Posts Tagged ‘Bresil

18
Sep
08

Destination: Salvador

Pendant ce sejour à Pirajá, la bande (la française Chloë, le brésilien Leo, l’anglais Alex et moi) a fait des tours touristiques par Salvador, Ilha de Itaparica e Morro de São Paulo (ces deux dernières destinations seront les sujets des deux prochains billets).

À Salvador, on a parcouru toute la ville, car on avait le natif mâlin Leo, qui tout connaissait. Les voici quelques photos de Salvador de Bahia.

 

Mercado Modelo (Marché Modèle)

Mercado Modelo (Marché Modèle)

 

L'intérieur du Mercado Modelo

L'intérieur du Mercado Modelo

 

Elevador Lacerda (Ascenseur Lacerda)

Elevador Lacerda (Ascenseur Lacerda)

 

Devant l'Elevador Lacerda

Devant l'Elevador Lacerda

 

Clairvoyante

Clairvoyante

 

Pelourinho

Pelourinho

 

Cidade Baixa (Ville d'en bas)

Cidade Baixa (Ville d'en bas)

16
Sep
08

Destination: Pirajá?

Vers fin août 2005, mon ami Leo (celui qui est parti à Amsterdam avec moi) m’a appelé de Barcelona (il y habite) et m’a invité de partir à Pirajá, banlieue de Salvador de Bahia, avec lui, son épouse et un ami Anglais à eux, pour tourner un documentaire sur sa propre vie (mec de famille pauvre, part en Europe sans presque rien avec le but de trouver un moyen d’entretenir économiquement sa famille à Pirajá). Hébergement et vols allée-retour tout payé. Je lui ai demandé deux jours pour lui donner ma réponse. Il me fallait savoir si c’était possible concilier un voyage de deux mois avec la fin du semestre à la fac et une absence si prolongée au boulot.

J’ai parlé à tous mes profs, qui m’ont dit que je pourrais partir sans souci. C’est certain que je leur ai pas dit que j’allais partir à Bahia pour faire un documentaire, mais à cause d’une offre de travail irrécusable. Quel mensonge ! Hahahaha ! Mais qu’est-ce qu’on ne fait pas pour l’art ?

À toute vitesse, car le départ était dans un mois et demi, j’ai fait en avance tous mes travaux de fac et j’ai dépanné une correctrice substitute pour me remplacer au boulot. Au même temps, car cela était un de mes devoirs dans le documentaire, j’ai budgété tout le film, y compris les vols de nous quatre, nos hébergements, équipements cinématographiques et d’autres petites choses qu’il faut préparer pour un événement comme celui-là.

Vers 15 octobre, me voilà prenant un vol pour Rio pour y retrouver Alex (l’Anglais) et repartir les deux ensembles vers Salvador. Notre destination : Pirajá ?

N’en avez vous pourtant jamais entendu parlé ? Pirajá c’est un quartier-bidonville incrusté dans Salvador, capitale de Bahia. Mais quand tu dis bidonville, veux-tu dire quoi exactement ? Je veux dire justement « bidonville » au vrai sens brésilien du mot, quoi.

Je vous laisse donc avec quelques photos de ce deux mois-là de voyage-tournage.

 

Pirajá - vue de chez Leo

Pirajá - vue de chez Leo

 

gamin à Pirajá

gamin à Pirajá

 

Cité des gamins

Cité des gamins

 

Avec les gamins

Avec les gamins

 

Jardin

Jardin

 

26
Mai
08

Petite virée en stop (4ème et dernière partie)

épisode 1, épisode 2 et épisode 3

Nous voilà à marcher encore d’autres 5km. Cette fois pas pour manque d’argent, mais pour profiter du trajet au bord de la mer. Pas mal de beaux paysages, de belles vues et de belles nanas sur la plage… Nous, par contre, quoiqu’on en désirât toutes, on n’était point désirable: trop sâles! Comme on dit en portugais: Tristeza não tem fim, felicidade sim! (Il n’y a pas de fin pour la tristesse, mais oui pour le bonheur!). Il fallait nous contenter avec ce qu’on pouvait avoir…

Finalement, après à peu près une petite heure de cheminée, on est arrivé à la plage de Cabeçudas, où, selon ma mémoire, habitait l’ami de l’ami de mon ami. On a parcouru toute la plage, allée et retour, jusqu’à décider où peut-être ils vivaient: grande et pompeuse maison, piscine, située devant la plage. Moi, j’ai appuyé sur la sonnette. Une femme a ouvert la porte, un peu soucieuse de qui étions nous.

