Posts Tagged ‘jaipur

28
Juil
08

Le temps des trains

carte
Nous arrivons avec une heure d’avance, Le train partira avec 5 heures de retard.
Assis par terre, nous sommes écrasés de chaleur. L’attente n’est pas le problème, la chaleur oui. Nous buvons, nous mangeons, nous jouons aux cartes pour essayer d’oublier la puissance de la chaleur. Stratégiquement nous sommes pourtant dans l’air d’un ventilateur.
Nous jouons aux cartes, des gamins veulent apprendre. Nous leur enseignons nos jeux, ils nous enseignent les leurs, finalement nous jouons sans bien savoir quelle règle est d’actualité, qu’importe ce sont les rires qui remportent les parties.
Finalement le train arrive, nous cherchons notre wagon, nous cherchons notre couchette. Un ventilateur par couchette, le bonheur d’un luxe indispensable. Le train démarre, s’enferme dans la nuit.
Dans quelques heures je serai assis sur le pas de la porte ouverte. A chaque arrêt un flic m’éjectera pour la fermer. A chaque départ je l’ouvrerai et me rassirai pris par la beauté d’un désert où les hommes s’efforce de faire pousser la vie.
attendre

Publicités
08
Nov
07

à 26 mètres des 6000 – Inde, Himalaya – Part 1

Des enfants et moiLorsque je suis allé pour la première fois en Inde, en août 2002, je pesais 72 kilos, j’avais pris 4 kilos pour avoir arrêté de fumer un ou deux mois auparavant. Lorsque je suis revenu, un mois après, j’étais descendu à 64 kilos, le poids de mes 16 ans ! Et ceci sans faire de régime 😉 Mais il y a des raisons à cela ! Certes en Inde on passe au régime végétarien, aussi, lorsqu’on voyage en routard on n’a pas de service de chambre ou de frigo pour grignoter à toute heure, mais surtout, il y a une journée où j’ai du en perdre quatre d’un coup, Dromadaires pres de Jaisalmer, radjasthanet c’est celle là que je vais vous compter…

Après avoir fait le tour du Radjasthan, être passé furtivement à Agra pour admirer le Taj Mahal, et quelques jours obligatoires à Vârânasî, où tout indou doit mourir s’il veut son accès réservé au nirvana, je décide de remonter le Gange en train jusqu’à Haridwar puis de pénétrer dans l’Himalaya où la première étape est le village de Manali, perché à 2000 mètres d’altitude. De là on peut choisir plusieurs options de route. Soit partir vers le Ladakh, au nord, soit prendre la direction de la Spiti valley, en direction de la Chine, oups pardon, je voulais dire du Tibet. C’est donc cette dernière option que j’ai choisi car il ne me restait que neuf ou dix jours de vacances, et vu qu’il faut parfois 8 heures pour faire 150 km, je n’avais pas vraiment d’autre choix.

Bahai temple, New Delhi Vache, New Delhi Havelis à Jhunjhunu, Radjasthan Havelis à Jhunjhunu, Radjasthan Karni Mata Temple à Deshnok près de Bikaner, Radjasthan Charmeur de serpent

Jaisalmer, Rajasthan village de Khuri, sud est de Jaisalmer, Radjasthan

Les dunes de Khuri, sud est de Jaisalmer, Radjasthan Les dunes de Khuri, sud est de Jaisalmer, Radjasthan village de Khuri, sud est de Jaisalmer, Radjasthan village de Khuri, sud est de Jaisalmer, Radjasthan Musicien à Jaisalmer, Radjasthan Chez un vendeur d'épice à Jodhpur, Radjasthan

Jodhpur, la ville bleue, Radjasthan Pushkar, Radjasthan

entre Jodhpur et Jaipur, Radjasthan Taj Mahal, Agra

Varanasi Burning ghat, Varanasi Offrandes au Ganga, Varanasi

Varanasi Ghats d'Haridwar Ghats d'Haridwar Ghats d'Haridwar

Je suis d’abord resté 2 jours à Manali, ou plutôt à Vashisht, petit village 300 mètres plus haut, plus tranquille, avec des plants de cannabis poussant un peu partout et des sources de chaude. Endroit plus sympa le temps de décider quoi faire.

Vashisht Sources d'eau chaudes, Vashisht

Pendant l’une de ces 2 journées je décide d’aller voir le col de Rohtang La culminant à 3979 mètre et à seulement 51 km de Manali, avec les quelques chutes d’eau sur la route.
En Inde on roule à gauche, et c’était aussi le coté du ravin. col de Rohtang LaJ’étais assis également du côté gauche, juste derrière la porte du bus, et je n’aurai donné ma place pour rien au monde ! Je m’explique. Lorsque deux bus viennent à se croiser sur cette route, même moi, assis du côté de la pente, côté fenêtre, je ne voyais plus la route, mais seulement du vide, presque à l’infini, ou disons plutôt le fond de la vallée, en tout petit petit. Comme si nous avions la moitié des roues du côté gauche dans le vide. Je ne me rappelle pas avoir prié car je suis trop cartésien pour ça, mais je me préparai à bondir en dehors du bus en cas de frémissement de chute. J’ai rarement eu aussi peur ! Les chauffeurs sont certainement très doués, mais le fait d’être entouré d’être considérant la mort physique comme une nouvelle naissance dans un autre corps leur permettant de poursuivre leurs évolutions vers le Nirvana (appelé plus communément le Moksha en Hindouisme) ne me rassurait guère. Ma confiance restait donc toute relative. Moi j’aime la vie, et j’ai bien peur qu’on en ait qu’une !col de Rohtang La
J’avais donc pris la décision de ne pas déconcentrer le chauffeur, et de le laisser nous conduire jusqu’au col qui n’était plus très loin, en comptant sur ma bonne étoile tout devrait bien se passer. Ensuite je voyagerais sur le toit du bus ! Au moins là j’avais une chance de m’en tirer en sautant ;).
Bon, le retour, vu qu’on était du bon côté, je l’ai quand même fait dans le bus, il faisait vraiment froid et je n’étais pas parti équipé ce jour là.Mais j’étais content d’avoir pris conscience de ce fait, qui me servirai dès le lendemain, jour du départ dans les profondeurs de l’Himalaya. D’ailleurs pendant toute la route qui me menera au travers des villages de Batal, Losar, Kaza, Kye, Kibber (4205 mètres, d’où partira l’aventure), Tabo, et enfin Nako tout près du Tibet (Cette fois je ne me trompe pas ;)), en passant par le col de Kuzum La pêrché à 4551 mètres et le lac Chandertal (lac de la lune), vraiment époustouflant, il n’est pas rare de voir des bus écrasés au fond d’une vallée…




Blog Stats

  • 58,439 hits
octobre 2017
L M M J V S D
« Juin    
 1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
3031  

Carnet de voyages - groupe Flickr

Amis voyageurs du monde

Vous venez d’où?