Archive Page 2

08
Déc
08

Les villes…

J’aurais dû vous avoir présenté Curitiba. Au moins, c’était l’idée primordiale de ce billet. Par contre, je me suis trouvé dans une situation de découverte: c’est difficile parler d’une ville où vous avez vécu la majorité de votre vie. Les lieux que, pour vous, sont les plus intéressants sont tous attachés à vos souvenirs, à vos histoires. Impossible de penser à ce bar-là sans penser à elle ou à elle. Impossible de penser à un parc sans penser aux matchs de foot que vous avez joué avec vos amis. Impossible de penser aux rues sans se souvenir des fois que vous y êtes passé avec vos amis, en bavardant et discutant le sens de la vie. 

Pour moi, Curitiba a tout ça. C’est la ville où j’habite pour l’instant et peut-être la ville où je vais habiter toute la vie. Ou pas. C’est la ville dont j’ai plus d’histoires de vie et au même temps c’est la ville que je haïs le plus. C’est la ville où mes amis les plus proches sont maintenant, mais ce sera la ville d’où tous partiront bientôt. C’est la ville où je fais mes études et celle où je ne veux plus étudier. C’est la ville où la majorité de mes amours habitent et au même temps c’est où je ne veux plus avoir d’amours. 

Pour moi, Curitiba a ce rôle, mais les gens ont leurs NYs, leurs Paris, leurs Moscous avec la même valeur personnelle. 

En fouillant mes dossiers de photos sur l’ordinateur, je me suis rendu compte de que je n’en ai aucune de la ville elle-même. J’ai des photos faites à Curitiba, mais qui ne montrent pas la ville. C’est toujours mes amis avec moi, nos rencontres pour manger, pour bavarder, mais rien qui puisse vous montrer « la ville ». Ça signifierait-il quelque chose? J’ai mes doutes. Je n’ai pas de photos à moi qui soient capables de la montrer pour elle-même. 

Alors, pour vous faire connaître un peu de la capitale du Paraná, il ne me serait resté que vous raconter mes lieux préférés, les lieux où jamais irait-il un touriste. Le CaféZau, où je vais souvent pour prendre un verre et rencontrer les gens; la foire d’Alto da XV, où, tous les samedis, je mange un « pastel » avec « Água da Serra »; le restaurant végétarien Veghê, où je mange presque tous les jours; le Bar d’Eisenbahn, où j’aime aller pour boire de la bière artisanale; le Parc Barigüi, où je vais parfois marcher, courir ou rouler en patins. 

Mais ça c’est la Curitiba que vous voudriez visiter? Je pense pas. Je me demande donc comment faire connaître un lieu qui est déjà incrustré dans les veines et duquel vous n’arrivez plus à en extraire que vous-même… Quoi dire d’une ville qui n’est que l’image que vous en avez construite?

Ce genre de réflection m’absorbé l’autre jour: si t’es un voyageur, comment savoir où habiter? Comment choisir, parmi toutes les villes que vous avez déjà visitées, celle qui sera votre résidence-base? Pas d’idée. Sans un lieu de référence, comment évaluer le monde? Sauf André Brugiroux, on a tous besoin d’un coin pour habiter…

 

 

Publicités
05
Déc
08

Portraits sur Amazone – 5

Yurimaguas

Yurimaguas, nous la nommerons ici la porte des Andes; De là part la route qui monte à Tarapoto d’où l’on aperçoit enfin les Andes. Yurimaguas c’est aussi une ville qui possède une cathédrale, laide, bleue, mais construite par Gustave Eiffel. C’est aussi à Yurimaguas que nous rencontrerons Nilo celui qui deviendra notre guide de la jungle.

Nous partons, notre direction l’improbable village de Parinari. Pour accéder à notre bateau, nous sautons de bateau en bateau. Fini la croisière sur les grands et “puissants” bateaux qui remontent le fleuve. Ici une longue barque étroite, couverte d’un toit de bois et de tôles ondulées,  un petit moteur et tout au bout, des latrines en suspension au dessus du fleuve, un simple trou comme chasse d’eau. Nous venons de nous installer quand ces deux enfants commencent à scruter le fleuve dans l’attente du départ.  Sortir l’appareil, les immortaliser, tel un réflexe.