« Bonjour, madame. Excusez-moi », ai-je dit, « je m’appelle Maikon et je suis ami de Julio. Vous le connaissez? »

« Bonjour. Ben, franchement, ça dépend de quel Julio vous parlez. »

« Julio, le fils de Lilhane, vous savez? Le mec dont la mère a une maison là-bas juste à coté de l’hôtel. »

« D’accord. Je sais qui il est. »

« Bon, je ne sais pas comment vous le dire. Il nous est passé que nous sommes arrivés pour y rester quelques jours et ils ne sont pas là. On n’a pas leur numéro, personne est chez eux… »

« Pour de vrai? Quel dommage! »

« Et, ben, comme j’ai fait connaissance de vos fils l’autre fois que je suis venu, j’ai pensé qu’ils pourraient nous aider… Je ne sais pas… Il se peut que vous ayez leur numéro… »

« Entrez, entrez. On va vérifier ça. »

Une fois assis à la table avec l’agenda dans nos mains, on n’a pas trouvé le numéro. La femme, qui était mère des amis des amis de Julio (notre ami), nous a demandé: « Mais vous êtes venus comme ça sans savoir s’ils étaient à la maison? » Ç’a été quand la lumière de Dieu s’est posé sur nous et nous a illuminé. Moi, pour répondre à la question que la mère (Marta) nous avait posée, je lui ai dit tout que je vous ai raconté dans les autres trois épisodes. Marta nous a donc bien jeté un regard attentif, nous a observé à fond et nous a perscruté jusqu’à nous dire: « Les gars, mais pourquoi vous ne restez pas chez nous. André et Paulo (ses fils) sont à Florianópolis et ne rentrent que demain à l’après-midi. Vous deux vous pourriez rester dans leur chambre sans aucun problème ».

Bruno et moi, on s’est bien regardé sans croire à nos oreilles.

« Merci beaucoup, madame! »

Et on est resté et on a pris une douche de roi et on a très bien dormi. Le lendemain, le miracle a eu sa continuation. Lors du petit déjeuner, Marta et Morais (son mari) nous ont proposé de faire du bateau à voile avec eux. « Après », ont-ils dit, « on pourrait prendre les ninjas (motos très puissantes) pour faire un tour pour les plages. Si ça vous dit pas, on pourrait prendre les cordes et faire du rappel à la montagne qu’il y a à la fin de la plage, puis prendre les jetskis pour faire une petite promenade pour les îles que vous voyez par la fenêtre, celles là-bas au fond… »

Nos visages de chanceux et remerciants étaient évidents…

« Et ça vous dit si l’on mange à la japonaise aujourd’hui? Hier on a acheté du saumon et d’autres bonnes choses pour nous deux, vu qu’on est seul à la maison. Ça nous ferait plaisir de partager tout ça avec vous. On aimerait vous inviter… »

Finalement, Bruno, complètement chamboulé et avec un souri énorme au visage, a demandé: « Est-ce qu’on peut faire tout ça? Nous, on semblait deux petits garçons au milieu du playground!

On a fini par manger à la japonaise, faire du jetski et monter à la montagne.

Bruno et moi sommes restés les autres jours du congé chez eux avec Marta, Morais, André, Paulo et leurs copines. On n’est pas arrivé au canyon, mais on a eu une très bonne aventure, parfaite pour raconter aux potes de voyages et aux petits-fils, quand nous en aurons…

Ce jour-là j’ai appris que les ivres et les voyageurs sont protégés par Dieu et par la Déesse de la bonne chance. Merci Dieu, merci Déesse!

