Qui est cette bande de lascars qui écrit sur ce blog?Le point commun entre tous, le virus du voyage est bien ancré dans nos veines

Greg
Guillaume
Toño
Dul
Maikon
Samuel

Vous aussi si vous aimez voyager et raconter vous pouvez participer


12 Responses to “Les auteurs”


  1. 1 greg
    novembre 15, 2007 à 4:29

    C’est parfait dul, j’aime bien « cette bande de lascars » 🙂

  2. 2 manu
    janvier 19, 2008 à 6:31

    Bonjour à Dulconte (sur Rue89) et aux autres aussi. Je suis donc passé sur votre site comme vous me l’aviez recommandé.
    Pour le moment, je n’ai pas fait le tour.
    Je suis en France de puis 6 ans non-stop (pffff). Donc, je n’ai pas grand chose à raconter pour le moment (!?). Mon dernier voyage, c’était eu Maroc avec mon fils. Depuis, j’ai pas mal galéré pour me refaire des sous. Mais, là ça roule. Dans un an et demi au plus, on devrait être en Inde…Et là, j’aurais plus à raconter.
    Je passerai aussi votre site à mon neveu qui reprend aussi la suite de son vieil oncle 🙂
    Peut-être le connaissez-vous déjà, mais je vous passe un site assez pratique, même s’il est succin. Ce ne sont que des informations pratiques, mais précises et utiles :
    http://www.abm.fr/
    Manu2005

  3. janvier 19, 2008 à 6:39

    Ce n’était point une recommandation, mais plutôt de la curiosité, cela fait quelques temps que je lis vos commentaires sur rue89 et le fait que vous ayez parlé de le voyage, j’ai eu envie de vous proposez de participer au blog.

    Les histoires n’ont nuls besoins d’être récentes :), merci pour cette adresse je vais m’y plonger avec intérêt.

    L’Inde, je ne l’ai que survolée, un gros mois, vraiment ridicule pour un géant pareil. L’avantage c’est que la vie y est vraiment bon marché. Comme partout dés que l’on sort du « gringo trail », les gens sont adorables.

    En tout cas ce lieu vous est ouvert si vous le désirez :), il suffit de demander.

  4. 4 manu
    janvier 19, 2008 à 8:13

    J’aime bien le « sur le vif ». Après la mémoire nous joue des tours…
    Mes meilleurs souvenirs sont en Inde. J’y était de septembre 88 à mars 89 (déjà, les dates je suis plus trop sûr, enfin les années, si).
    Kerala et Himachal Pradesh…entre autres, m’ont laissé pantois.
    L’indonésie… Je n’ai visité que Sumatra, mais c’est grâve bien aussi.
    J’adore les gens en Malaisie, même si le pays est moyen, surtout avec l’Indonésie juste à coté…
    Le Bresil…
    ouah, j’arrête, c’est trop dur, je voudrais déjà être en route…
    Promis, dès que je remes les pied en Inde, je passe vous voir.
    J’y serais pour deux semaines en février prochain. Pour voir si tout le monde s’y acclimate (je n’en doute pas trop).
    Mon gamin a 9 ans. Il est né à Mayotte. Il à connu Paris, Arras, le Maroc, Montpellier… Bref, formation précoce. Pour ceux que ça interesse, C’est assez facile avant deux ans.
    Après, c’est plus compliqué, car il faut qu’il se construise des repères. Pour nous, c’est facile de re-situer les choses, et déjà…
    Je pense qu’à partir de 8 ans, c’est plus facile. 10 me parait l’idéal. déjà bien construit, mais pas encore « formaté ». Et puis, ça permet de passer du temps avec lui…
    A+

  5. janvier 20, 2008 à 12:54

    Merci Manu, ces conseils sont loin d’être inutiles, puisque au pire dans 10 jours je suis papa :).
    J’espère quand même reprendre la route avant ces 10 ans. De toute façon il devra maitriser 2 langues et p’tre 3 ça aidera 🙂

