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06
Oct
08

Récit de trek au Ladakh – 2

Au quatrième jour de trek, le soleil tape fort et tant à cause de cela que de l’altitude, C. attrape des saignements de nez. Le terrain est en pente douce, l’arrivée de l’étape se trouve dans ce que nous nommerions chez nous un haut alpage : troupeau de yaks gardé par un vacher qui dort dans un enclos de pierres rudimentaire. Un panneau solaire brille sur le toit mais le haut des murs est recouvert d’une couche de bouses séchées, combustible pour l’hiver (plusieurs années avant, dans la « plaine » de Nimaling, nous avions été repoussés par l’odeur de toute cette merde de yak entassée autour d’un abri de drogpa). A cinq heures, notre guide, Sarfaraz, nous accompagne chez le gardien du troupeau, qui n’a pas seulement des yaks, mais aussi des moutons et des chèvres pashmina. Incroyable rencontre de deux mondes : nous avec nos polaires et nos chaussures de montagne (sans appareil photo quand même…), et notre hôte, tellement affable, tellement souriant, visiblement tellement heureux, qui passe l’été dans ce minuscule terrier où il a accumulé des outils qui lui viennent d’au moins, dit-il, dix générations. Au centre : une masse beige qui ressemble à un animal blessé, mais c’est en réalité la peau de mouton qui lui sert à barater le lait et qu’il agite vigoureusement à intervalles réguliers. Le beurre est ensuite séparé du reste qui devient la base pour faire le fromage, d’abord chauffé au feu de bois de manière à produire une sorte de sérac, ensuite séché dans des sacs qui pendent aux murs.

Dans un coin, figure le classique instrument pour faire le thé au beurre, et le long d’un mur, dans un recoin sombre, en miniature, tout l’essentiel de la puja : un livre de prières à côté de trois coupes prêtes à recevoir l’eau et l’huile. Ici, la puja, rituel bouddhiste, plus que dévotion religieuse est manière de rythmer la journée. Près de cet autel, la jarre qui contient le beurre. L’homme rieur nous donne de son fromage séché sous forme de petites boules irrégulières et dures qu’il faut mâcher plutôt que croquer, ou bien que l’on peut faire fondre dans la soupe (thukpa).

C’est à l’extérieur, dans la petite cour attenante, dans un abri formé par trois murs et ouvert aux vents, tapissé de couvertures de laine de yak et de peaux de moutons, qu’il dort. L’enclos pour les bêtes (un pour les yaks et les dzos – obtenues par croisement entre yak et vache – et un pour les moutons) est plus vaste, son sol est formé des entassements d’excréments des bovins depuis les dix générations dont le petit homme rieur nous a déjà parlé. Nous assistons à la traite des dzos, une douzaine de bêtes, donnant chacune trois litres de lait par jour. L’été rapporte à notre hôte quatre-vingt dix kilos de beurre de yak qu’il peut revendre un bon prix au marché de Leh. Il préfère nettement cette existence à la solution qui consisterait à travailler à Leh, il souhaiterait passer le relai à ses enfants, lesquels hélas, comme partout, rechignent à ce mode de vie.

Quelle est la signification d’avoir vu cela ? Si demain nous devions mourir (par exemple dans un accident d’avion), quelle aura été la signification du fait que cette vision d’un autre temps, d’un autre monde soit entrée dans nos têtes ? Je disais : sans appareil photo, pour des raisons de politesse, mais quelle signification cela aurait-il eu de « prendre des photos » ? Pour faire quoi ? pour montrer quoi ? des ustensiles usés ? des murs sales ? A quoi bon ? Pour quelle fin ? Le caractère vain de l’effort à se saisir du temps au travers d’un objectif photographique apparaît ici dans toute son ampleur. La photo, c’est la finitude. A quoi sert-elle quand on est confronté au gouffre abyssal du temps, quand on parle de dix générations accumulées sans que peu de changements aient eu lieu dans les pratiques liées à la vie de tous les jours (si ce n’est un panneau de solaire branlant qui ne sert qu’à éclairer une lampe).

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23
Sep
08

Récit de trek au Ladakh -1

Depuis que les voyages s’organisent à l’autre bout du monde, vers des endroits souvent inaccessibles par des moyens de transport motorisés, on a baptisé « treks » les marches de plusieurs jours, en général avec guide et portage (par porteurs humains – au Népal – , chevaux – en Inde – , ânes ou yaks – au Tibet -) qui mènent d’un point à un autre en franchissant le plus fréquemment des zones de montagnes arides ou de plates étendues de désert.

Le Ladakh est un pays rêvé pour le trekking.

