Archive pour octobre 2008

30
Oct
08

Chartres

La France est un petit grand pays, messieurs, je vous l’avoue. De la taille d’un département moyen brésilien, vous y avez pas mal de choses à visiter. Au-delà des destinations les plus souhaitées, comme Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux et Strasbourg, il y en a beaucoup plus d’autres. Moi, ce que j’aime en France c’est qu’à n’importe quel petit village où vous allez vous aurez des choses intéressantes à voir. Ville moyenne, Chartres en a plein.

Lorsque je suis arrivé en France, une des premières personnes à qui j’ai parlé a été O., une ex-copine chili-française de Brésil. O. était née au Chili, mais vers 6, 7 ans en est partie avec ses parents à cause de la dictature chilienne, de telle façon qu’elle a vécu presque sa vie entière en France. La jeunesse, elle l’a passé à Chartres, où son père habite toujours. De là, elle est partie pour étudier sur Paris. J’ai fait sa connaissance à Curitiba, lors de son « Erasmus » en Amérique Latine.

Je suis donc arrivé et le lendemain on s’est rencontré au petit jardin derrière l’église Notre Dame. On a passé toute la journée à bavarder et raconter les nouvelles l’un à l’autre. Ce jour-là, elle m’a promis qu’elle allait m’emmener à Chartres. Opportunité de visiter une ville avec un guide du coin? Pas de chance de rater ça.

La semaine suivante, nous voilà à nous rencontrer à la gare et partir vers sa ville natale. Qu’est-ce que j’en peux dire? Si jamais vous allez en France, allez-y. Si vous aimez bien l’architecture des églises, il faut visiter la cathédrale de Chartres.

espèce d'autel
espèce d’autel
le toit
le toit
Chartres vue de l'église
Chartres vue de l’église

Sinon, si jamais vous marchez à pied par Chartres, vous trouverez des jolis petit coins…

'tite rue à Chartres

'tite rue à Chartres II

Visiter Chartres m’a montré une chose que je soupçonnais déjà. N’importe quel lieu peut être intéressant si vous êtes accompagné avec quelqu’un du pays. Les rues deviennent des histoires, les places des romans, les bars des souvenirs…

Ma visite à Chartres a été plus qu’une destination touristique: a été un voyage dans le temps vers les mémoires de O., vers sa jeunesse, les amours du passé, les amis perdus…

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25
Oct
08

Clermont-Ferrand

Quoique mon séjour en France ait été plein de mauvaises choses, je vous avoue que j’aime bien la France. Vachement. C’est un très joli pays, et vous pouvez y trouver plein de gens sympatiques. J’ai beaucoup d’envie d’y retourner pour habiter quelques années…

Le motif qui m’y emmena fut avoir réussi une bourse de travail comme professeur assistant langue étrangère. Clermont-Ferrand m’a été octroyé comme destination. Et me voilà à y être allé.

Après être passé trois mois à Paris et en voyageant en Europe, je suis parti à Clermont. Mon premier foyer là-bas fut à Montferrand, juste à coté de Michelin, dans un lycée.

Ma chambre dans le lycée

ma chambre dans le lycée

Oui, il y a tellement de poussière dans l’air que ça se faisait sentir lorsque vous respiriez, mais il y avait quand même un coup de charme.

La vue de ma chambre au lycée

la vue de ma chambre au lycée

Pas content avec le fait d’être loin du centreville et de ne pas avoir de transport pour chez moi après 20h30 (à Clermont, le transport s’arrêtait vers 20h-20h30), j’ai commencé à chercher où habiter plus près du centre. J’ai cherché quelques jours jusqu’à Annie, une autre assistante, m’a invité d’habiter avec elle et un autre italien. Nous voilà les trois à déménager au centreville.

chez nous à Clermont

chez nous à Clermont

La convivence n’était pas si difficile. Quoique nous fûmes trois, tout allait bien.

mon lit

mon lit

Moi, je dormais sur un lit gonflable acheté par 15 euros, qui au bout de quelques semaines m’avait déjà tout cassé le dos. Mais pas grave. On s’amusait quand même.

mes room/housemates...

mes room/housemates...