Plan de la virée

22
Mai
08

Petite virée en stop (3ème partie)

épisode 1 et épisode 2

Alors, où dormir ? Bonne question à poser quand vous n’avez pas où vous abriter. Mais, jusqu’à ce moment, Bruno et moi, on n’avait pas encore découvert que l’on ne savait pas où habitaient nos amis.

Pas de blé dans les poches (on avait oublié de passer à la banque pour prendre de l’argent), on a dû aller au centre-ville à pied. Dire que c’était pas loin c’est être très optimiste. À peu près 7km c’est trop quand vous n’avez pas pris de douche le jour avant, quand vous avez gueule de bois et quand vous êtes fatigué de prier et chanter. On se demandait pourquoi Dieu ne nous envoyait pas une charrette divine pour nous y emmener. D’acc, Il nous en avait déjà envoyé le Combi. Dieu merci. Contentés, il a fallu marcher.

À la moitié du trajet, on avait les estomacs dans les talons. Mais comment manger sans argent ? Combien on en avait ? Une fois les poches, les sacs à dos et n’importe quoi d’autre fouillés à la folie, on a su: on n’avait que R$0,80 (à peu près $0,30€). Quoi manger avec cette somme astronomique ? Pas trop. Pourtant, l’âme voyageuse a des moments parfois de ruse inespérée: X-mico. Au Brésil (je pas au Portugal), X, dans le vocabulaire gastronomique, veut dire « sandwich » ; mico fait allusion aux singes (mico est un genre de singe trouvé aux forêts brésiliennes) ; X-mico pourrait donc être traduit par « sandwich-singe », métaphore « élégante » pour dire pain à la banane. Ouais! Recette: prenez un pain, ouvrez-le en deux, mettez une banane dedans et mangez-en heureux. Budget pour deux à l’époque: 2 pains (R$0,10 chacun), 2 banane (R$o,20 chacune) ; R$0,60 tout et vous avez encore de monnaie ! Excellent ! Nickel !

Faim satisfait, il nous manquait nous occuper de la soif. Quoi boire avec R$0,20 ? Quasiment rien. De l’eau. On en avait un peu dans les bouteilles. On ne peut pas tout vouloir dans cette vie !

Ragaillardis, on a repris la route. 200 mètres et on a trouvé une banque ! De l’argent et de la coca ! On en a bu juste pour commémorer. Dans ce moment-là, assis sur le gazon, on s’est souvenu de nos amis.

« Putain, t’as leurs adresses ? »

« Non. »

« Leurs numéros de portables ? »

« Non plus. »

« T’as quelque chose qui puisse nous servir ? »

Grimace de désolation…

« Merde ! », on s’est dit en nous regardant et riant.

« Tu voulais de l’aventure ? La voilà ! », ai-je dit à Bruno.

Il a voulu me pencher, mais à la fin il l’a fait pas. Je suis trop lourd pour être chargé !

« Est-ce qu’on sait n’importe quoi de nos amis ? », m’a-t-il demandé.

« Je pense que je sais arriver chez un ami d’un ami de Julio. Peut-être. J’y suis allé une fois avec lui ! »

On a dû rire.

« Allons-y donc ! »

Suite…

16
Mai
08

Petite virée en stop (2ème partie)

épisode 1

Pendant la nuit… il a plu sans cesse. Ç’a été une forte tempête, qui nous a complètement mouillé, trempé et refroidi. Putain, ça caillait! Sans rien avec quoi se protéger, on a essayé de dormir mouillés directement sur le sol. Mais ça ne marchait pas. Il était hors question. Au moins pour nous dans cette situation. Toujours en pleuvant, on est sorti de la tente à la recherche de bois pour faire du feu et nous réchauffer. Pas de bois, plus de pluie, rien à dire. Dans ce moment, on a voulu retourner. Moi, je maudisait Bruno. Lui à moi.