On y va pour l’altitude,

pour les sentiers abrupts qui serpentent parmi les roches, pour les descentes dans les herbages, les huttes de pierres des nomades, les gompas accrochés aux promontoires d’un ciel éternellement changeant, la population rieuse et accueillante qui dit toujours « Djulé » en guise de salut, les gorges, les rivières, les arrivées dans les villages, cernés de champs dont le vert vif contraste avec la pierre jaune ou rouge des montagnes sèches. Les pays ont leur couleur. Quand on atterrit à Lyon, on voit bien que la France est bleue. L’Inde, elle, est rouge. Que ce soit dans la plaine et les villes (oriflammes hindouistes, saris éclatants) ou que ce soit dans les montagnes et les campagnes (rouge de la terre sèche).

Je ne connais pas directement les techniques de méditation, mais ce que je sais, c’est que ce genre de marche s’apparente à une longue méditation sur deux pattes…

Le premier jour est en général le plus dur : il consiste à se mettre en jambes et en souffle.

On part en général de relativement bas (en l’occurrence, depuis Phyang, près de Leh, à 3500 mètres) d’un fond de vallée où les blés ne viendront à maturité qu’en septembre. Et on remonte interminablement la rivière jusqu’à ce qu’elle soit torrent et qu’on la franchisse en équilibre sur un pont de lattes branlantes. Nous sommes escortés par les cinq petits chevaux loués, conduits par leurs poneymen, et par un guide. Qui préfère les tongues en plastique aux solides chaussures de montagne. Petit, rablais, la casquette enfoncée sur les oreilles, il évoque ses expéditions passées avec passion, comme la dernière qu’il a faite, celle du Parang la, qui va jusqu’au Spiti, la plus belle de toutes mais où on doit voiler les yeux des chevaux pour leur éviter d’être éblouis par l’éclat des glaciers, ou bien celle du Junlam, où il a dû rebrousser chemin parce que le débit des rivières était trop fort.

Le contact avec l’altitude, l’ascension lente et continue nous épuisent. Le camp de cette première étape n’est pas fastueux, mais il possède l’essentiel : l’eau et l’herbe verte pour les chevaux. Notre installation dérange une famille de marmottes qui finira bien par profiter des quelques miettes que nous allons laisser (savez-vous que les marmottes des Alpes ont trop de cholestérol car elles se nourrissent entre autres des bouts de gras de jambon que laissent les marcheurs ?). Un aigle passe. Les chevaux broutent leur herbe. Le soir venu, quand une petite pluie brouillera la netteté des sommets, nous nous réchaufferons d’un repas de légumes et de riz sous la tente du guide et du cuisinier.

Le sommeil vient ensuite, entrecoupé de réveils. Il arrive qu’on ait du mal à se rendormir : l’altitude cause une altération du souffle qui donne l’impression d’étouffer juste au moment où l’on va sombrer dans le sommeil, on se réveille alors en suffoquant comme si l’on sortait d’une apnée et qu’il faille avaler une énorme goulée d’air avant de replonger.

Souvent un doliprane aide à s’endormir. Eviter autant que possible les somnifères qui laissent groggy trois heures plus tard, ne sachant plus où on est et ne pouvant plus retrouver le sommeil jusqu’aux lueurs du petit matin.

C’est à partir du deuxième jour que les choses vont mieux aller, vos jambes se sont faites à la rudesse du chemin, et votre souffle a trouvé son accord avec les pulsations ralenties de votre cœur. Vous commencez à ressentir comme un plaisir l’entrechoc rythmé qui a lieu entre la semelle de vos chaussures (de bonnes chaussures évidemment, je conseille des Meindl) et le sol dur qui sonne mat. Le contact avec la pierre devient même plus amical qu’il n’était au premier jour quand chaque caillou vous semblait hostile. Il suffit de prendre le bloc solide sous son bon angle et d’y poser le pied à plat, avec fermeté, mais sans brusquerie. La traversée des minces cours d’eau se fait de la même façon : si vos semelles sont dures, elles se poseront avec sûreté même sur l’arête d’une pierre, et si elles sont assez souples, elles vous permettront de quitter cette arête comme si vous la survoliez, avant de pouvoir sauter sur un galet plus plat et ainsi de suite évitant de trébucher, ce qui aurait pour fâcheux effet de vous faire mettre un pied dans l’eau et peut-être – qui sait ? – de mouiller votre chaussette, ce qui, vous l’avouerez, est bien le pire désagrément du trekkeur. Quant à votre sac sur le dos, il se fera moins lourd, d’abord objectivement parce que vous consommez peu à peu son contenu (et en particulier l’eau qu’il contient), mais aussi parce qu’il se fera de mieux en mieux à la géographie de votre dos. Le soin que vous aurez eu à le sangler convenablement (une sangle au niveau de la poitrine, une autre à celui de la taille) vous évitera le ballottement douloureux pour vos omoplates.

