! Soudain, un gamin se mit à crier un nom, en montrant du doigt un petit homme se dirigeant vers nous. Je compris qu’il s’agissait du chef de village.

Il était vieux, petit, une machette à la main et portait sur son épaule du bois. L’accompagnaient 3 jeunes gaillards.

Je me dirigeai timidement vers lui pour lui demander l’hospitalité. À peine arrivée à sa hauteur, il jeta la machette et le bois au sol et me prit dans ses bras ! Cet homme qui ne m’avait jamais vu, qui ne savait pas d’où je venais, ce que je lui voulais me prit dans ses bras. J’en étais surpris et ému à la fois.

Je tentai de lui expliquer brièvement notre histoire, de me présenter en quelques mots et de lui demander s’il pouvait nous héberger cette nuit. Il parlait très peu le français, mais les 3 loustics qui l’accompagnaient parlant parfaitement le français nous servaient de traducteur.

Commença une discussion entre lui et moi en face de tout le village… le « show » avait intégré un nouveau personnage, le chef de village. 

La nuit tombante, il chassa ses femmes d’une hutte pour nous y accommoder, ce qui ne nous mit pas franchement à l’aise. Nous ne demandions pas tant d’égard. 
Nous voila dans une hutte en terre sèche de 3 à 4 personnes au confort le plus sommaire, mais dégageant une certaine magie et une hospitalité certaine. 

Le soir même, le chef nous invita à partager son repas avec quelques adultes de son village.

Menu du soir : SINGE, une grande première pour nous deux et très bonne surprise pour ma part, ce qui était moins sûr de la part de mon ami américain 🙂

Lorsque je voyage je veux tout goûter ! quelque soit l’aliment. S’il y a des êtres humains qui se nourrissent de tels ou tels aliments, je veux et peux goûter. Cette curiosité m’a fait me délecter de tout, du singe aux insectes en passant par le cochon d’Inde. Et encore, je ne vous dis pas le menu du lendemain soir !! vous le découvrirez plus tard dans cette histoire !

Durant le repas il se mit à fixer mon ami avec des yeux méfiants, il me demanda s’il était mon ami et je lui répondis que oui. Il se leva et le prit dans ses bras et cria : « si c’est ton ami alors c’est mon ami aussi « . Puis, il me montra dans le ciel l’étoile Polaire et me demanda si je savais ce que c’était. Un peu hésitant, car n’étant pas un grand spécialiste de l’astronomie je lui répondis, l’étoile Polaire…Il eut un léger sourire de satisfaction qui surgit de ses lèvres, l’air d’être heureux de m’apprendre, moi l’homme blanc venu de France, un secret ! Il me révéla que ce qui brillait dans le ciel n’était point une étoile, mais un satellite américain qui surveillait son pays. Faisant le type surpris et ravi de partager le secret avec lui je ne m’engageai pas sur le terrain glissant et délicat des relations africo-américaines pour ne pas mettre mal à l’aise mon ami américain. Je suis sûr que le chef crut un moment que cet américain était un espion de la CIA, ce qui explique sûrement l’inquiétude du chef vis-à-vis de son hôte « gringo » et son soulagement quand je lui confirmai qu’il était bien mon ami.

Pendant le repas, le chef n’arrêtait pas de faire référence à un prénom qui sonnait français, mais chaque fois je ne saisissais pas de qui il s’agissait… et puis à un moment je demandai au jeune fils (je suppose que c’était son fils) de me préciser qui était cette personne. J’appris qu’il y a 5 ans un français avait connu la même mésaventure que nous et qu’il avait passé quelques jours en leur compagnie. C’était d’ailleurs la dernière fois qu’ils avaient vu un homme blanc! De Robert (appelons-le ainsi !) je vais en entendre parler tout mon séjour. Et Robert par-ci et Robert par-là… il était devenu un être vénéré au village…je ne suis pas sûr qu’il le sache…de toute façon, nous avons sûrement pris sa place en tant qu’ »homme blanc vénéré » heheheh!

À la fin du repas, le chef consulta ses « hommes » un instant puis vint vers nous avec une proposition inattendue :
« Demain, j’ai mes « hommes » qui partent quelques jours dans la jungle, accompagnés de pygmées, pour chasser le singe pour le vendre au village le plus proche. Cela vous dit de les accompagner???? »
Je répondis « oui » avant même d’avoir consulté mon ami….une opportunité comme celle-ci ne peut pas se rater!
Je traduisis à mon ami: « demain nous allons à la chasse aux singes » n’étant pas sûr de m’avoir bien compris, il me fit répéter, puis une fois sûr que je lui parlais bien de chasse aux SINGES il se mit à rire tout en me disant qu’il était partant!