  6. 6 manu
    janvier 20, 2008 à 5:35

    Oui, bien sûr, tout cela est très théorique…
    Une chose importante qui ne m’est pas apparue tout de suite : il faut parler, expliquer, dès la naissance. Je n’ai commencé à lui parler que quand il parlait. Nous avons donc quitté un tas d’endroits et de gens sans lui expliquer. Je pense qu’il en a souffert et qu’il lui a fallu du temps pour s’en remettre.
    Malgré tout, il n’y a pas que les langues. Les enfants sont assez casaniers. Bien sur, il faut un peu les pousser pour aller de l’avant. Mais il y a aussi les copains, les repères, son monde à lui.
    Mais le tout, c’est de trouver un équilibre et de lui donner de l’affection…
    De toute façon, quoi qu’on fasse, il subira toujours nos choix. Et celui de « l’enfermement, n’est pas pour moi le meilleurs…
    J’avais des photos en ligne, mais free a changé le serveur php, et je n’ai pas eu ni le temps, ni le courage de revoir ça.
    Je mets maintenant directement en ligne les photos, sans habillage et.
    http://esarzi.free.fr/Voyages_Manu/
    Les photos sont des scans de vieilles photos, pas « artistiques », développées « local », et fatiguées…
    A+

  7. janvier 20, 2008 à 8:20

    Manu, tu sais que j’ai un pote à moi qui habite à Mayotte? Ses parents y sont et il y est pour leuer rendre visite.

  8. 8 Manu
    février 24, 2008 à 4:27

    De Delhi je vous envoie bien de bonheur.
    l’Inde a su rester l’Inde…

  9. février 24, 2008 à 4:37

    Super Manu 🙂 content que tu sois là bas, je me demendais jsutement ce que tu devenais ne te voyant plussur Rue89 (domage d’ailleurs il y a de nouveau jouets très drôle).

    On attend avec impatience tes récits 🙂

  10. 10 Manu
    mars 5, 2008 à 6:24

    Bon, pour Rue89, on verra. Ils m’ont un peu énervé en publiant l’Apparu et surtout en censurant mes commentaires sur lui, plutôt légers… Et puis en ce moment, aucun de leurs articles ne m’inspire.