C’est désormais comme si le chemin lui-même venait à votre rencontre. Votre tête se vide. Les dernières pensées qui l’habitent encore ne viennent que pour un moment affleurer votre esprit, chassées immédiatement par d’autres, puis laissant la place à plus rien si ce n’est au rude souci d’avancer et d’atteindre un point lointain où déjà s’ébattent les chevaux…

En route nous avons rencontré une file de touristes indiens redescendant du col et ayant donc choisi de faire cet itinéraire dans la direction opposée à la notre. Notre guide nous dit que c’est la première fois qu’il rencontre autant d’Indiens des villes à l’assaut de ces montagnes : les choses seraient-elles en train de changer et les Indiens eux-mêmes à leur tour deviendraient-ils sensibles aux joies du trekking ? Ils venaient de Bombay… C’était curieux et troublant de voir de belles Indiennes ayant troqué leurs saris contre des habits de montagne, et qu’il est doux le frais gazouilli de la langue Hindi parlé par une voix féminine !

Ce deuxième jour aura donc été plus facile que le précédent, en dépit de l’altitude toujours plus haute. Cela se traduit par une relative fraîcheur au moment de monter la tente. Une sieste viendra pourtant nous cueillir… tandis que le vent qui s’est levé fait claquer les parois de toile comme les voiles d’un bateau. Le temps ici change chaque demi-heure, une mini-tempête succède à la chaleur d’un soleil lourd. Les nuages défilent et certains se perdent en route en s’accrochant aux sommets environnants comme des loques déchirées. La neige qui est là-haut varie de la lumière étincelante au gris un peu triste qui vient du reflet de la pierre.

Au loin, des rideaux de pluie pendent des matelas de nuages amoncelés au-dessus de l’Indus.

25
Nov
07

A 26 mètres des 6000 – Inde, Himalaya – Part 4

Ceci est la suite et fin de l’épisode 1, 2 et 3

Dès le lendemain, il fallait déjà repartir ! Le temps était compté. Je voulais continuer la Spiti valley jusqu’au village de Nako dont mes anglophones m’avaient tant parlé, tout près de la frontière avec le Tibet. On prend donc les même et on recommence ! James et moi abandonnons nos amis de la Rose et de la Fougère argentée qui avaient plus le temps de prendre leurs temps…

Toujours sur le toit du bus, nous passons tout près du Monastère de Dhankar Gompa perché en flanc de montagne. Eh devinez quoi ? Nous décidons bien évidement d’aller y passer la nuit ! Ce n’était plus rien pour nous, 1h30 de grimpette, de la gnognote je vous dis ! Même avec les sacs sur le dos cette fois !

Monastère de Dhankar Gompa, tout là haut Monastère de Dhankar Gompa Vue du Monastère de Dhankar Gompa

grottes de Gompa Pho, TaboLe jour suivant, nous faisons halte dans le village de Tabo, célèbre pour son ancestral monastère bouddhiste-tibétain où le Dalaï Lama voudrait, soit disant, passer ses vieux jours. Nous visitons également les grottes de Gompa Pho en face du village, dont certaine sont encore ornées de peintures murales antiques. Journée relaxe bien méritée après l’effort fourni ces derniers jours !

Porte d'acces au village de Tabo grottes de Gompa Pho, Tabo

 

NacelleLe lendemain, avant d’arriver à Nako, la route est coupée sur deux cent mètres. Elle s’était littéralement effondrée au fond de la vallée. Un câble reliait les deux cotés. Une nacelle fixée à une poulie était utilisée pour faire traverser les marchandises et les bagages. Un couple de touriste décide de tenter le manège et de franchir le ravin sur l’engin. C’était très impressionnant, mais bien peu rassurant ! Je vous rappelle que j’ai extrêmement le vertige, et je me disais : « Y’a pas de doute, on va faire pareil ! » Mais à mon grand étonnement James n’est pas tenté par l’expérience, il la trouve trop risquée. D’un côté je suis rassuré, mais d’un autre, ça voulait dire encore 2 heures de marche pour descendre et remonter la vallée de l’autre côté de la route ! Et j’en avais franchement marre de marcher ! Mais comme j’étais incapable d’accomplir cette « folie » tout seul, je l’ai suivi. Pour le coup il était raisonnable, fallait reconnaître !

Arrivé finalement à Nako, nous ne regrettons pas notre virée en ces lieux si reculés. Le village, orné d’un petit lac, est entièrement battis de pierres plates apparentes disposées les unes sur les autres, ce qui lui donne un charme incontestable.

village de Nako

Nako Nako Nako Nako Nako

La fin du voyage approchait, il ne me restait que trois jours avant mon vol depuis new Delhi ! Je commençais sérieusement à me dire qu’avec toutes les embuches sur la route, il était difficile de prévoir très justement le temps du retour ! Le lendemain il me fallait déjà regagner Kaza, à mi chemin de Manali. C’est donc ici que je fais mes adieux à James.