Avant de m’endormir je jetai un oeil au « satellite américain » en lui disant « putain de bonne étoile, tu me les feras toutes! » et m’endormis en rêvant de ce que pouvait être une chasse aux singes accompagnés de pygmées….

….À suivre… 

08
Jan
08

Souvenirs:Chasse aux singes avec mes « amis » pygmés! -Part I-

Cela faisait un moment que je ne vous avais pas conter une de mes aventures. Et j’ai fait exprès d’attendre pour vous raconter celle-ci, car pour moi c’est tout simplement la meilleure expérience de voyage qui me soit arrivée! C’est sûrement la dernière qui vaut la peine d’être narré, les autres histoires sont beaucoup plus communes.

avant tout, je vous mets dans l’ambiance!

quand: Après 6 mois au Nigéria, à bosser, avant de rentrer en France (en fait, en Suisse) j’avais décidé de profiter du mois de vacances que j’avais pour faire un tour au Cameroun. Je vous ai déjà raconté une histoire sur ce pays. Il y a plus ou moins 7 ans.

les protagonistes: Un Américain rencontré à Douala ou Yaoundé, un chef de village camerounais, des pygmées, des singes et votre humble blogueur!

Lieux: Forêt tropicale du sud du Cameroun.

C’est bon! cela vous donne envie de lire la suite?…j’n’entends rien!…bon, ok! je poursuis, vu l’enthousiasme général 😉

Nous voyagions (le gringo et moi) essentiellement en stop ou taxi-brousse, toujours plus sympa pour faire des rencontres. Nous étions donc dans le sud du pays à quelques centaines de kilomètres de la forêt tropicale. Nous voulions remonter vers Yaoundé, en plusieurs étapes puisqu’il était déjà le début d’après midi. De toute façon où nous sommes, il n’y a qu’une seule route! Un camion, d’une société exploitatrice de bois, veut bien nous embarquer.

« vous allez où? »
« vas-y roule et vers les 18h, tu nous lâches dans le premier bled »

Petite discussion sympa avec le chauffeur et puis les deux tombons dans un gros sommeil bercé par les routes défoncées du Cameroun.
Après un somme bien mérité et assez long, le chauffeur nous réveille:
« Eh! les gars, il faut descendre maintenant »
« T’es gentil, mais on est où ici? » -les yeux encore embués-
« on va rentrer dans une zone privée, vous ne pouvez pas rentrer, c’est interdit, c’est propriété de l’entreprise de bois »
« on est encore loin de Yaoundé? »
« Yaoundé??? oui puisque l’on va vers le sud… »
« Le sud? comment ça, le sud! on n’est pas en direction de Yaoundé? »
« Non les petits gars vous avez pris le chemin inverse, hahahaha! »

Il a de quoi se foutre de notre gueule! on est parti dans le mauvais sens, c’est pas possible d’être aussi con! Pas de camion dans le sens inverse avant demain matin, c’est déjà la fin de journée.
Le chauffeur nous avez laissé à deux pas d’un village, vous savez ces villages africains typiques, où les maisons sont en terre et un toit de feuille. Merde nous qui pensions dormir dans un hôtel dans un endroit ressemblant plus à une ville!

Bon, je décide de prendre les choses en main, pas trop le choix puisque mon pote américain ne parle pas un mot de français.

Nous nous approchons vers le village avec nos bardas et déjà commencent à s’agglutiner des gamins autour de nous. J’avais lu quelque part qu’à l’arrivée dans un village africain, il fallait toujours demander le chef de village. Donc, je m’exécute et demande à voir le chef de village. Je comprends qu’il n’est pas là pour le moment. Le village entier, cette fois-ci, nous installe devant une hutte sur deux chaises. Tout le village est en face de nous. Pour mettre mal à l’aise, il n’y a pas pire 😉

Tout le monde nous regarde avec des sourires et regards un peu gênés et timides, cela n’arrête pas de piailler! On a l’impression d’être sur une scène de théâtre où on aurait oublié de nous donner nos textes 😉

Voila nous attendons bien gentiment le retour du chef de village dans cette situation gênante.

…à suivre…

24
Nov
07

Souvenirs:Perdu au milieu des lions (Final)

Voir Part 1; Part 2

Durant cette marche (cela faisait un peu penser à Rambo perdu dans les bourbiers du Vietnam, si si je vous assure 😉 ) nous avons eu l’occasion de voir un couple de phacochère (le même?) et des points noirs à l’horizon…des éléphants et des girafes à ce qu’il paraît! moi je n’ai vu que des points noirs!Et là, la délivrance! l’entrée du parc avec tous les gardiens qui s’apprêtaient à venir nous chercher, les oeil ebobis (j’aime bien ce mot…sûrement la première fois que je l’écris!) en nous voyant arriver à pieds plein de boue sur le corps. Et voit-il pas que l’on commence à se faire engueuler, se faire traiter de fou, d’inconscient et d’irresponsable…drôle de façon de nous accueillir! Ok, ok ce n’était peut-être pas malin de notre part mais tout de même dans l’histoire on est victime, merde!