    Pour pour l’inde…:
    Arrivée à Delhi…
    Ça a construit, surtout près de l’aéroport. Le metro (ça aussi c’est nouveau) rejoindra bientôt l’aéroport.
    Direction le centre. Des autoroutes ! Bon, la circulation, même importante reste toujours à l’indienne..
    Je ne vois plus de vaches. Et les hommes ne sont plus en longui, habillés maintenant à l’européenne.
    Puis me voila dans Bazar Road.
    On dépose les bagages à l’hôtel (Amax, une bonne adresse), une bonne douche et en avant.
    On remonte une rue et on trouve un petit resto, toujours aussi sale que bon…
    Parata, chapati, badji…humm.
    Les gamins qui bossent là sont à peine plus vieux que Matteo.
    Leurs fringues sont aussi sales que les murs.
    Matteo est surpris par le coté succin du lavage des assiettes sous un robinet qui coule sur un tas de détritus.
    On est naze, on rentre à l’hôtel.
    Quelques voyageurs sympas sont par-là…
    Bizarrement, il y a aussi des familles françaises dont je me demande comment elles ont pu atterrir ici sur les circuits voyageurs plutôt que sur ceux touristiques…
    On les sent mal à l’aise quand les voyageurs me re-font goûter au charas…
    Mais me voilà bien sectaire…
    Bon, mon fils a faim. Me voilà parti dans la nuit à la recherche de samosas.
    Est-ce le charas ou cette foule de rickshaws vélo, moteurs, charrettes à bras, à bœufs, vélos, voitures, piétons, voitures, camionnettes qui s’engagent tous en même temps aux carrefours, roulent dans tous les sens, klaxonnent à tout va, ces boutiques, cette agitation : me revoilà en Inde !
    Je respire un grand coup cette ambiance que j’avais quittée il y a 18 ans !
    Je fais le tour de plusieurs blocs, me pense perdu et finalement me retrouve à coté de l’hôtel, sans samosas !
    Bon, je demande à un type plus haut qui me désigne la rue juste à coté de l’hôtel. Là, à vingt mètres, des samosas tout frais !
    Et tout épicés aussi ! Et ça Mattéo a du mal …
    Bon, ça fait une longue journée…au plume.. ;
    Evidement, je suis debout à l’aube. Et comme je me suis planté sur le décalage, à cause de l’heure d’hiver, me voila sur la terrasse à 6h du mat !
    Les serveurs dorment sur place, donc pas de pb pour le petit dej…
    Je discute un peu avec celui qui est là.
    Il vient du Népal.
    Ça fait 8 ans qu’il bosse en Inde…Il a vingt ans …
    Il a déjà bossé à Goa, Bénarès et je sais plus où.
    Il gagne 25€ par mois et travaille quasiment non-stop.
    Il voudrait bien aller bosser à Dubaï et me demande si j’ai de l’info…
    Il me propose aussi du charas…
    Les heures passent et le reste de ma smala ronfle toujours.
    Les oiseaux sont partout corbeaux, pigeons, moineaux, aigles, pies…des écureuils aussi.
    Pas effrayés, ils sont tous autours de moi. Je pense qu’ils guettent mon petit dej, mais en fait, on leur donne du riz tous les jours et ils attendent.
    Enfin, la smala se réveille.
    Mais justement, c’est l’heure de la coupure électrique et l’énorme diesel sur le toit se met en route…
    S’il y a une chose à savoir sur l’Inde, c’est que c’est très, très bruyant. Mais le diesel couvre largement tout le reste…
    Bon, aller, un peu de tourisme.
    On va se balader
    Finalement, je retrouve les vaches qui se sont réfugiées dans les petites ruelles, à l’abri de la circulation qui est devenue trop importante pour elle
    L’une d’entre elles fait un hold up chez un petit vendeur : elle s’approche l’air de rien et tout d’un coup attrape un paquet de pain de mie et l’éclate par terre. Et tranquillement avale le contenu…
    Passage à New Delhi railway station. Le panneau d’affichage affiche un message de l’anti virus qui a détecté un virus. Longue hésitation de la souris qui passe d’un bouton à l’autre sans vraiment savoir quoi répondre.
    Les pigeons qui défèquent sur l’écran ne semblent pas s’en émouvoir.
    Puis on s’enquille sur Pahar ganj.
    Les boutiques à touristes ont fleuri. Mais ça reste sympathique.
    Pas beaucoup de touristes. Une grande majorité de japonais. Pas mal d’ex soixante-huitards
    C’est par-là que je traînais avant…Je ne reconnais pas grand-chose.
    Un grand défilé, des fanfares, des chars…
    Les gens sont toujours très sympas.
    Puis on s’enfile des les ruelles. On rencontre des babas et autres sadous.

    On passe à Connaught Place. Déjà inintéressante il y à 18 ans. Ça n’a pas changé.
    Mattéo y voit un Mc Do…Vu ce qu’il vit avec la bouffe, on a pas le choix (enfin, on est lâche)
    Un Mc Do végétarien !

    A force de manger dans des gargotes infâmes (Mc Do ?), Matteo, puis Flo ont la turista.
    Ils vomissent aussi un peu.
    Moi dont l’estomac a appris à réagir vite, je me sens bizarrement bien.
    Bon, le jour d’après, j’irai vomir un peu aussi.
    Nous voilà vraiment en Inde.