col de Kuzum LaAprès une longue journée de bus et deux heures de marche, pour franchir à nouveau l’éboulement de route de la veille, j’arrive à Kaza comme prévu. Mais la nuit fût courte ! Le jour suivant j’avais décidé de prendre le bus des aurores pour Manali, puis de quitter le bus au col de Kuzum La ! Pourquoi quitter le bus me direz vous ? Je suis sensé être dans l’urgence ! Et vous avez raison ! Mais à 9 km de là, il y avait un lac que je ne voulais pas manquer. Et selon mes calculs, j’avais le temps de faire cette escapade et de rattraper le bus de l’après midi pour Manali ! Ce lac s’appelle Chandratal, ou le lac de lune.

col de Kuzum La col de Kuzum La col de Kuzum La

L’excursion faisait 23 km au total. 9 km jusqu’au lac, puis 14 km pour continuer la descente à travers la Chandra valley jusqu’à Batal, pour récupérer le bus. Et j’avais 5 heures au maximum, le sac dans le dos ! Ce qui nous faisait une moyenne proche des 5 km à l’heure. Une allure normale pensais-je, surtout qu’il s’agissait essentiellement de descente, mais fallait pas trainer !

Lac chandratalMes calculs s’avérèrent trop ambitieux ! Je m’étais surestimé du haut de mes treks successifs. J’avais pourtant fait vite, sans presque une pause ! Juste une au bord du lac pour boire le thé avec le propriétaire d’une tente destinée à accueillir les touristes de passage. Il m’a pris pour un fou quand je lui ai dit que je faisais le parcours en une journée. Que je n’avais aucune chance d’arriver à temps pour le bus. Qu’il fallait que je dorme au lac ! Humm, c’aurait été avec plaisir, l’endroit est indéniablement éblouissant, mais je n’avais malheureusement pas le temps pour ça ! Ce soir là, je devais dormir à Manali pour prendre un bus le lendemain matin pour New Delhi ! Après ces propos peu rassurant, il fallait donc vite que je reparte… La route était encore longue jusqu’à Batal !

Arrivé au lac de lune La chandratal

J’accélère donc encore le rythme, avec l’espoir que le bus ait du retard ! Le timing était très séré mais tout restait encore jouable, du moins, je l’espérais ! Mais malgré ma cadence effrénée et mes cuisses qui gonflaient à vu d’œil, les 14 km n’en finissaient pas ! Et je fini par arriver à Batal 5h30 après ! J’avais raté le bus de 30 minutes !! Et le prochain n’était que le lendemain matin ! C’était foutu ! J’allais manquer mon vol !!

route vers Bata route vers Bata route vers Bata route vers Bata

Je pris mon mal en patience en implorant le ciel de faire passer un véhicule, un cheval, un âne, ou n’importe quoi qui pourrait me faire arriver à Manali assez tôt le lendemain matin pour ne pas rater le bus pour New Delhi !

Et le ciel ce jour là m’avait écouté ! En un peu moins d’une heure de temps, le miracle m’apparût ! Et ce n’était ni un âne, ni un cheval, mais un 4×4 d’israéliens ! J’étais près à monter sur le toit s’il le fallait ! Mais ça ne fût même pas nécessaire, il y avait même une place pour moi en se serrant un peu !

4x4

Je fini par arriver à Manali à la tombé de la nuit, lessivé, mais heureux d’avoir pu accomplir tout mon programme. Ce passage dans l’Himalaya fût vraiment intense. J’ai poussé mes limites à l’extrême, mais le souvenir de tous ces instants sont là, comme si c’était hier, et il fallait que je vous les fasse partager… Vous comprenez mieux maintenant comment j’ai pu perdre 8 kilos en l’espace d’un mois en Inde 😉

La carte du parcours

22
Nov
07

A 26 mètres des 6000 – Inde, Himalaya – Part 3

Ceci est la suite de l’épisode 1 et 2

petit dejHabituellement me lever tôt n’est pas ma tasse de thé, mais ce matin là, comme mes acolytes, j’étais debout aux aurores ! Après avoir pris le petit déjeuné sur la terrasse, nous décidons d’aller voir le village d’un peu plus haut depuis le sommet de la montagne en amont. D’après notre hôte il n’y avait pas plus d’une heure de marche. Comme la température devenait clémente en même temps que le soleil l’élevait, je décide de porter mes sandales. Autrement j’avais une paire de vieilles Patogas toutes troués qui auraient pu faire l’affaire. Les mêmes qui avaient parcouru les savanes Zimbabwéennes 6 ans auparavant ! Mais rassurez-vous, je les ai jeté depuis 😉 Vuer de Kibber