On décide de rentrer « fissa » à l’hotel où nous logions à Maroua mais biensûr on ne peut pas le faire à pied et on ne va pas attendre que les gardiens se chargent de désembourber notre 4×4…temps qu’ils appellent un camion et surtout le temps qu’ils trouvent le 4×4 au milieu du parc…on était pas rendu! et la nuit était déjà tombée. A quelques 100 mètres de là, un barrage de flics est sur la « nationale » pour faire des contrôles sur les camions. Je me dirige alors vers eux pour leur demander s’ils pouvaient demander à l’un de ces camions de nous ramener en ville…je vous laisse imaginer la tête des deux flics! en voyant arriver 4 touristes à cette époque de l’année (même, au Cameroun cela ne court pas les rues des « routards »), plein de boue et moi pieds nus car marcher avec des tongs dans la boue c’est pas facile…je les ai d’ailleurs paumé!Et là vous voulez la meilleure? le flic commence à m’engueuler et vouloir me verbaliser car je suis pieds nus sans aucune chaussure à mettre au pieds!!!!! Le comble, la cerise sur le gateau, le ponpon, le truc de trop quoi…et là pétage de plombs de ma part.

Moi: »J’hallucine, vous me faites chier car je n’ai pas de chaussure alors que dans votre (j’ai dû lui dire » ton » à ce moment là 😉 ) pays la majorité des gens marche pieds nus! » (il devait aussi y avoir quelques « putain » dans cette phrase). Biensûr le gars se vexe (normal) commence à se défendre et tout le tralala…mais grâce aux deux allemandes, qui ont su jouer de leur charme, au bon moment, le flic s’est calmé sans avoir manqué de nous raqueter tous ce qu’il nous restait (sac, un peu de pognon, pilule pour désinfecter la flotte etc…mais pas jusqu’aux appareils photos!) Bon bref, on monte dans la benne d’un camion et après quelles heures nous arrivons à l’hotel…et devinez qui nous y attendait?…biensûr, le proprio du 4×4 qui pensait qu’on lui avait volé sa caisse. Pour éviter de le « tuer » sur place, nous lui disons simplement et gentillement que nous sommes fatigué et que l’on verra le lendemain avec lui, mais rien à faire, il insiste le bougre! et en plus il nous demande de lui payer le reste que nous lui devions!!!Sous son insistance nous lui expliquons notre mésaventure, lui disons que son chauffeur est resté au parc et l’attend pour sortir sa caisse de là bas. Il est fou de rage, surtout que nous lui disons qu’il hors de question que nous payons le reste…que le « deal » était aller/retour avec son 4×4 et que dans notre cas il n’y avait pas eu de retour, qu’il était inconscient d’envoyer des gens dans ce parc sans équipements à sa voiture etc…Vu son insistence de plus en plus menaçante nous avons décidé la nuit même de quitter la ville!

Bilan: pas vu un putain de lion ni même une grosse bestiole…que des traces! et je ne le regrette pas du tout mais alors pas du tout. Et puis surtout maintenant je fais gaffe quand je loue une voiture surtout si c’est pour me rendre dans des lieux reculés où difficile d’accès.Avant de terminer mon histoire, je voudrai préciser que le Cameroun est un pays merveilleux avec des gens fort sympathique…j’aurai l’occasion de vous le prouver dans un prochain récit de voyage…sûrement la meilleure « aventure » ou « expérience » qu’il me soit arrivée en voyage…c’est vous dire!

Voir carte

20
Nov
07

Souvenirs:Perdu au milieu des lions (Part 2)

Voir Part 1

Ok pas de problème! restons calme. Le chauffeur est un habitué, il doit avoir l’équipement pour sortir le 4×4 qui est embourbé jusqu’aux essieux, au pire il doit avoir une radio ou un téléphone pour avertir quelqu’un pour nous aider à sortir de ce bourbier…ET BIEN NONNNNNNN! il n’a rien de tout cela, c’est la première fois qu’il vient au parc et il n’a pas vérifié les équipements du 4×4 avant le départ (nous non plus d’ailleur!).Les deux gonzesses allemandes qui nous accompagnent, un américain et moi commenceons à flipper…sans le montrer pour éviter d’empirer les choses et garder un peu la face, je commence moi aussi à flipper! on est en fin d’après midi, à au moins 3 heures de marche de l’entrée du parc et aucun moyen d’indiquer où nous sommes. Je rappelle que le parc a une superficie de 170000 hectares! et qu’il n’y a pas une piste à suivre…Que faire? on essaie de sortir une voiture qui pèse des tonnes, on a des « flash back » des concurrents du Paris-Dakars avec leur matos pour sortir leur 4×4, on coupe des branches pour les glisser sous les pneus, on a de la boue jusqu’au dessus des genoux…oui, que faire?