Sans plus rien à faire, on est ressorti, cette fois à la recherche d’un peu de pinga (boisson brésilienne similaire à la cachaça, mais plus forte). Il y avait pas de bois, pas de feu. Par contre, pour trouver un peu de pinga on n’a pas eu aucun souci. La première vendinha (café de coin de rue typique au Brésil) nous en proposait déjà trois ou quatre types. « La plus forte, s’il vous plaît! »

On a donc passé toute la nuit à en boire, à nous cuiter: plus soûls on était, mieux on dormirait et moins de froid on aurait! Dit et fait. Dans la tente, en bavardant de n’importe quoi, on a bu une bouteille tout entière de pinga. Si jamais vous en buvez, vous saurez combien c’est fort ça.

Le lendemain, après une nuit quasiment insupportable, il faisait beau. Parfait pour sécher nos vêtements. Le matin, nous nous sommes levés et sommes partis. Bourrés, bien sûr. Le but était de continuer jusqu’au ferry-boat qui fait la traversée de la Baie de Guaratuba et de là continuer jusqu’à Garuva. Dans le ferry, par chance, un couple âgé nous a offert de nous déposer à l’autoroute de Garuva. Nous, on était déjà dans un état de décrépitude inimaginable. Quand ils nous ont déposé, il faisait encore beau, il faisait trop chaud et on sentait que ça n’allait pas bien marcher.

Après avoir vomi plusieurs fois, Bruno et moi nous sommes mis debout sur la route, doigts levés. Du stop? Du stop? Rien, absolument rien. Pas de voiture. Personne ne pensait arrêter pour nous aider.

Une heure se passa.

Vomissements.

Deux heures se passèrent.

Mal à la tête.

Trois heures se passèrent.

Gueule de bois homérique!

Le soleil, qui nous avait déjá tout brûlé et accablé, ne cessait pas de nous châtier. À la sixième heure, une bonne âme a arrêté. Finalement quelqu’un qui pourrait nous emmener… que 30km en plus. Non! Six heures de stop pour 30km! Pour tout empirer, le ciel faisait semblant noir…

Par chance, cinq minutes après nous avoir déposé, un Combi catholique pleine de soeurs réligieuses nous a offert de nous déposer à Itajaí. « Il faut nous entraider, les frères! », nous ont-elles dit. « Vous êtes bien catholiques, n’est-ce pas? », nous ont-elles demandé. « Ben… », Bruno a commencé. « Absolument oui, mesdames. Et fervents, je dirais », ai-je dit. Au même instant, je me suis tourné vers Bruno et lui ai fait signe de m’accompagner dans la farce. « Mais oui. Jésus vit dans nos coeurs, mesdames », dit Bruno. Ben, on est parti avec elles. Heureux de continuer le voyage, pas si heureux d’avoir besoin de prier et chanter tous les saumes qu’on ne savait pas…

Une fois à l’entrée d’Itajaí, elles nous ont dit: « Allez, continuez des bons chrétiens comme vous l’étes! ». Ici. il faut peut-être faire un petit commentaire: Bruno et moi ne sommes pas catholiques, mais nous respectons la réligion. Sachez-le.

Bruno et moi, déposés et déjá fervents, on a fini par decider de ne plus continuer le voyage pour l’instant (c’était déjà la fin de l’après-midi) et de chercher où dormir à Itajaí. Nous n’étions pas si préoccupés parce que nous avions des amis qui habitaient là-bas, des amis dont nous savions pas les numéros de téléphones ni les adresses. C’est-à-dire, les amis étaient là, mais y être sans leurs adresses c’était la même chose que rien…

Alors, où dormir?