Nous voilà donc parti. Le rythme est bon ! Après une heure de marche à peine, nous atteignons effectivement le sommet surplombant le village de Kibber. Mais ce sommet n’avait rien d’un sommet, ce n’était rien de plus qu’une courbe suivit d’un petit plat faisant face à une autre colline. Déçu par ce Berger sur le cheminconstat, nous décidons de continuer notre grimpette jusqu’en haut de cette deuxième colline, pas plus haute que celle que nous venions de franchir.En moins d’une heure nous atteignons ce deuxième sommet. Mais pour la seconde fois, la montagne se joue de nous ! Nous n’étions pas au sommet, et nous en étions loin ! Cette deuxième butte n’était que l’arbre qui cache la forêt ! Au lieu d’une vue sur une autre vallée, comme nous l’espérions, nous avions désormais la montagne face à nous, la vraie, celle avec toute sa splendeur, sa crête escarpée et ses deux sommets. A ce moment là, une question devait être posée : Que faire ? L’australien, le néozélandais, l’anglais et moi-même, étions partis, si l’on peut dire, en short ! Nous n’avions amené ni bouteille d’eau, ni rien à grignoter. Je vous rappelle que nous n’étions censés faire qu’une petite marche d’une heure à peine au départ. Mais heureusement pour nous, les filles sont plus avisées ! La française et l’allemande avaient pensé à prendre une bouteille d’eau chacune, Prendre une décision !ainsi que quelques bananes. Mais pour sept bonhommes, cela restait quand même peu ! D’autant qu’une bonne quantité avait déjà été bu par leurs propriétaires pendant ces deux premières heures. Nous devions donc passer en mode survie si nous voulions continuer ! J’avale ma première gorgée d’eau depuis le départ, et nous décidons de poursuivre, c’est trop bête d’abandonner ici. Nous avions déjà trop avancé…Nous décidons de longer la crête pour arriver au premier des deux sommets, le moins haut. Mais cette fois au moins, nous pouvons enfin parler de sommet, et espérer voir l’autre côté de la vallée !L’australien caracole en tête, plus motivé que jamais ! Il nous sert de catalyseur. Nous le suivons comme nous pouvons sans trop nous poser de question, d’un pas de plus en plus lourd, mais décidés à ne pas trop nous laisser distancer ! La pente est de plus en plus raide. Les cailloux qui la façonnent se glissent continuellement entre la semelle de ma sandale et mon talon. C’est extrêmement agaçant ! Mon rythme est cassé à chaque fois que je dois m’arrêter pour m’en libérer ! Je commençais vraiment à regretter mes vieilles Patogas !!Après deux heures et demi de marche supplémentaire, sans autres haltes que celles pour reprendre notre souffle, nous atteignons le sommet de la crête. Enfin nous pouvons voir l’autre versant de la vallée, avec ses montagnes enneigées et ce flot continuels de pointes blanches à l’horizon… Nous étions sur le toit du monde… Ou presque ! Puisque que le vrai sommet était encore à quelques encablures le long de la crête.Arrivé au premier sommetDe là, nous faisons une pause bien méritée ! Nous buvons chacun une gorgée d’eau et avalons une bouchée de banane, et nous en finissons du même coup avec notre pitance. Nous n’avions aucune idée précise de l’altitude à laquelle nous nous trouvions. 5000 mètres, 5200 mètres peut être…Tout le monde semblait exténué ! Le gros de la troupe décide donc de retourner au village. Mais je voyais bien que l’australien ne se satisfaisait pas de voir le sommet face à nous. Il décide de continuer ! Il ne restait environ qu’une heure de marche au même rythme entamé depuis le début du périple. Juste une heure ! Simplement une petite descente et la montée finale vers le pinacle de ces lieux ! Pourquoi s’en priver !! Il n’a pas eu besoin de me convaincre de le suivre, je ne voulais pas qu’il soit le seul à réussir cet exploit ! Je représentais l’image de la France tout de même ! Et cela nous permettrait de redescendre par l’autre versant de la montagne au lieu de revenir sur nos pas…

Vue de la vallée du coté de Kibber

Nous voilà donc repartis laissant notre groupe derrière nous… Comme il était déjà midi passé, nous décidons d’accélérer encore le rythme ! Enfin, l’australien décide, moi j’essaye de le suivre ! Avec toujours mes petits cailloux dans les godasses qui m’obligent à m’arrêter continuellement ! Les vue de la crête que nous avons longé entre les deux sommetsderniers mètres sont les plus durs, je souffre, le souffle et l’énergie me manque. Mon cœur bat à la démesure, et mes jambes pèse deux tonnes chacune. Tous les trois ou quatre pas je fais une pause ! Mais après une heure trente d’effort, nous arrivons enfin au sommet ! Et cette fois enfin, nous pouvions affirmer que nous étions sur le toit du monde… Des monticules d’amas de pierres disposaient par l’homme nous le prouvait ! Nous ne pouvions aller plus haut ! Ceci me rassurait d’un coté, parce que sans ça, l’australien n’aurait pas lâché !