Après une décision unanime nous décidons de laisser le véhicule là où il est et de commencer à marcher en direction de l’entrée du parc…il est hors de question de rester la nuit dans le 4×4…je vous rappelle que les animaux sauvages chassent la nuit!

Et la me revient en tête le panneau à l’entrée du parc: NE DESCENDRE SOUS AUCUN PRETEXTE DE VOTRE VEHICULE. DANGER LIONS.

gloup! Après avoir souhaité voir des lions toutes la journée, d’un seul coup il était hors de question qu’un apparaisse…je me rappelle avoir été, debout, à 15m d’un Rhino en Afrique du sud…(je crois que ma culotte s’en souviens toujours 🙂 )…aucune envie d’une décharge d’adrénaline du même style!

Au fait, je vous décris mon équipement personnel: chemise « baroudeur » Quechua, pantacourt « baroudeur » Quechua, tong « pas du tout baroudeur » Quechua et rien d’autre, même pas de quoi bouffer et boire (c’était mes débuts de voyageur, je croyais à cette époque que pour bien voyager on devait se déguiser en voyageur!) Et c’est parti pour des heures de marche en faisant confiance à un camerounais qui venait pour la première fois dans ce parc! une marche sportive car des fois la boue nous arrivait aux niveau des « bijoux de famille ». Et le guide de nous dire de temps en temps: « regardez les traces fraiches de lions, ils sont passés par ici il y a peu de temps, vous aurez peut etre enfin la chance d’en voir » (sic) et nous de répondre en choeur: « T’AS GUEULE! » (sic) et brandissant chacun notre bout de bois que nous pensions utiliser comme arme en cas d’attaque d’une bête qui peut faire jusqu’à plus de 220Kg!

…à suivre…

17
Nov
07

Souvenirs:Perdu au milieu des lions (Part 1)

Après avoir fait un stage au Nigéria, j’avais décider de passer 4 semaines au Cameroun pour découvrir cette « petite afrique ». Effectivement, le Cameroun est un résumé de l’Afrique en général. On y trouve la jungle, le désert, une pagaille de tribus, les plages et les animaux.
D’ailleurs j’avais bien l’intention de les voir ces animaux…après avoir passé 6 mois au Nigéria sans voir une seule bebête!
Je décide de me rendre à Maroua grande ville proche du parc de Waza classé a l’UNESCO et célèbre pour ses lions.

A Maroua, je trouve 3 autres voyageurs (c’est pas facile au Cameroun!) pour louer un 4×4 et un chauffeur….cela va être une super expérience d’autant plus que ce parc n’a rien à voir avec les parcs ultra-touristiques du Kenya ou de la Tanzanie! Là on part seul et on a la garantie de croiser cuasiment personne…tout ce que j’aime et recherche!

Après quelques heures de route nous arrivons à l’entrée du parc. Surprise des gardiens, faut dire que ce n’est pas non plus la meilleure saison pour faire la visite donc encore moins de touriste que d’habitude! Génial!

A l’entrée un panneau: NE DESCENDRE SOUS AUCUN PRETEXTE DE VOTRE VEHICULE. DANGER LIONS.
« T’inquiète Roger, j’ai pas l’intention de descendre du véhicule! même si cela serait une fin glamour, j’ai pas envie de me faire bouffer par un chaton! »

Nous voila parti à la recherche des lions, élephants, girafes & Co. Les yeux rivés sur l’horizon, à l’affût, tel un chasseur…d’image, l’appareil photo en position « standby ».

1 heure, toujours rien ( si un couple de phacochère, genial 😦 )….2 heures, toujours rien (à part quelques oiseaux), moi je suis venu voir du lourd, pas des bestioles à 2 balles….je commence à me dire que sur ce coup, je me suis bien fait enfler et que si à cette époque de l’année il y avait moins d’animaux, ce foutu loueur de bagnole voulait en fait dire que ces put… d’animaux c’étaient tous cassés en « vacances » dans le Nord du pays!

Et là, tout d’un coup…le 4×4 s’arrête brusquement, limite je « jarte » de la caisse…un lion?….un élephant?….une girafe?….non!…un marécage! Merde! On est bloqué dans un foutu marécage au milieu d’un parc perdu au Nord du Cameroun….J’EN PEUX PLUS….JE VEUX RENTRER…JE VEUX VOIR DES LIONS SUR DISCOVERY CHANNEL….NONNNNNN!!

…à suivre…




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