Suite…

27
Avr
08

Petite virée en stop (1ère partie)

Il était congé et on avait 5 jours pour voyager. Quoi faire? Où aller? Le soir, Bruno (mon pote des voyages en stop) et moi, les deux chez moi, on discutait nos options: rien faire; aller à l’île (Ilha do Mel); rendre visite à un ami n’importe lequel; ou faire quelque chose de plus audace, de plus intéressante. On a choisi la dernière option. Mais quoi faire? Où aller? Les questions se posaient encore. Pas de réponse pour elles. Moi, un peu iluminé, j’ai eu la très bonne idée de prendre une carte du Sud du Brésil et l’étudier. On pensait qu’avec toutes les options devant nous on allait arriver facilement à un choix. Mais la vie n’est pas toujours en rose. Aucune idée d’où aller pour le congé. Du coup, les deux ont eu une deuxième idée: « Pourquoi on ne ferme pas les yeux et un de nous ne pointe un site? Ça sera notre destination! Pourquoi pas? », on s’est dit. Ç’a été à moi de pointer et choisir. Me voilà à fermer mes yeux, me concentrer à la recherche d’inspiration et pointer n’importe où. Quelle destination? Le Cânion do Itaimbezinho. Distance de chez nous? 600km. On s’est dit « D’acc. On y va, quoi! ».

Bruno, par contre, m’a dit: « Aller et retourner tout simplement c’est trop facile. On pourrait difficulter un peu plus ce machin, non? » « Comment? » « On pourrait y aller en stop! », a-t-il dit. « D’acc. Pourquoi pas? ».

Enthousiasmés les deux par notre nouvelle aventure, on a fait nuit blanche en préparant notre virée: tente, tapis de caoutchouc, nourriture, vêtements, carte, etc.

Le lendemain, les deux sans avoir dormi, on est parti de chez moi pour la terminale de bus municipale du centre-ville, d’où on allait prendre un bus qui nous mènerait à une station essence sur l’autoroute d’où on pourrait faire du stop. On est arrivé à la terminal vers 5h30. Il n’y avait personne là. On est allé jusqu’à la voie d’où sortait le bus et on a attendu. Quinze minutes passées, on a sommeillé les deux. On s’est réveillé avec le bruit du moteur du bus qui garait devant nous. On est entré, payé le billet et on s’est rendormi. De la terminale à la station essence il y avait une bonne démi-heure, de façon que l’on a pensé pouvoir dormir un peu dans le bus avant de commencer le voyage. On rêvait même avant qu’il soit sorti de la terminale.

Du coup, je me suis réveillé sans savoir où on était. J’ai regardé autour de moi: dans un bus, dans l’autoroute, une station essence qui s’approchait. Tout allait nickel! Le bus s’arrêta. Heureux, on est descendu. On allait commencer notre virée en stop. Excellent! Excellent!

Un camion s’est arrêté pour se faire remplir de l’essence. On s’est approché du choffeur, lui a demandé si l’on pouvait l’accompagner. Il nous a donc demandé: « Et vous allez où? ». « Vers le sud! ». « Pas de problème ». Montez que je vous emmènerai ». On est monté et le camion est reparti.

Néanmoins, à fur et à mesure que l’on avançait, Bruno et moi soupçonnions que quelque chose de mauvaise arrivait. On ne savait pas exactement quoi. Du coup, Bruno a commencé à perscruter la route. Il avait vu quelque chose… Je le savais. Il a tourné vers moi et m’a dit en basse voix: « Putain, on est sur la mauvaise route! Celle-là va vers les plages, pas vers le canyon! » Quoi?! Mais comment?! C’était vrai: en fait on était sur la mauvaise route. Quels cons! Quels cons!, je me le disais en me frappant la tête. Quel couple de tarés!

Bruno s’est donc tourné vers le routier et lui a demandé: « Est-ce que nous sommes en train d’aller aux plages? » « Absolument oui. Vous ne vouliez pas y aller? » Quoi dire? On s’est regardé l’un à l’autre et s’est dit: « Pas de problème. Tous les chemins mènent à Rome. On ne voulait pas un peu d’aventure? C’est ce qu’on a obtenu! »

N’oublions pas qu’on n’avait que cinq jours pour arriver au canyon, en profiter et revenir chez nous. Commencer comme ça, sur la mauvaise route, allait nous coûter moins de temps là-bas. Mais pas de problème, que le but des voyages c’est profiter de quoi que ce soit qui vous arrive. Nous, on a bien entamé une longue conversation avec le camionneur.