    Bouger, y’a rien de tel pour remettre un estomac en place.
    Aller, on part faire du tourisme. Le Taj Mahal. Agra.
    On prend le train. Encore un peu de bonheur. La sleeper class n’a pas changé.
    Fenêtres à barreaux, ventilateurs, upper sleeper où Matteo peut grimper.
    Par contre plus personne sur le toit.
    Les marchants de : bouffe, thé, jouets, montres… passent incessamment en criant leurs produits.
    Une petite indienne tente d’apprendre l’Indy à Matteo
    Agra m’avait laissé un mauvais souvenir de harcèlement touristique. On doit juste visiter le Taj, puis repartir le lendemain matin.
    On dort à la gare, pratique, sympa, mais (encore plus) bruyant.
    Pas de chance, on est vendredi et la Taj est fermé.
    On va se balader.
    Les rickshaws drivers sont un peu insistants, mais sans plus.
    On s’égare, volontairement, dans les petites rues et on y rencontre la vie des gens.
    Tous sont sympas et contents de nous voir par-là. On nous offre le thé.
    On a emmené le « tigre » en peluche de Mattéo pour faire un reportage sur ses voyages.
    Il plait beaucoup.
    Puis nous voilà dans un mariage. Ça égaille tout le monde, mais le père de la mariée n’est pas trop contant qu’on lui vole la vedette. On passe notre chemin.
    A l’hôtel, l’eau chaude est très théorique.
    Et la speakerine de la gare est déchaînée…et le restera toute la nuit…
    Bon nous voilà au Taj …quelques singes
    Une queue d’enfer, fouille à l’entrée, détecteur de métaux.
    Routoutou (le tigre) que l’on rêvait de photographier devant le Taj n’a pas le droit d’entrée. On n’a pas le droit au sac, cigarettes, briquets…
    Sécurité…
    D’ailleurs, à propos des cigarettes, il est maintenant interdit de fumer quasiment partout (comme ici) en Inde. Et assez surprenament, c’est respecté !

    Bon, la sécurité laisse à désirer, j’arrive à passer en douce mon sac et mes clopes.
    Le Taj, je m’y attendais, tout le monde trouve ça merveilleux, mais nous, pas plus que ça. Kojoharu, en Indes aussi, me parait beaucoup plus beau.
    En plus, c’est 20 euros l’entrée ! Dans un pays où l’on peut facilement manger pour 50 centimes, c’est un peu abusif.

    J’avais repéré sur Google earth une petite ville entre Agra et Delhi : Kosi.
    Elle a aussi l’avantage de n’être sur aucun guide.
    Plongée dans l’Inde hors tourisme.
    Il faut déjà convaincre le guichetier de la gare d’Agra qu’on veut aller là bas.
    Le train est un coucou local. Beaucoup plus bondé.
    Les gens ne sont pas habitués aux touristes, on commence notre stage de cosmonaute.

    J’avais prévenu la smala. Dans certain endroit, notre apparition fait l’effet de cosmonautes fraîchement débarqués. Tout le monde nous entoure, nous regarde et rigole. Et ce n’est qu’un début.
    On atteint Kosi à la nuit tombée. Pour arranger le tout, l’électricité s’arrête.
    Un type sympa, qui travaille à Pékin ( !), nous aide à trouver un hôtel. Hélas plein.
    Bon, il ne lâche pas, trouve un rickshaw et nous emmène à un autre hôtel. Ouf, y’a de la place.
    Mais alors, c’est sale, même avec des critères indiens.
    Enfin, Matteo est content, y’a la téloche, il peut regarder des dessins animés.
    Même si je vois bien qu’un tas de chose l’intéressent ou l’impressionnent, il râle après son ordi, ses copains, de la bouffe pas épicée, des gens qui parlent sa langue.
    Autre aspect intéressant, on est juste au bord de l’autoroute. Les Indiens ne savent pas conduire sans klaxonner. Si le klaxon est en panne, le véhicule est en panne.
    Même avec les boules quiès, je ne ferme guère l’œil de la nuit. Déjà à Agra…
    En plus, on est assez éloigné de la « ville ». Et vu la propreté, j’ai l’estomac qui me chatouille.