Parfois, et c’est souvent ça, Clermont me manque…

06
Oct
08

Récit de trek au Ladakh – 2

Au quatrième jour de trek, le soleil tape fort et tant à cause de cela que de l’altitude, C. attrape des saignements de nez. Le terrain est en pente douce, l’arrivée de l’étape se trouve dans ce que nous nommerions chez nous un haut alpage : troupeau de yaks gardé par un vacher qui dort dans un enclos de pierres rudimentaire. Un panneau solaire brille sur le toit mais le haut des murs est recouvert d’une couche de bouses séchées, combustible pour l’hiver (plusieurs années avant, dans la « plaine » de Nimaling, nous avions été repoussés par l’odeur de toute cette merde de yak entassée autour d’un abri de drogpa). A cinq heures, notre guide, Sarfaraz, nous accompagne chez le gardien du troupeau, qui n’a pas seulement des yaks, mais aussi des moutons et des chèvres pashmina. Incroyable rencontre de deux mondes : nous avec nos polaires et nos chaussures de montagne (sans appareil photo quand même…), et notre hôte, tellement affable, tellement souriant, visiblement tellement heureux, qui passe l’été dans ce minuscule terrier où il a accumulé des outils qui lui viennent d’au moins, dit-il, dix générations. Au centre : une masse beige qui ressemble à un animal blessé, mais c’est en réalité la peau de mouton qui lui sert à barater le lait et qu’il agite vigoureusement à intervalles réguliers. Le beurre est ensuite séparé du reste qui devient la base pour faire le fromage, d’abord chauffé au feu de bois de manière à produire une sorte de sérac, ensuite séché dans des sacs qui pendent aux murs.

Dans un coin, figure le classique instrument pour faire le thé au beurre, et le long d’un mur, dans un recoin sombre, en miniature, tout l’essentiel de la puja : un livre de prières à côté de trois coupes prêtes à recevoir l’eau et l’huile. Ici, la puja, rituel bouddhiste, plus que dévotion religieuse est manière de rythmer la journée. Près de cet autel, la jarre qui contient le beurre. L’homme rieur nous donne de son fromage séché sous forme de petites boules irrégulières et dures qu’il faut mâcher plutôt que croquer, ou bien que l’on peut faire fondre dans la soupe (thukpa).

C’est à l’extérieur, dans la petite cour attenante, dans un abri formé par trois murs et ouvert aux vents, tapissé de couvertures de laine de yak et de peaux de moutons, qu’il dort. L’enclos pour les bêtes (un pour les yaks et les dzos – obtenues par croisement entre yak et vache – et un pour les moutons) est plus vaste, son sol est formé des entassements d’excréments des bovins depuis les dix générations dont le petit homme rieur nous a déjà parlé. Nous assistons à la traite des dzos, une douzaine de bêtes, donnant chacune trois litres de lait par jour. L’été rapporte à notre hôte quatre-vingt dix kilos de beurre de yak qu’il peut revendre un bon prix au marché de Leh. Il préfère nettement cette existence à la solution qui consisterait à travailler à Leh, il souhaiterait passer le relai à ses enfants, lesquels hélas, comme partout, rechignent à ce mode de vie.

Quelle est la signification d’avoir vu cela ? Si demain nous devions mourir (par exemple dans un accident d’avion), quelle aura été la signification du fait que cette vision d’un autre temps, d’un autre monde soit entrée dans nos têtes ? Je disais : sans appareil photo, pour des raisons de politesse, mais quelle signification cela aurait-il eu de « prendre des photos » ? Pour faire quoi ? pour montrer quoi ? des ustensiles usés ? des murs sales ? A quoi bon ? Pour quelle fin ? Le caractère vain de l’effort à se saisir du temps au travers d’un objectif photographique apparaît ici dans toute son ampleur. La photo, c’est la finitude. A quoi sert-elle quand on est confronté au gouffre abyssal du temps, quand on parle de dix générations accumulées sans que peu de changements aient eu lieu dans les pratiques liées à la vie de tous les jours (si ce n’est un panneau de solaire branlant qui ne sert qu’à éclairer une lampe).

05
Oct
08

Destination: Ilha de Itaparica et Morro de São Paulo

Vers la fin de notre séjour, après avoir tout tourné, de Pirajá on est partie vers le sud de Bahia. On a loué une voiture et sommes partis tous en conduisant. N’oublions pas que nous étions une française, deux brésiliens (dont un ne savait pas conduire) et un anglais (qui est habitué à conduire de l’autre coté de la route). 

On a fait Salvador jusqu’à Valença en voiture, en passant par Itaparica, Nazaré, Aratuípe, où on a déjeuné du chèvre (viande vachement apprécié aux petites villes de Bahia). A Valença, on a laissé la bagnole au parking et est parti en bateau vers Morro de São Paulo. 

 

Route vers Valença

Route vers Valença

 

Leo chevauchant l'âne

Leo chevauchant l'âne

 

Arrivée à Morro de São Paulo

Arrivée à Morro de São Paulo

 

Bain de boue

Bain de boue

 

Plongée

Plongée

 

Bond

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