Comme promis, il nous a déposé à Praia do Leste. Pour arriver à l’autoroute BR101 il nous fallait aller à Matinhos, traverser la baie de Guaratuba et prendre l’autoroute PR412 vers Garuva. Le dire c’est simple. Compliqué c’est l’accomplir. Les plages de Paraná (département brésilien dont la capitale est Curitiba) sont complètemente entrecoupées, servies de très mauvaises routes, peu de voitures pendant l’hiver. Autrement dit: un peu compliquer pour ceux qui n’ont pas de bagnole.

Sans réussir à faire arrêter une voiture, bus ou autobus pour nous mener, on a decidé de prendre la route jusqu’au ferryboat à pied, sacs à dos aux dos, encore contents de notre aventure. Mais, comme tout qui commence mal continue mal, on a eu la mauvaise chance de voir une grosse pluie s’approcher. Il allait pleuvoir et on n’avait même pas un parapluie.

Serait-ce un problème pleuvoir? Biensûr que oui. On n’avait pas de parapluie, non plus de protection plastique pour les sacs et par conséquent pour les vêtements qui y étaient. Résultat? Il a plu tellement que nous sommes restés complètement trempés. Le cas écheant pour les vêtements, chaussures, chaussettes et n’importe quoi d’autres qu’on portait dans nos sacs. De la catastrophe!

Comme la pluie ne s’arrêtait point, on a dû faire une halte dans une maison abandonnée et attendre que ça soit fini. Malheureusement, ça n’a pas fini et on s’est rencontré dans la situation de dormir au jardin d’une maison abandonnée, avec une tente mouillée, nous deux trempés… Il ne nous restait que de la pneumonie. Espérons que non, nous nous le disions.

Suite…

02
Avr
08

Virée au sud du Brésil… un départ un peu galère !