    On craque un peu. On rêve de palaces. Mais vu les prix à Delhi (200 euros la nuit) on envisage plus raisonnable.
    Donc, direction la gare pour Delhi.
    A la gare, on est reçu comme des princes par le chef de gare.
    Il faut dire que des touristes, par ici, il n’en voit pas souvent.
    Il nous offre à boire, à manger et nous fait nos tickets pour Delhi. Des vrais tickets, format ticket de métro, en carton épais. Un peu comme les tickets des pèses personnes d’ici. La photo (délavée) de la star de Boliwood en moins. Pas des tickets informatiques en papier comme sur les grandes lignes.
    Sur le quai, y’a du monde. Dans le train aussi…
    Matteo flippe un peu. Surtout que tout le monde le regarde…
    Dans le train, on est debout. Les gens m’offrent des places, mais je ne vois pas pourquoi, ce serait à eux d’être debout.
    Un jeune parle anglais (ce n’est pas rare du tout…). On discute de la vie, la mort, la coiffure.
    Il y a un changement de train.
    Quand on arrive sur le quai…Il y a encore beaucoup plus de monde ! Et l’a, l’effet cosmonaute est encore plus manifeste. On est entouré d’une bonne centaine de personnes toutes aussi curieuses les unes que les autres. Matteo se concentre sur ses chips. Flo est plutôt amusée, surtout qu’elle me voit rigoler comme un bossu et filmer tout ça avec bonheur.
    Un groupe de femmes s’empare de Routoutou qui les intrigue. Matteo est outré mais ne pipe pas mot.
    Après une longue série de rigolade, le train arrive.
    La bousculade à la montée effraie un peu Matteo. Qu’est-ce qu’on rigole !
    Les gens nous font un peu de place.
    On est huit par banc de quatre.
    On discute un peu. Un Indien se plaint de ce que les gens se moquaient de nous sur le quai.
    Je lui dis que ce n’est pas bien méchant, que pour eux, on est des cosmonautes, et que déjà, ils nous parlaient. Qu’en plus nous aussi on se moquait un peu d’eux.
    On parle de chose et d’autre. Y’en a un qui offre un petit avion à Matteo. Mais il est de mauvais poil. Il faut dire que toute cette agitation l’a un peu remué.

    Nous Voilà à Delhi. Un vélo rickshaw nous amène à notre hôtel « de luxe ». Bon, il est plein. Dans Pahar ganj, qui est un peu le coin à touriste, il y en a d’autres.
    Finalement, on en trouve un à coté. Grande chambre claire et quasi-propre, une télé super pour Mattéo. Ouf.
    Bon, y’a un peu moins de bruit dehors, c’est une petite rue.
    Mais à l’usage…
    Déjà, le diesel sur le toit, c’est la norme.
    Et puis, les gens qui viennent ici et ceux qui y travaillent, sont beaucoup moins sympas que dans notre petit hôtel du début. L’eau chaude y est peut-être même moins présente.
    Bon, je n’avais jamais eu l’eau chaude en Asie. Mais à cette époque de l’année les nuits sont un peu fraîches (17/20) et nos petits corps d’européens ne sont pas encore habitués…
    Bon, en gros, à par la chambre plus grande et plus claire, on était mieux avant.
    Mais, le nouveau quartier est assez sympa.
    Juste sous ma fenêtre, il y a des gens qui dorment dans la rue. Sur des lits en lanières tressées (j’ai testé dans le temps…aie le dos), assez petits en longueur.
    Parmi eux, il y a un petit vieux que je ne vois pas quitter sont lit pendant au moins deux trois jours. A force de l’observer, je m’aperçois qu’il est sourd et aveugle.
    Je m’aperçois aussi qu’il est le patriarche d’une smala de femmes qui passent leur journée à laver du linge dans une petite cour juste derrière lui.
    Il y a des vaches aussi. Et des chiens…qui gueulent beaucoup la nuit.