Le moteur démarre. Nous voilà, flottant à hauteur de l’eau, dans le bruits de tondeuse du moteur, direction la jungle et de nombreux moments émouvants, déroutants et même douloureux.

vers Yurimaguas

01
Déc
08

Liens d’autres voyageurs

Histoires de voyageurs | https://histoirevoyage.wordpress.com/

Globo Reporters | http://jsmaurice.free.fr/

Le tour du monde de François et Sylvain | http://www.voyageautourdumonde.fr/

Les voyages de Philippe | http://www.mesvoyages.net/

Les voyageurs de l’eau | http://aventure.blogs.liberation.fr/eautour_du_monde/

Romann Ramshorn | http://www.romannramshorn.book.fr/

TransAm | http://www.transam.fr/blog/

Voyage en Amérique Centrale | http://pierrotkinou.blogspot.com/

Che! Boludo | http://alixg.wordpress.com/

Corto en Colombie | http://www.ikiru.ch/tonio/

Histoires des Voyageurs sur Amsud | http://voyageur.amsud.net/

Bons Ares | http://bonsares.wordpress.com/

Bons Ares |WT| | http://bonsares.blogspot.com/

 

 

 

19
Nov
08

Portraits sur Amazone – 4

Parinari

Nous sommes à Parinari, petit village de la jungle. Aujourd’hui nous sommes invités à visiter l’école publique du village. C’est un jour spécial, un jour de fête chaque enfant est venu avec une petite pirogue, œuvre d’un de leurs parents. Même au cœur de la jungle à 3 heures de marche du bateau le plus proche pour retourner à la ville Yurimaguas , les enfants ont leur uniforme, comme dans toute l’Amérique latine.

Parinari

libellule de Parinari

18
Nov
08

Portraits sur Amazone – 3

Sur l'amazone vers Tabatinga

Les mains accrochées au bastingage, les yeux perdus sur l’immensité du fleuve. Dans le regard de cette toute jeune enfant,  j’ai l’impression de croiser le regard ancestral du premier homme ou de la première femme qui a vu le fleuve. Nous sommes à quatre jours de bateau de Manaus, ici le fleuve est une gigantesque mer intérieur. Quand un affluent, du cœur de la forêt vierge s’y jette, pendant de longs kilomètres une ligne noire et dense refuse de se mélanger à l’eau saumâtre du fleuve.

Trois jours plus tôt :

Sur l'amazone vers Tabatinga

17
Nov
08

Portraits sur Amazone – 2

Vers Yurimaguas

Nous sommes sur le dernier bateau, entre Iquitos et Yurimaguas. La nuit précédente, je me suis fait subtilisé mes bons godillots de marche qui pourtant avait déjà souffert pendant plus d’un an sur diverses terres fascinantes. Un incident de voyage sans grande importance, mais toujours désagréable et surtout aux conséquences insoupçonnées (une grosse dizaine d’ampoules aux pieds après une marche en botte dans la jungle, mais nous y reviendrons).

Le nuit tombera dans quelques minutes avec cet empressement déroutant des crépuscules équatoriaux. La jeune fille est sur le pont inférieur, je suis sur le pont supérieur. A la main elle tient une tortue aux pates entravées qui terminera le lendemain ou le jour suivant au fond d’une marmite. Les heures sont longues sur le bateau, elle joue donc avec son futur repas pour accélérer le temps.

14
Nov
08

Portraits sur Amazone

La grosse fatigue se combinant maintenant avec des insomnies, j’ai décidé de me faire voyager un peu la tête et de vous emmener avec moi le long du plus grand fleuve du monde, verticale aorte de l’Amérique du sud, la stupéfiante Amazone.

J’ai découvert le fleuve le 17 août 2004 à Manaus et je l’ai quitté à Yurimaguas le 19 septembre de cette même année, malade comme un chien, mais triste de quitter cette fascination après un long mois de contemplation.

Pendant ce voyage au royaume des eaux et des arbres, le temps s’est déroulé au rythme des astres, de la chaleurs, des bateaux,  de la nature.

En tout nous naviguerons 11 nuits sur 3 bateaux. Nous traverserons ou croiserons 3 pays et 2 langues officielles.

Dans cette tranquillité féroce de la jungle, je me suis laissé prendre au jeux des portraits. Ce sont ces portraits que je vais partager avec vous dans les jours qui viennent. Ainsi je m’échapperai un peu de la canicule de Buenos Aires et le chaos de ma fatigue en vous entrainant sur les routes de ces beaux visages qui m’ont tant marqué pendant cette rencontre avec le Fleuve.

Sur l'Amazone - de Santa Rosa à Iquitos - Pérou

Nous sommes entre Santa Rosa et Iquitos. Dans la matinée du jour suivant nous arriverons à Iquitos, la plus grande ville au monde sans route, seuls le fleuve et l’avion permettent d’y accéder. Dés le premier jour de bateau la petite fille nous a  demandé notre bouteille de 5l d’eau. L’ayant terminés nous lui offrons. Ce qu’elle en fera nous l’ignorons un récipient pour de l’eau ou de l’huile ou même de l’essence difficile à dire, quoi qu’il en soit cette bouteille est pour elle un trésor précieux. Derrière elle se cache son petit frère, mais nous le retrouverons sur d’autres photos.




Blog Stats

  • 58,523 hits
novembre 2017
L M M J V S D
« Juin    
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
27282930  

Articles les plus consultés

Carnet de voyages - groupe Flickr

Amis voyageurs du monde

Vous venez d’où?