Tout s’est décidé à la dernière minute. Tout le monde se faisant la malle pour le week-end de pâques, je me devais d’en faire autant ! Donc je me rends à la gare routière de Retiro à Buenos Aires afin de voir s’il restait des places pour une destination valant le déplacement pour une dizaine de jours. En passant le long des nombreux bureaux de vente, qui n’avaient plus rien à vendre, je tombe sur une compagnie qui proposait le Brésil, et le Brésil, ça sonne bien ! Je m’arrête, je demande… Il ne restait qu’une seule place dans le bus du lendemain pour Florianopolis, 24 heures de bus !
J’hésite 5 minutes, le temps de voir qu’aucune autre compagnie ne proposait cette destination. Et puis le Brésil je n’y suis jamais allé, au diable les 24 heures de bus ! J’achète mon billet !
En arrivant chez moi je passe illico un mail à notre ami blogiste brésilien, Maikon, car j’avais cru comprendre qu’il résidait quelque part dans le sud ! Très rapidement, il me répond que le sud est très grand ! (Hummm, je sais que le brésil n’est pas la Suisse !) Et que lui habite à Curitiba, un peu plus au nord de Floripa, et qu’il peut me recevoir… Tout ça, même prévu au dernier moment, ne s’annonçait pas mal du tout ! Rien de tel que d’être avec quelqu’un du coin pour connaitre un pays ! Je lui réponds donc que dès que j’arrive je prends un bus pour le rejoindre…
Ce soir là j’avais une soirée concert pour l’inauguration de l’album de Kirt, un ami allemand que j’ai connu dans des soirées portéñiennes. Accompagné de quelques franchutes, dont Guillaume, la soirée se passe bien, mais fini tard et bien arrosée ! Le lendemain il fallait que je me lève tôt pour clôturer mon inscription à l’Université de Buenos Aires avant de partir, après ce serait trop tard !! Le réveil sonne à 7 heures. Lui (le réveil) comme mon corps n’ont pas compris ce qu’il se passait ! Mais quand il s’agit de partir en vacance je n’attends pas la deuxième sonnerie au risque de me rendormir ! Même vaseux, donc, j’arrive à faire tout mon programme dans la matinée, et je suis de retour chez moi vers 11 heures ; Il ne restait plus qu’à faire le sac. 
A midi moins dix je prends un taxi pour être certain d’arriver à l’heure à la gare routière. Mais j’ai bien cru que je n’y arriverais pas ! Deux minutes après le départ, dans les ruelles de Palermo viejo, un vélo manque d’un poil de c… de rentrer dans mon taxi. Le cycliste se met à traiter mon chauffeur de tous les noms, dont un « Puta Madre » qui a particulièrement déplut à ce dernier ! Je vois les yeux de mon chauffeur sortir de leurs orbites, son visage changer de couleur, ses poils s’hérissés ! Et ni une ni deux, sans même me consulter, il tente de changer de direction pour courser le cycliste ! Mais la manœuvre s’avère impossible ! Du coup, on passe la voiture devant nous, je ne sais pas trop comment, et à toute berzingue on contourne le pâté de maison pour retrouver notre insolent ! On fini par le croiser à contre sens, le cycliste utilisant désormais les trottoirs pour fuir ! Mais grâce à un freinage contrôlé digne de Starsky et Hutch, cette fois, notre fuyard ne pu se dérober ! Je restais spectateur muet de la scène ! Qu’allait-il advenir du cycliste !? Finalement il en fut quitte pour une bonne frayeur, milles excuses, et peut être quelques goûtes dans le pantalon. Mais il aura surement compris la leçon ! Quand on ne connait pas, on reste poli, même si on a l’impression d’avoir raison ! En l’occurrence je ne sais pas vraiment si mon chauffeur avait raison vu qu’il avait freiné puis ré-accéléré au dernier moment, mais ce que j’ai vite compris, c’est qu’il était très susceptible, donc moi j’ai fermé ma gueule !
Une fois le visage de mon pilote redevenu normal, orné d’un sourire de satisfaction d’avoir recouvré son honneur, j’acquiesçais que ce jeune homme était vraiment très impoli, et qu’il méritait bien la leçon ! Mais ceci dans le seul but de préciser que j’avais un bus à prendre, au cas où une autre situation de ce genre arriverait !
Une galère n’arrivant jamais seule, à peine deux minutes plus tard, on se retrouve bloqué dans un bouchon tout à fait inhabituel pour l’endroit ! C’était le week-end de pâques, ok, mais on n’était que mercredi midi ! Les premières personnes en vacances ne devaient pas l’être avant la fin d’après midi !! Je commençais à regretter de ne pas avoir pris métro ! Mon supermarché Jumbo à 12 minutes à pieds de chez moi était à ma gauche et ça faisait presque 20 minutes que j’étais dans le taxi ! Bref, au total j’ai mis 40 minutes pour arriver à la gare routière au lieu de 15 minutes maximum en temps normal, mais j’étais encore dans les temps pour mon bus, c’est tout ce qui comptait ! Mais je n’étais pas au bout de mes peines !