    On prend le métro pour aller au Zoo.
    Le métro est assez étonnamment nickel.
    Le Zoo est moins pouilleux que celui de Pékin. Des écoliers en vadrouille…
    Rien de spécial. Mais ça fait plaisir à Matteo qui râle toujours un peu.

    Le lendemain, on va voir le fort rouge. On visite le coin, Chandni Chowk, tout aussi agité que dans notre coin.
    On a un rickshaw pour quelques heures. Un type très sympa. Quand je lui demande du charas, il se marre et me demande comment je savais qu’il fumait.
    Il me trouve de l’herbe du Kerala…
    La circulation est infernale…

    Du coté de Pahar Ganj, il y a un chai shop. Un petit étal à thé, sous un arbre.
    J’y sirote mon chai (thé, lait, cardamome et dieu sait quoi de délicieux) on regardant le monde qui y circule sans cesse. Vaches, rickshaw, moto rickshaw, voiture, motos, vespas, charrettes à bras, à bœufs…Touristes aussi, mendiants, sadous, babas…
    Ça klaxonne à tout va.
    Il y a un barbier aussi qui me rase, me masse…
    Des magasins où Flo dégotte des merveilles.
    Un restaurant en terrasse, calme et sympa où Matteo mange des frittes et moi un superbe curry aux champignons.
    Matteo s’est mis à faire la collec des cartes, non pas Panini, mais des dieux indiens !
    Je l’imagine en train de faire la collec des vierges Marie, petit Jésus, saint bidule… Enfin, les dieux là bas sont plus rigolos et plus sympas. Et puis, ça lui plait bien.
    On s’assoit tous les deux au bord de la route et on regarde les gens.
    Les mendiants qui viennent tanner les touristes. Qui font semblant de ne pas les voir. Qui cèdent finalement car les mendiants s’accrochent.
    Y’en a des pas tristes des mendiants. Des amputés, des déformés. Mais y’en a un encore plus gore. Je ne sais pas ce qu’il a, on dirait la lèpre. Il a la peau toute déscouamée. Il n’arrête pas de se gratter. Mais le pire, c’est le visage. Il n’a pas de lèvres, du coup, il a la bouche grande ouverte sur son visage tout rongé.
    Matteo regarde, pas effrayé, juste un peu surpris.
    Les vaches viennent se gratter contre les scooters. Elles aiment bien les scooters. C’est la bonne taille. Je me souviens d’une qui se nettoyait les oreilles avec la poignée d’un scooter.

    Il y a plein de magasins, en dur ou sur des charrettes dans la rue.
    J’y achète un Ganesh en plastique qui clignote et fait de la musique. Kitch à souhait.
    Matteo se fait tatouer au henné. La classe ! Il va pouvoir frimer avec ses copains.

    Ben voilà, quinze jours, ça passe vite.
    On s’habitue juste à ce monde qu’il faut déjà le quitter…

  11. mai 31, 2012 à 11:38

    Bonjour Madame, Monsieur,

    Je vous ai écris un mail la semaine dernière au sujet d’un échange de lien avec Linguland Séjours Linguistiques. Avez-vous eu l’occasion de lire ce mail et de mesurer l’intérêt de cette échange? Votre page https://histoirevoyage.wordpress.com/ nous intéresse vraiment et cela serait génial si un échange de lien aurait lieu.

    Nous avons beaucoup de pages web de conseils de voyage sur différentes villes qui pourraient vous intéresser et sur lesquelles un échange de lien est possible. Dans la rubrique « partenaires » de ces sites, les liens sont généralement constitués d’un logo, d’un titre et d’un court texte descriptif. Mais il est également possible d’avoir un lien noyé dans un texte existant déjà ou de nous envoyer un article (dont le contenu est exclusif et non reprit ailleurs sur internet) avec des liens noyés dedans et qui sera publié sur l’un de nos sites de conseils de voyage.

    Je serais ravi d’avoir de vos nouvelles rapidement.

    Bonne après-midi et cordialement,

    Duponchelle Jean-Baptiste


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