Pendant un temps nous apprécions la vue, encore beaucoup plus impressionnante que celle de l’autre sommet. Nous pouvons apercevoir un petit lac en contre bas que nous ne pouvions voir auparavant, et rien n’entravait le spectacle sur 360 degrés cette fois ! C’était prodigieux… Aujourd’hui est un jour mémorable ! Celui de mon premier sommet !!Vue du sommet

Et comme chaque grande occasion se doit d’être célébrée comme il se doit, je vois James, mon australien, sortir une feuille à rouler, une clope, et son Charas (nom du haschich de la région, autrefois célèbre pour cela !) dans l’idée de se rouler un joint ! T’es sûr lui dis-je !? Est-ce bien raisonnable !?? Il nous reste encore toute la descente, et nous n’avons plus d’eau !!

Mais l’endroit était magique, et faute de champagne, nous nous fumâmes ce pet en récompense de nos efforts ! Je ne pouvais le laissé seul pour ce coup, on avait déjà tellement partagé depuis le toit du bus, qu’il fallait qu’on vive ensemble ce grand moment ! Mais à quelle altitude sommes-nous ??

Le sommet, enfin !

La célébration terminée, il fallait se presser. Il était déjà 14 heures, et il nous fallait redescendre avant la tombé de la nuit. Il nous restait 4 heures ! Cette course contre le temps a permis à l’adrénaline de prendre le dessus sur l’effet du Charas. Nous nous hâtons de descendre par la voie la plus directe, la Mes chaussuresligne droite, pas le choix ! Par petit bonds successifs, sans réfléchir, en nous laissant pousser par l’attraction, l’effort me semblait presque imperceptible… La pente, plus ardue de ce côté de la montagne, nous entrainait d’elle-même. Par contre j’aurais donné n’importe quoi pour une paire de chaussures sans trous ! Mais plus le temps de s’arrêter pour des gravillons, seules les pierres me faisaient stopper ! Il fallait suivre James, coûte que coûte !!

Couché du soleil sur KibberA part quelques arrêts photos indispensables et une tranche d’escalade obligée par le relief de notre ligne droite, nous avançons sans répit ! Lorsque nous arrivons enfin à Kibber, les lampadaires éclairaient déjà le village, le soleil était sur le point de se coucher ! Et moi de m’écrouler !!

Nous retrouvons nos amis qui commençaient franchement à s’inquiéter ! Passer la nuit en pleine montagne, en sandalette, short et t-shirt, sans rien à manger ni à boire, aurait été une vrai épreuve de survie !

Mais la grande question restait ! Le chiffre ! A quelle altitude était ce sommet que nous avions si péniblement accomplit !??

Notre hôte avait cette réponse : 5974 mètres !! J’avais du mal à le croire ! Nous avions donc monté et descendu presque 1800 mètres de dénivelé en une seule journée !! Un trek de deux jours normalement !! Ca paraissait incroyable ! Il est vrai que depuis 8 heures du matin nous avions marché à un rythme effréné sans presque une pause ! Soit environ 10 heures de marche ! Dommage quand même d’être passé si près des 6000 !

Le soir je me suis effondré ! J’étais vidé, incapable de réfléchir, de parler, de bouger, j’avais tout donné ! Manger et au lit…

Dans la dernière partie vous verrez la fin de mon parcours himalayesque, dont mon arrivé à Nako, village au charme unique à la frontière tibétaine, et la splendeur du lac Chandratal…

13
Nov
07

à 26 mètres des 6000 – Inde, Himalaya – Part 2

Ceci est la suite du premier épisode

col de Rohtang LaLe lendemain matin, comme prévu, je demande à passer sur le toit du bus. Le chauffeur me prends pour un fou, il me dit que c’est très dangereux… J’avoue qu’on n’avait pas la même logique ! Je lui ai finalement dit que c’était mon choix, que je voulais de mon plein gré prendre le risque de voyager sur le toit du bus parce que je ne voulais pas prendre le risque de voyager à l’intérieur ! Je ne suis pas certain qu’il m’ait compris, mais bon, comme je n’avais pas l’air de vouloir revenir sur ma décision, je suppose qu’il a abandonné et m’a laissé me caler au milieu des sacs, que l’on puisse enfin y aller.
Les quelques touristes du voyages n’avaient à ce moment là pas vraiment compris la raison de mon insistance. Ils devaient se dire que c’était pour avoir une meilleure vue, pour prendre des photos sans ces putains de fenêtres de bus ! Ils finiront par comprendre me disais-je 😉 Et s’il n’en reste qu’un, ce sera moi, j’ai tout prévu !

col de Kuzum LaBon je n’ai pas eu chaud, c’est sûr ! Ca doit être la raison pour laquelle personne ne m’a rejoint une fois arrivé au même col que j’avais connu la veille. Ou alors ils étaient tous du côté droit du bus, soit du coté de la montagne, vous vous souvenez ! Moi j’étais du côté gauche et j’ai eu le vertige dans un bus! Sur mon toit, en revanche, une fois bien couvert, j’étais benaise,col de Kuzum La le terme est adéquoi 😉 J’essayais seulement de ne pas regarder sur les bas côtés. Juste l’horizon et le ciel, tout en restant attentif pour les passages délicats.
On a continué comme ça pendant toute la journée en s’arrêtant de temps à autres pour déplacer des cailloux qui avait bouché la route, ou le chemin, ça dépend, ce qui permettait au moins une pause pipi ! On est monté aussi très haut (le premier col de la veille à 3979 mètres puis un second à 4551, le col de Kuzum La), on a longé deux splendides vallées (Lahaul valley, Spiti valley) et traversé des villages hors du temps (Batal, Losar), continuellement entouré par ces montagnes majestueuses qui forment la chaine de l’Himalaya.