Après une heure trente de bus à peine, on se retrouve immobiliser par les grèves paysannes. Cela durera 9 heures ! Quand je dis immobilisé, le mot est à prendre au premier degré ! Les gens sortaient des voitures, fumaient des clopes… alors que nous étions sur l’autoroute ! Ca m’a fait penser à la dernière fois que mon père est parti au ski ! J’étais gamin, on allait aux Arc pendant les vacances scolaires de février ! Mon père s’est juré ce jour là de ne plus jamais aller au ski de sa vie ! On avait du mettre 12 heures au lieu de 3 ! Et mon père a tenu sa promesse ! En ce qui me concerne, j’ai mis 35  heures au lieu de 24 ! Au final presque tout le bus se connaissait ! Mais ça n’arrangeait pas mon programme, car au lieu d’arriver à 13 heures à Florianopolis et d’enchainer sur un autre bus pour rejoindre Maikon à Curitiba, je du me résoudre à coucher à destination. Ne sachant pas où aller, je décidais de suivre trois jeunes filles, blondes, dans la posada qu’elles avaient réservée au sud de l’ile pour y passer la nuit…
Après une petite soirée bien sympathique avec un brésilien, un argentin, et les 3 jeunes blondes résidant à Buenos Aires mais de nationalités américaine, autrichienne et finlandaise, ainsi qu’une petite rando le lendemain matin pour aller voir les plages alentours, je retourne à la gare routière qui me manquait déjà pour aller retrouver Maikon, à 5 heures de bus d’ici ! 
Floripa floripa Floripa Floripa Floripa floripa Floripa 
Maikon est venu me chercher à la gare. Il me demande si je suis fatigué. Je lui réponds qu’avec tout le bus que je me suis tapé ces 2 derniers jours je pourrais ne pas dormir pendant quelques temps ! Donc nous voilà parti pour une tournée des grands ducs qu’il a décrits dans un post précédent ! Camilo, son colloc de Buenos Aires, qui parle couramment le français aussi, nous accompagnera dans la plupart de ces bas fond. Je peux d’ailleurs presque dire que Curitiba est une ville francophone ! La plupart des amis de Maikon que j’ai rencontré maîtrisent parfaitement la langue de Molière ! Je n’ai presque pas eu besoin d’utiliser mon portugais tellement je sentais que ça leur faisait plaisir de pratiquer un peu avec un vrai de vrai 😉 On a pas mal trainé aussi avec des artistes qui projetaient de faire des pistes cyclables dans la ville. Nous avons d’ailleurs assisté à la réalisation de la première rue ! Et on a fini le dernier soir par un petit concerto d’une suissesse établie au Brésil qui nous a chanté Barbara, Gainsbourg, Yann Tiersen, Henri Salvador et autres musettes ou chansonnettes, accompagnées de son ex au piano et de son copain à la guitare 😉 Le tout dans un endroit très charmant pour le moins underground, le Wonka. A éviter le samedi si vous cherchez une copine brésilienne car elles sont toutes lesbiennes, très jeunes, et ne partagent pas ! 
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Le week-end passé, le lundi matin je retourne à Floripa pour profiter un peu des plages. Mais il ne fait pas beau ! J’en profite pour continuer à sortir pour rencontrer du monde, mais les débuts de semaines ne sont pas très animés ! Ce n’est pas vraiment la période touristique et ceux qui bossent, je comprends qu’ils ne sortent pas trop le lundi !
Mardi, plages de surf de Mole et de Joaquina, toujours sous les nuages ! Vu la force du courant et le niveau des surfeurs je décide de seulement regarder. On va éviter le ridicule et de se faire mal ! Il y en a même qui font du surf sur une dune ! Le soir, Mexican food à volonté et concert de Samba dans un pub pour digérer ! 
Floripa, Mole Floripa, Mole Floripa, Mole Floripa, Mole, surf sur le sable floripa, Joaquina, surf des sables floripa, Joaquina Floripa, Joaquina Floripa, Joaquina Floripa, Joaquina Floripa, Joaquina floripa, Joaquina Floripa, Joaquina floripa, Lagoa Floripa, Lagoa Floripa, Lagoa floripa, Lagoa 
Mercredi, ah, du ciel bleu ! Je décide d’aller à la plage de los Ingleses au nord, mais après avoir attendu le bus 50 minutes, j’abandonne pour ne pas passer ma journée à l’arrêt de bus ! Profitons un peu des rayons du soleil tant qu’ils sont là ! Je vais donc poser ma serviette à Barro de Lagoa tout prés. 
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Le soir, le dernier, ça commence à bien bouger. Je me retrouve dans un bar concert jusqu’à 3 heures du mat à boire des caipirinhas. Mais le moral n’y ait pas, je pensais toujours à cette sublime brésilienne qui avait mangé à côté de moi ce soir là ! Elle était parfaite, et en plus charmante et souriante ! Pour une fois j’avais pu sympathiser, mais elle avait son petit de 17 mois à ramener et s’occuper ! Y peuvent pas se demerder ces mômes, c’est mon dernier soir putain ! 
Le lendemain, retour en bus, seulement 27 heures, et j’ai pris le Métro pour rentrer chez moi !



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