Lahaul Valley Lahaul Valley

village de Losar Spiti Valley Spiti Valley Spiti Valley

On arrive finalement à Kaza en fin d’après midi, petit village à 3600 mètres au fond de la Spiti valley (Effectivement, on n’est pas dans les alpes, les vallées sont très hautes ici !).

Après une bonne nuit de récupe, je décide d’aller explorer un peu les environs

Faut quand même préciser qu’en venant en Inde je n’avais pas du tout prévu d’aller dans l’Himalaya. Je n’y avais même pas songé ! En fait j’ai croisé un type qui m’a parlé de ce village de Kaza et m’y voilà 😉

Hauteurs de KazaJe prends donc la décision de monter sur l’une des deux crêtes de la vallée pour voir d’autres perspectives, et du même coup un autre village au nom de Comic se trouvant de l’autre côté d’une semi vallée. En clair, en haut de ma crête, il y avait un plat (que l’on pourrait aussi nommer petit plateau !), puis ça redescendait un peu avant de Village de Comicremonter beaucoup plus haut et ainsi de suite, car derrière encore on pouvait apercevoir d’autres sommets enneigés…
Bon une fois ma photo du village de Comic en poche, je décide que j’en ai assez fait. J’étais passé de 3600 mètre à 4000 mètres, j’avais aussi traversé le petit plateau, sans compter le retour qu’il restait encore à faire… hey je suis encore étudiant moi, je n’ai pas encore eu le temps de me remettre au sport 😉 Pour une première journée c’était déjà bien.

Hauteurs de Kaza Hauteurs de Kaza Petit plateau

Le jour suivant, j’avais fait la connaissance de trois anglo-saxons, un australien, un néo zélandais et un british. Sur le toit du busIls étaient à Kaza depuis 3 jours et voulaient aller passer la nuit dans le village de Kibber, soit disant le village le plus haut du monde avec de l’électricité, à 4205 mètres d’altitude. Ni une, ni deux, je les suis 😉 Je suis content de voir que je ne suis plus le seul à avoir l’idée saugrenu de voyager sur le toit des bus. C’est l’australien qui me suit, James, s’il vous plait ! Je n’ai donc peut être pas halluciné lorsque j’ai vu des cadavres de bus à certains endroits.
Sur notre toit, James m’apprends l’existence du mal des montagnes, que ça peut tuer si on ne le soigne pas, que ça arrive sans prévenir ! Et que là où on est, on est bien loin du Village de Kyepremier hôpital !! Mais il va me faire flipper le con ! Que la meilleure façon de l’éviter c’est de fonctionner par pallier en restant 3 jours autours des 3500 mètres avant d’aller plus haut. Que c’est pour cela qu’ils étaient restaient 3 jours à Kaza !!! Hummmm,humm, quelqu’un aurait pu me prévenir ! Moi la veille j’étais encore à 2000 mètres ! Enfin, j’étais un ancien sportif, j’avais de beaux restes, et puis surtout on était déjà parti et je n’avais pas trop le temps de glander trois jours à Kaza. Faut positiver dans ces moments là !
Sur la route on s’arrête dans le petit village de Kye (4116 mètres), perché sur un Village de Kibbermonticule attenant à la falaise, avant de rejoindre Kibber, à la tombé de la nuit. Le groupe s’était alors agrandi. Dans le bus il y avait un couple de jeunes allemands et une française qui, comme nous, avaient décidé de passer une nuit plus près des étoiles.

Après avoir trouvé une maison qui pourrait tous nous accueillir, nous dînâmes et allâmes nous coucher, sans biensur avoir omis d’admirer au préalable à quel point les étoiles peuvent être belles sous un ciel pur et dépourvu de toute luminosité. La lune était absente ce jour là.

Demain va être un grand jour… 😉

08
Nov
07

à 26 mètres des 6000 – Inde, Himalaya – Part 1

Des enfants et moiLorsque je suis allé pour la première fois en Inde, en août 2002, je pesais 72 kilos, j’avais pris 4 kilos pour avoir arrêté de fumer un ou deux mois auparavant. Lorsque je suis revenu, un mois après, j’étais descendu à 64 kilos, le poids de mes 16 ans ! Et ceci sans faire de régime 😉 Mais il y a des raisons à cela ! Certes en Inde on passe au régime végétarien, aussi, lorsqu’on voyage en routard on n’a pas de service de chambre ou de frigo pour grignoter à toute heure, mais surtout, il y a une journée où j’ai du en perdre quatre d’un coup, Dromadaires pres de Jaisalmer, radjasthanet c’est celle là que je vais vous compter…

Après avoir fait le tour du Radjasthan, être passé furtivement à Agra pour admirer le Taj Mahal, et quelques jours obligatoires à Vârânasî, où tout indou doit mourir s’il veut son accès réservé au nirvana, je décide de remonter le Gange en train jusqu’à Haridwar puis de pénétrer dans l’Himalaya où la première étape est le village de Manali, perché à 2000 mètres d’altitude. De là on peut choisir plusieurs options de route. Soit partir vers le Ladakh, au nord, soit prendre la direction de la Spiti valley, en direction de la Chine, oups pardon, je voulais dire du Tibet. C’est donc cette dernière option que j’ai choisi car il ne me restait que neuf ou dix jours de vacances, et vu qu’il faut parfois 8 heures pour faire 150 km, je n’avais pas vraiment d’autre choix.

Bahai temple, New Delhi Vache, New Delhi Havelis à Jhunjhunu, Radjasthan Havelis à Jhunjhunu, Radjasthan Karni Mata Temple à Deshnok près de Bikaner, Radjasthan Charmeur de serpent

Jaisalmer, Rajasthan village de Khuri, sud est de Jaisalmer, Radjasthan

Les dunes de Khuri, sud est de Jaisalmer, Radjasthan Les dunes de Khuri, sud est de Jaisalmer, Radjasthan village de Khuri, sud est de Jaisalmer, Radjasthan village de Khuri, sud est de Jaisalmer, Radjasthan Musicien à Jaisalmer, Radjasthan Chez un vendeur d'épice à Jodhpur, Radjasthan

Jodhpur, la ville bleue, Radjasthan Pushkar, Radjasthan

entre Jodhpur et Jaipur, Radjasthan Taj Mahal, Agra

Varanasi Burning ghat, Varanasi Offrandes au Ganga, Varanasi

Varanasi Ghats d'Haridwar Ghats d'Haridwar Ghats d'Haridwar

Je suis d’abord resté 2 jours à Manali, ou plutôt à Vashisht, petit village 300 mètres plus haut, plus tranquille, avec des plants de cannabis poussant un peu partout et des sources de chaude. Endroit plus sympa le temps de décider quoi faire.

Vashisht Sources d'eau chaudes, Vashisht

Pendant l’une de ces 2 journées je décide d’aller voir le col de Rohtang La culminant à 3979 mètre et à seulement 51 km de Manali, avec les quelques chutes d’eau sur la route.
En Inde on roule à gauche, et c’était aussi le coté du ravin. col de Rohtang LaJ’étais assis également du côté gauche, juste derrière la porte du bus, et je n’aurai donné ma place pour rien au monde ! Je m’explique. Lorsque deux bus viennent à se croiser sur cette route, même moi, assis du côté de la pente, côté fenêtre, je ne voyais plus la route, mais seulement du vide, presque à l’infini, ou disons plutôt le fond de la vallée, en tout petit petit. Comme si nous avions la moitié des roues du côté gauche dans le vide. Je ne me rappelle pas avoir prié car je suis trop cartésien pour ça, mais je me préparai à bondir en dehors du bus en cas de frémissement de chute. J’ai rarement eu aussi peur ! Les chauffeurs sont certainement très doués, mais le fait d’être entouré d’être considérant la mort physique comme une nouvelle naissance dans un autre corps leur permettant de poursuivre leurs évolutions vers le Nirvana (appelé plus communément le Moksha en Hindouisme) ne me rassurait guère. Ma confiance restait donc toute relative. Moi j’aime la vie, et j’ai bien peur qu’on en ait qu’une !col de Rohtang La
J’avais donc pris la décision de ne pas déconcentrer le chauffeur, et de le laisser nous conduire jusqu’au col qui n’était plus très loin, en comptant sur ma bonne étoile tout devrait bien se passer. Ensuite je voyagerais sur le toit du bus ! Au moins là j’avais une chance de m’en tirer en sautant ;).
Bon, le retour, vu qu’on était du bon côté, je l’ai quand même fait dans le bus, il faisait vraiment froid et je n’étais pas parti équipé ce jour là.Mais j’étais content d’avoir pris conscience de ce fait, qui me servirai dès le lendemain, jour du départ dans les profondeurs de l’Himalaya. D’ailleurs pendant toute la route qui me menera au travers des villages de Batal, Losar, Kaza, Kye, Kibber (4205 mètres, d’où partira l’aventure), Tabo, et enfin Nako tout près du Tibet (Cette fois je ne me trompe pas ;)), en passant par le col de Kuzum La pêrché à 4551 mètres et le lac Chandertal (lac de la lune), vraiment époustouflant, il n’est pas rare de voir des bus écrasés au fond d’une vallée…




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